Quand un célèbre cabinet parisien aide juridiquement des start up

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Les lauréats du programme « Start you up » du cabinet August & Debouzy . : (sur la photo de gauche à droite) Antoine Fruchard (Réassurez-moi), Benjamin Hugonet (Redbird), Julien-Pierre Savin (Lebonesprit), Emmanuelle Duez (The Boson Project), Alexis Rebiffe et Paul Chevrillon (Deskopolitan), Benoît Portoleau, Antoine Durieux et Antoine Perrin (les trois dirigeants d'Alkemics)
Les lauréats du programme « Start you up » du cabinet August & Debouzy . : (sur la photo de gauche à droite) Antoine Fruchard (Réassurez-moi), Benjamin Hugonet (Redbird), Julien-Pierre Savin (Lebonesprit), Emmanuelle Duez (The Boson Project), Alexis Rebiffe et Paul Chevrillon (Deskopolitan), Benoît Portoleau, Antoine Durieux et Antoine Perrin (les trois dirigeants d'Alkemics) (Crédits : DR)
Le cabinet d’avocats August & Debouzy a lancé « Start You up », un programme d’accompagnement juridique d'une année pour aider au démarrage de jeunes entreprises. Le cru 2014 comporte six lauréats : Alkemics, Deskopolitan, Le Bon Esprit, Réassurez-moi, Redbird et The Boson Project. Leurs jeunes dirigeants apprécient d’avoir une solide aide juridique, un aspect que les start up négligent quelque peu.

Que faut-il pour démarrer une start up ? Etre jeune, une idée, du courage, de l'énergie, du financement, des compétences et… une bonne maîtrise de l'environnement juridique et règlementaire. Pour avoir négligé ce dernier volet, certains dirigeants de jeunes pousses ont connu des mésaventures.

Des entreprises aux profils très divers

C'est pour cette raison que le cabinet August & Debouzy a décidé de mettre ses compétences et sa réputation au service d'entrepreneurs de moins de 40 ans, en lançant en novembre dernier un programme d'accompagnement juridique intitulé « Start you up ». Sur les 35 candidatures reçues, le jury a choisi 6 dossiers très différents : qu'y-a-t-il en effet comme point commun entre Alkemics, qui collecte de la data sur les parcours d'achats d'internautes pour les valoriser auprès des grandes enseignes de la distribution, Deskopolitan, un business center qui valorise l'image de ses clients, le Bon Esprit qui propose que le produit d'une vente d'objet sur une plate-forme d'échanges puisse donner lieu à un don à une association, Réassurez-moi, qui ne craint pas de s'attaquer au secteur bancaire en fournissant des assurances au meilleur prix pour votre crédit immobilier, Redbird, une compagnie aérienne de drones civils qui fournit de l'information à ses clients, ou encore The Boson project, un laboratoire de développement du capital humain qui dynamise les organisations dans les entreprises, sinon une énergie créative ?

Un environnement règlementaire complexe

Jean-Christophe Tortora, président de la Tribune et lui-même membre du jury, avait convié lundi 16 juin les parrains de Start You Up, Kami Haeri et Philippe Lorentz, et leurs protégés pour évoquer leurs activités, l'intérêt du programme et partager leur enthousiasme que tempèrent à peine les difficultés de l'environnement règlementaire en France.

La Tribune en tant que média soutient à sa manière ce nouvel esprit d'entreprise qui souffle chez les jeunes dans l'Hexagone, non seulement par un suivi de l'actualité des start up - elle fut le premier média où s'exprima le mouvement des « Pigeons » - mais aussi à travers son prix La Tribune du Jeune Entrepreneur, dont la sélection démarre en régions et dure plusieurs mois avant la finale à Paris.

240 euros par mois durant un an

Quand à l'accompagnement juridique fourni par le cabinet August & Debouzy, il comble les lauréats. « On peut faire des choix en connaissance de cause et dormir sur ses deux oreilles », résume Emmanuelle Duez, la jeune et énergique dirigeante de The Boson Project. En effet, pour 240 euros par mois durant un an, ces start up bénéficient outre de l'ensemble des expertises juridiques du cabinet, d'un accompagnement et d'un conseil. Quant au cabinet August & Debouzy - dont la notoriété fait oublier qu'il est un jeune cabinet de vingt ans -, au-delà de potentiels futurs clients, il trouve dans son initiative de nouvelles inspirations pour son organisation et son activité.

Un retour aux sources

« Nous avons bénéficié nous aussi au début de la confiance de grandes entreprises, il nous semble normal qu'à notre tour nous aidions de jeunes entreprises à se lancer », avance Kami Haeri, associé, qui rappelle que la création du cabinet avait été motivée par le ras le bol de la morosité ambiante de l'époque. « Ce projet nous a donné un coup de fouet, c'était la première fois que nous nous confrontions à un autre univers », ajoute pour sa part Philippe Lorentz, associé, qui rappelle que « les start up existaient dans les années 1990, et nous en étions une. » Pour August & Debouzy, « Start you up » est un retour aux sources en quelque sorte.

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