L'Ecole des Mines de Saint-Etienne vise le podium
Yann Petiteaux
Yann Petiteaux
Pascal Ray, ancien directeur de l'IFMA (Institut français de mécanique avancée) de Clermont-Ferrand, a été nommé le 4 juillet dernier à la direction de l'Ecole nationale supérieure des Mines de Saint-Etienne (EMSE). Depuis, ce normalien agrégé de mécanique a une ambition : « que l'école des Mines de Saint-Etienne devienne la meilleure école d'ingénieurs en dehors de Paris ». Un pari ambitieux qu'il inscrit dans un horizon de cinq ans.
Actuellement, l'établissement stéphanois se porte plutôt bien dans les divers classements existants, même s'il reste une marge de manœuvre certaine : 16e place sur 130 d'après l'Usine nouvelle, et de la 8e à la 26e place sur 160 (en fonction des critères choisis) selon le magazine L'Etudiant. Pour faire progresser l'établissement, Pascal Ray entend améliorer le niveau de recrutement des étudiants, le placement des diplômés mais aussi la performance de la recherche (augmenter le montant des recherches partenariales, multiplier les publications de rang A...).
Courant 2016, l'EMSE ouvrira son L-Cube, un « fab lab » (laboratoire de fabrication) de 700 m2 situé à proximité de l'école et destiné à tous les étudiants stéphanois. Ceux-ci pourront expérimenter sur place divers logiciels et machines de prototypage rapide (imprimantes 3D, etc.). Ce projet à 4,7 millions d'euros sera financé par l'école des Mines à hauteur de 1,5 million d'euros. Le solde provenant des collectivités locales.
Autre projet dans les tuyaux, l'EMSE lancera en septembre 2015 sur le site de l'hôpital Nord un espace partenarial de R&D ouvert aux entreprises et porteurs de projets scientifiques. « Nous embaucheront une personne sur place qui accompagnera les projets en lien avec nos domaines d'excellence », souligne Pascal Ray. L'EMSE dispose déjà d'un outil similaire sur son campus de Gardanne (PACA). Ce dernier a suivi 17 projets dont trois ont été sélectionnés dans le cadre du concours mondial de l'innovation. « Les projets accompagnés ont un taux de survie à cinq ans de 94 % », souligne Pascal Ray.
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L'école des Mines de Saint-Etienne, qui célébrera en 2016 son bicentenaire, accueille à ce jour plus de 1 500 étudiants à travers ses différents cursus. Ses domaines de spécialité sont l'énergie, la santé, la micro-électronique, les transports, la performance des organisations, l'innovation et le design.
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