Régionales 2015 : Philippe Saurel à marche forcée dans sa politique culturelle
Idelette Fritsch
Idelette Fritsch
Jamais saison culturelle n'avait été présentée si en amont, dans son ensemble : deux expositions à venir pour le centre d'art La Panacée à Montpellier, trois pour le musée Fabre (Senufo en novembre 2015, Frédéric Bazille à l'été 2016, galerie tactile « L'art et la matière » en décembre 2016), deux autres pour le Carré Sainte-Anne (Carole Benzaken puis Barthélémy Toguo en 2016), et encore autant pour le Pavillon Populaire. Le programme culturel de la métropole court d'octobre à juin 2017, comme l'a annoncé Philippe Saurel vendredi 2 octobre, lors d'un point presse sur sa politique culturelle de mi-mandat, à l'hôtel de Montcalm.
Craignant que l'émergence de la nouvelle super région ne se traduise par une perte d'influence de Montpellier, Philippe Saurel agit à marche forcée dans sa politique culturelle. « Il faut passer à la vitesse supérieure », confie le maire de la huitième ville du pays, en réaffirmant ses ambitions pour la culture autour de trois axes : la culture pour tous, les cultures de la Méditerranée, la danse et l'art contemporain.
Premier geste fort du candidat aux régionales, qui avoue « avoir appris de la future grande région l'humilité et la nécéssité de déléguer » : la nomination de six délégations dédiées à la culture. « J'ai décidé de confier l'activité culturelle, non plus à un seul homme mais à un collège d'élus », annonce-t-il.
Parmi les six nouveaux visages de la culture, un chef d'orchestre fraîchement nommé : Jean-Louis Sautreau, nouveau directeur de la Culture mutualisé à la Ville et à la Métropole de Montpellier. En fonction depuis le 1er septembre 2015, l'ancien directeur de la Culture de la Ville de Toulouse/Toulouse Métropole en 2010, assurera le pilotage technique des grands projets du mandat de Philippe Saurel : centre d'art contemporain, relocalisation du Conservatoire à rayonnement régional, etc.
Le maire de Montpellier met aussi un coup d'accélérateur aussi sur les équipements culturels de la Ville : l'ancienne maternité Grasset, propriété du CHRU qui devrait accueillir le nouveau conservatoire à rayonnement régional, verra son « projet architectural présenté avant Noël », toujours selon Philippe Saurel, tandis que les travaux longtemps « enlisés » du futur centre d'art contemporain avancent à grands pas : « il reste entre 6 mois et un an de travail sur le gros œuvre. »
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Dernier volet de cette politique, le lancement « de recrutements nationaux pour la direction artistique du festival de cinéma Cinémed (Jean-François Bourgeot est remercié, NDLR), et de la 10ème ZAT », souligne le maire de Montpellier.
Philippe Saurel a même anticipé la nomination du futur directeur de projet du centre d'art contemporain, dont l'ouverture est attendue en 2018-2019 à l'hôtel de Montcalm. Prévue initialement dans le courant de l'année scolaire, cette personnalité « d'envergure nationale, voire internationale », sera nommée fin octobre. Et constituera la pièce maîtresse de la politique coup de point du maire de Montpellier.
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« Un centre centre d'art contemporain qui travaillera en synergie avec les autres équipements culturels de la ville ». Philippe Saurel l'imagine comme un « grand trajet de l'art dans la ville, organisé le long des lignes de tramways et de la gare » et à même de capter les deux millions de voyageurs qui transitent chaque année dans la métropole urbaine.
Idelette Fritsch