Mini-entreprises : quand des collégiens deviennent entrepreneurs
Guillaume Fradin
Guillaume Fradin
Des entrepreneurs en bas âge, mais des entrepreneurs quand même. Fiers de leurs projets, 1 500 collégiens et lycéens de Rhône-Alpes présentent jusqu'à ce jeudi leurs produits et services, à l'occasion du 14ème salon régional des mini-entreprises, au Centre de congrès de Lyon. C'est l'association Entreprendre pour apprendre (EPA) qui est à l'origine du projet. Créée en 1991, elle propose aux enseignants du secondaire, durant une année scolaire, de monter des mini-sociétés dans leurs établissements.
Le salon décerne plusieurs prix, dont celui de la "meilleure mini-entreprise", qui donne accès au concours national.
Le projet se veut complet, allant de la création du produit au recrutement de l'équipe, en passant par la levée de fonds et bien sûr la vente, le tout sur neuf mois. Les élèves sont encadrés par un parrain, souvent employé d'une entreprise partenaire, et d'un de leurs professeurs. L'équipe est aussi divisée en plusieurs pôles, comme les ressources humaines, le service technique, financier, communication et commercial. Les élèves collectent de 500 à 1 500 euros, l'objectif étant d'avoir un bénéfice pour financer une sortie scolaire. Mais ce n'est pas toujours le cas. "Parfois des entreprises font faillite, c'est formateur et c'est très important d'être là pour qu'ils ne se découragent pas", souligne Fabienne Crozier.
Le "Beauty Fil" conçu par la classe de 3ème du collège Lamartine, empêchera vos écouteurs de s'emmêler.
Se décourager, ce n'est pas vraiment le style de cette classe de 3ème du collège Lamartine de Villeurbanne (Rhône). "On a la motivation en nous", s'exclame Jonelza Ribeiro, directrice de l'entreprise. La dizaine de collégiens interpelle les visiteurs du salon derrière leur stand, pour leur faire tester le "Beauty Fil", un enrouleur d'écouteur.
À côté d'elle, Jennifer Omgba, chargée commerciale : "moi je m'occupe des ventes, j'ai appelé les vides greniers pour qu'on puisse aller vendre le produit là-bas". Éric Eberlin, leur professeur de mathématiques, encadre une mini-entreprise pour la troisième année dans l'établissement :
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Cela fait six mois que les élèves planchent sur leur petit enrouleur. "On a changé plusieurs fois le design car ça n'allait pas, on enroulait trop de fois le fil, ou c'était coupant. Au final il y a un vrai travail de recherche et développement", précise Eric Eberlin. Le salon marquera leurs premières ventes, ils devront en réaliser 75 pour atteindre leur objectif.
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