Coup de neuf... et coup de blues pour la culture
Idelette Fritsch
Idelette Fritsch
Dans un paysage culturel en pleine mutation, Philippe Saurel présentait mercredi 15 octobre en conférence de presse, les grandes lignes de sa politique culturelle pour l'Agglomération et la Ville de Montpellier : « Nous allons proposer sur la Ville, l'Agglomération et la future Métropole un territoire de culture pour le plus grand nombre, une culture que je souhaite populaire, de proximité et d'une excellente qualité », a souligné l'élu.
Une politique autour de deux grands axes : la danse et l'art contemporain, constituant un territoire « à créer », notamment autour du futur centre d'art contemporain de l'hôtel Montcalm (ex-musée de l'histoire de la France en Algérie), dont l'ouverture est annoncée en 2017.
Confirmant pour 2015 le maintien des budgets alloués à la culture (60 M€ pour l'Agglomération, 6,5 M € pour la Ville dont 2 M € de subventions pour les partenaires associatifs et 4,5 M € en gestion directe), l'élu s'attaque en revanche aux têtes des différentes directions artistiques de la Ville et de l'Agglomération : « Ce qui est bien, je le garde, je le remanie, je le reconfigure. Ce qui n'est pas bien, je le change », a-t-il affirmé.
Le 36e festival International du Cinéma Méditerranéen (Cinemed, du 25 octobre au 1er novembre) pourrait bien être le dernier sous cette gouvernance.
Quant à connaître le nom du premier concerné - Jean-François Bourgeot, son directeur et journaliste à Midi Libre ? - et les raisons de ce remaniement, l'élu botte en touche : « Le changement s'impose, parce que la victoire gît dans le mouvement, parce qu'il faut se renouveler pour avancer. » Contacté au téléphone, Henri Talvat, président et co-fondateur de Cinémed, ne souhaite pas s'exprimer. « Cette rumeur court depuis plusieurs mois à Montpellier, nous attendons d'en savoir davantage de Philippe Saurel pour répondre à la presse ».
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« Peut-être sommes nous à l'aube d'une grande amitié ? », ironisait Jean-Paul Montanari en juillet dernier, lors de la présentation du bilan de la 34ème édition de Montpellier Danse. Ironie ou clairvoyance ? Le patron de Montpellier Danse, poussé vers la sortie après 31 années à la direction artistique du festival, est réintégré. Il prend la direction artistique de la future ZAT (Zone artistique temporaire), au printemps 2015 dans le quartier des Grizettes. Sur la sellette, les ZAT reprennent au rythme normal (deux rendez-vous par an). Leur actuel directeur artistique, Pascal Lebrun-Corbier, est remercié.
En revanche, la succession de Montanari à la tête de Montpellier Danse est toujours d'actualité : « Avec Jean-Paul, nous avons d'excellentes relations, a précisé le maire. Mais il doit songer à sa succession. Il fait un travail remarquable à la tête de Montpellier Danse, mais je veux que la danse sorte de ses murs et devienne populaire. Il l'a d'ailleurs senti, en mettant l'an passé le Hip-Hop à la tête de son festival ».
Talat El Singaby, le directeur des Internationales de la guitare (encarté PS et soutenant aux dernières municipales « le candidat désigné par son parti », à savoir Jean-Pierre Moure) est toujours sur la sellette, sans qu'on sache si la menace touche le festival dans son ensemble ou son directeur uniquement. Ou les deux...
Idelette Fritsch
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