Fiat 124 Spider : typiquement cabriolet, authentiquement italien

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La Fiat 124 Spider est un hommage à son aïeule vendue pendant près de 20 ans.
La Fiat 124 Spider est un hommage à son aïeule vendue pendant près de 20 ans. (Crédits : Fiat)
Conçu sur la base d'une Mazda MX-5, le nouveau cabriolet de Fiat rappelle avec succès son aïeul commercialisé pendant vingt ans, symbole de la Dolce Vita. Fabrication nipponne de bonne facture, agrément de conduite au rendez-vous, tarification accessible. Seul bémol, une motorisation très poussive notamment à bas régime.

Décidément, Fiat n'a pas son pareil pour faire vibrer la fibre nostalgique des voitures d'antan. Avec la Fiat 124 Spider, la marque italienne reprend délibérément et avec brio les codes de l'ancienne 124 Sport Spider, produite entre 1966 et 1985.

Mais avant de se lancer dans la conception de cette nouvelle version, le groupe italien a choisi de limiter les risques et a passé un partenariat avec Mazda. La marque japonaise vient ainsi de lancer sa nouvelle MX-5, qui est le cabriolet le plus vendu au monde, depuis son lancement au début des années 1990.

Hommage à son aïeul

La 124 Spider est tout simplement née sur la base de cette nouvelle sportive nipponne à laquelle Fiat a apporté sa patte stylistique, mais également son moteur. Impossible de confondre les deux voitures, du moins, de l'extérieur. L'italienne arbore fièrement les codes stylistiques de son aïeul, notamment ces deux nervures sur le capot avant (photo ci-dessous), très caractéristique de cette personnalité baroque et chic à la fois, vraie carte postale de l'Italie des années 1970. Son toit en toile est infiniment plus pratique à baisser et à lever que celui de sa lointaine cousine, l'Alfa Romeo 4C Spider. Même ses phares sont bien intégrés à la carrosserie, discrets mais à la projection moderne avec ce faisceau lumineux qui trace un cercle autour du phare. Les lignes fluides et sans angle droit donnent une certaine volupté à cette silhouette. Quelle allure !

Fiat Spider 124

Une fois à l'intérieur, tout est signé Mazda : de la planche de bord à l'assise, en passant par l'écran tactile. Mais pour le meilleur puisque tout y est robuste et de bonne facture. Sur certaines versions, vous pouvez espérer un rappel des matières de sièges et portières sur la planche de bord. De toute façon, ce n'est pas ici que réside le plus important.

Car dans un cabriolet, c'est bien la conduite qui compte. Et à ce compte-là, Fiat a bien fait de collaborer avec Mazda. Premier confort, c'est l'assise. Le châssis a beau être bas, on est confortablement installé. Les excellentes suspensions permettent d'apprécier encore plus cette assise en pleine conduite. Ajoutons à cela, le poids très allégé et la brillante direction qui donnent à elles deux une agilité sans pareil à la Fiat 124 Spider.

Un moteur qui manque de punch

En revanche, cet agrément de conduite est gêné par une dynamique moteur un peu poussive surtout à bas régime. Pourtant le moteur de 1,4 litre 140 chevaux venus de la gamme Abarth est puissant et tient la route. Même la boite manuelle, pourtant assez souple, a du mal à suivre et il n'est pas rare de caler sur un créneau par déficit de punch du moteur, les dépassements et les côtes sont également un peu laborieux...

Fiat 124 Spider

Sur la partie tarif, la Fiat 124 Spider se situe dans le même spectre que la Mazda M-X5, c'est-à-dire à partir de 25.000 euros. Un prix assez raisonnable qui permet d'avoir un cabriolet de qualité, avec une forte personnalité latine et estivale. Sur un marché qui s'est fortement allégé en matière de cabriolets, la Fiat 124 Spider a une véritable chance de trouver une bonne place. Pas certain toutefois que Fiat y trouve son compte sur ce produit qu'il achète à Mazda et qu'il vend au même prix que lui...

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Commentaires
a écrit le 17/08/2016 à 10:40 :
@ dilemblue : combien de voitures allemandes sont construites hors Allemagne, de voitures françaises hors France ou de voitures japonaises hors Japon ? Donc le "pas made in Italy" est d'une importance toute relative dans un monde (hélas ?) globalisé. Le moteur est italien, le design et les réglages de suspension aussi, ce qui contribue suffisamment, je crois, à lui donner une singularité toute italienne, comme le souligne cet article, et d'autres. Bref, une chouette voiture, tout comme la MX-5 et ne boudons pas notre plaisir d'avoir deux si jolies propositions.
a écrit le 17/08/2016 à 10:33 :
J'ai un peu de mal à associer un rapport poids/puissance de l'ordre de 7.8 kg/CV avec le terme "poussif". Je possède une voiture de 120 CV pour 1570 kgs (certes diesel) au rapport poids/puissance nettement moins favorable et elle n'a rien de poussif. La plupart des essais que j'ai lus sur la 124 Spider font effectivement état de reprises un peu laborieuses sous les 2000 tours mais d'une mécanique pleine d'allant lorsqu'on l'exploite dans ses régimes de prédilection (je suppose entre 2000 et 5000 tours environ, l'idéal sur petites routes sinueuses). Et franchement, pour faire un créneau, je ne vois pas en quoi on a besoin de puissance... Un essai bien rédigé mais sévère à l'excès sur la partie performances.
a écrit le 15/08/2016 à 12:01 :
Pas made in Italie et avec malus, quel dommage !
a écrit le 14/08/2016 à 9:08 :
Ah, les annees 70, ou l' on pouvait encore bombarder avec motos et chariotes en tous genre.
La route napoleon a fond les manettes.
Jouer au chat et a la souris avec la marechaussee.
Fini ce temps beni, place aux radars.
a écrit le 13/08/2016 à 14:40 :
C'est une base Mazda et n'est même pas fabriqué en Italie, c'est de la tromperie avec malus en sup malheureusement !

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