Paris sera toujours Paris

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Les amoureux de la capitale sont prêts à tout pour posséder un morceau, surtout ancien, de la Ville lumière. Ainsi sont mis aux enchères, outre livres, affiches et peintures, un lampadaire, une vespasienne, un kiosque à journaux, une banquette de métro et un morceau d'escalier de la Tour Eiffel.

Ils ne sont pas seulement parisiens: nombreux sont les collectionneurs d'objets de la capitale française, séduits par la beauté de la ville et de ses monuments. Certains amateurs japonais ou américains sont prêts à dépenser une fortune pour posséderi un wagon de métro d'avant guerre (pour l'exposer dans un restaurant à Tokyo) ou un pan métallique de la Tour Eiffel (présenté à Disneyland).

La SVV Lucien, installée à Nogent sur Marne, met aux enchères à Drouot le 14 décembre 300 lots dédiés à Paris. On y trouve des livres, des affiches, des plans, des photos, des peintures, des gravures, des objets divers, cendriers, lampes ou balances à l'effigie de Paris. De 100 à 1.000 euros.

Beaucoup plus originaux sont certains lots qui devraient faire l'objet d'adjudications serrées, tant ils sont rares, anciens et en bon état. Ainsi, on trouve un modèle réduit en bois de la Tour Eiffel présenté lors de l'Exposition universelle de 1889 dans sa vitrine d'époque (estimation de 2.500 euros), une inclusion d'une marche en fer de l'élément n°20 de l'escalier hélicoïdal d'origine de la Tour Eiffel (1.500 euros), deux guichets du mobilier de la boutique de souvenirs de la Tour Eiffel du deuxième étage en fer laqué (4.000 euros), un morceau de verre de la pyramide du Louvre de 1986 (1.000 euros), une lampe de table du Moulin Rouge (500 euros), des catalogues de la Samaritaine de 1929 (200 euros), un Atlas administratif d'Haussmann (900 euros), un morceau de pain collé sur un carton, souvenir de la Commune de 1871 sous verre (100 euros), un compteur de taxi parisien des années 1920 (150 euros), la cloche de la poste du Louvre du début XXème siècle (400 euros), une poinçonneuse de métro et son lot de tickets (150 euros), etc...

Cinq lots se distinguent tout particulièrement : un kiosque à journaux hexagonal en bois peint vert vers 1890 surmonté d'un bulbe en zinc (1.500 euros), une vespasienne en fer et fonte Napoléon III (1.500 euros) , une banquette de métro en bois, seconde classe, début XXème siècle (750 euros) et un banc public vers 1920 cher à Georges Brassens (400 euros). Et un sixième, qui est la vedette de la vacation: un tronçon de l'escalier hélicoidal de la Tour Eiffel, numéro 16, haut de 7,80 m et comportant 40 marches, l'un des plus grands jamais mis à l'encan (estimation 80.000 euros).

A noter que près de cent ans après sa construction, pour alléger le poids et répondre aux nouvelles normes de sécurité, la Société d?exploitation de la Tour Eiffel a supprimé cet escalier hélicoïdal, en le remplaçant par un escalier plus léger et moins dangereux. Dans le même temps, les ascenseurs hydrauliques ont été changés. Au total, la tour est allégée de 1.340 tonnes. L?escalier est scindé en 24 morceaux, de longueurs différentes, de 2,10 m à 9 m pour le plus long. L?un d?entre eux est conservé au premier étage de la Tour, trois autres sont dans les musées d?Orsay, de La Villette et au musée de l?histoire du fer à Nancy.

Pour financer les travaux, vingt morceaux ont été cédés le 1er décembre 1983 au cours d?une vente aux enchères depuis le premier étage de la tour. Une plaque est apposée sur chacun d?eux, leur donnant un numéro et attestant de leur origine. La ville de Nogent sur Marne a acheté le tronçon n° 16, mis cette fois en (re)vente.

- Le 14 décembre, Drouot Richelieu, salle 15, renseignements : www.lucienparis.com

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