Vestige identitaire perché sur la crête du Pic Saint Loup, le Château de Montferrand est au cœur d'un projet patrimonial d'envergure porté par la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup (CCGPSL).
Lié à l'histoire des comtes de Melgueil, le Château de Montferrand (dont l'origine remonterait au début du XIIe siècle) a joué un rôle clé avant de tomber progressivement en désuétude (fin XVIIe). Le pillage et l'abandon du site ont accéléré son effondrement.
En 2014 et 2015, des travaux de débroussaillage ont permis de rendre plus visibles les espaces dangereux. Pour assurer la sécurité du site, une clôture a été mise en place autour de l'enceinte du château.
La première étape de programmation et d'études, actuellement en cours, va permettre de définir le mode d'intervention adéquat. À cet effet, un comité scientifique, formé de six chercheurs (archéologie, histoire, architecture, paysagisme, géologie) a été mis en place et une convention de trois ans signée avec l'architecte Thomas Robardet-Caffin.
Diverses modélisations du site (dessins, maquettes, 3D) seront présentées lors du lancement officiel du projet le 14 septembre à l'Hôtel de la Communauté de communes.
Une vue d'artiste (Christophe Meier), juxtaposant le château et une version possible du projet de valorisation du site :
Le président de la CCSPL qui a fait appel à 14 étudiants de l'École Nationale d'Architecture de Montpellier (ENSAM) pour présenter des projets architecturaux innovants, le postulat étant d'insérer un programme muséographique de 1000m2 mêlant salles d'expositions et de conférences.
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L'ensemble des travaux sera présenté dès le 15 septembre (jusqu'au 17 décembre 2017) à la Maison des Consuls des Matelles dans le cadre de l'exposition « Montferrand, d'une forteresse à une utopie architecturale ».
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Tout juste créée, l'Association Sauvegarde du Patrimoine en Grand Pic Saint-Loup est partie intégrante de ce projet au long cours, a minima dix ans. La CCPSL (qui détient actuellement 90 % du site) prévoit un investissement annuel de l'ordre de 30 000 à 40 000 € et entend faire appel à du mécénat d'entreprises locales.
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