Ecoles d'entreprises : vers une refonte du système éducatif ?
Françoise Sigot
Françoise Sigot
A l'image des structures Geolid, LDLC ou Sogilis, les écoles d'entreprises se multiplient. En se dotant de leurs propres organes de formation, les entreprises bouleversent les codes de l'enseignement traditionnel.
Mais aussi, chacun de ces nouveaux acteurs de la formation que nous avons rencontrés place sa démarche dans une logique de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) :
De son côté, Philippe Marcadé, estime lui aussi, que faire monter en compétence les (futurs) salariés de Veolia, c'est dynamiser et professionnaliser l'ensemble de son écosystème.
Un constat unanimement partagé donc et peut-être pas forcément désintéressé, puisqu'il renvoie aussi à la notion de réseau. À mots couverts d'ailleurs, chacun reconnaît que ces écoles internes pourraient effectivement devenir le point de départ d'un réseau professionnel. Reste que, pour l'heure, le but recherché n'est pas celui-là. Pas plus qu'il n'est de faire de l'ombre aux acteurs établis de la formation, dont personne ne conteste le métier. Non plus l'expertise pour donner de solides bases théoriques, mais un peu moins pratiques.
C'est peut-être pour ça que de l'autre côté de la barrière, cette multiplication d'écoles internes interpelle, mais n'inquiète nullement. Brigitte Plateau, administrateur général du groupe INP Grenoble, défend :
Une analyse partagée par Michel Delorme, directeur des programmes à l'Esdes de Lyon, qui connaît bien ce phénomène pour l'avoir vu naître et évoluer outre-Atlantique.
Des messages parfaitement entendus par les entrepreneurs. LDLC a d'ailleurs largement fait appel à des enseignants pour structurer son équipe pédagogique. Sogelis n'exclut pas de travailler avec Grenoble INP pour certains enseignements et aucun des entrepreneurs rencontrés ne jette l'opprobre sur le système traditionnel.
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La concurrence reste modeste puisque, de Xavier Niel aux acteurs régionaux, aucun ne prétend former plus de quelques dizaines de jeunes par an, quand les universités et les grandes écoles en accueillent des milliers. Reste qu'en investissant le créneau de la formation, ces trublions semblent déjà avoir relevé une partie de leur pari. Interpeller, interroger, intéresser et donc insuffler de l'audace et de la créativité pour aller vers une remise en question permanente dans l'entreprise, mais aussi tout au long du cursus de formation hors ou dans les murs de l'entreprise.
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