Une COP de guerre, mais une COP quand même !
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Une COP27 sans aucun charme. Du dimanche 8 au vendredi 18 novembre, la station balnéaire de Charm el-Cheik en Egypte va accueillir la deuxième COP africaine après celle de Marrakech, qui avait suivi celle de Paris, la désormais fameuse COP21. Depuis, l'enthousiasme est retombé et entre déni climatique sous Trump et crise sanitaire, le monde n'a guère avancé sur le chemin des 1,5 degré et de la neutralité carbone en 2050. Même les émissions de méthane sont reparties à la hausse et le monde occidental fait la course pour se ravitailler en hydrocarbures, faute d'avoir su accélérer à temps sa transition énergétique. Le secrétaire général de l'ONU vient de tirer, une fois de plus la sonnette d'alarme, soulignant que nous allions tout droit vers un réchauffement de 2,8 degrés en 2100, donnant raison au dernier rapport du GIEC qui a pris le parti de l'adaptation à un changement climatique désormais inéluctable. Même Greta Thunberg n'y croit plus : l'activiste suédoise, désormais majeure, a exécuté les COP qui ne sont plus pour elle qu'une opération de « greenwashing ».
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Par rapport à 2015, le grand changement qui risque d'impacter cette COP27 égyptienne est bien entendu le choc énergétique qui est en train d'infecter toutes les économies. Apparue déjà en sortie de crise Covid, amplifiée par la guerre en Ukraine, l'inflation change la donne mondiale et menace le financement de la transition écologique alors même que celle-ci apparaît comme la solution pour sortir de notre dépendance au carbone. Les pays les plus pauvres seront les plus affectés et l'enjeu de Charm el-Cheik sera de mesurer la réalité des engagements pris pour aider les pays en voie de développement à réussir leur transition énergétique. Difficile d'être optimiste quand on voit que l'Allemagne est capable de mobiliser pour elle-même, ses ménages et ses entreprises, 200 milliards d'euros sans aucune concertation avec ses partenaires européens alors que le fonds mondial de 100 milliards par an promis aux pays pauvres reste encore à l'état de vœu pas très pieux.