Un an après l’accord sur le méthane à la COP26, les émissions de ce gaz à effet de serre crèvent le plafond
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Ce fut l'un des principaux accords dégagés à la COP26, et une première en termes d'engagement politique global sur le sujet : en novembre dernier, le « Pacte global sur le méthane » voyait le jour à Glasgow. À l'initiative de l'Union européenne et des Etats-Unis, 122 pays s'unissaient pour réduire de 30% d'ici à 2030 leurs émissions de méthane, ce puissant gaz à effet de serre redoutable pour le climat, mais bien moins encadré que le CO2. « C'est la stratégie la plus efficace que nous avons pour ralentir le changement climatique à court terme », répétait alors le président américain Joe Biden, appelant chacun à afficher « ses plus grandes ambitions » en la matière.
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Mais quasiment un an plus tard, les signaux alarmants s'enchaînent. Celui de l'Organisation météorologique mondiale, d'abord, qui a souligné fin octobre que les émissions de méthane n'ont jamais augmenté aussi vite d'une année sur l'autre « depuis que les mesures systématiques ont commencé, il y a près de quarante ans ». « Cela montre que nous allons dans la mauvaise direction », avait alors alerté son secrétaire général, Petteri Taalas. Lequel ne fut pas contredit par le rapport annuel de l'Observatoire international des émissions de méthane, une instance placée sous l'égide de l'ONU. Publié quelques jours plus tard, l'épais document souligne en effet que les rejets de méthane dans l'atmosphère « augmentent toujours à un niveau record » malgré la « nécessité d'agir rapidement ». Et selon les experts climat de l'ONU (GIEC), ceux-ci atteignent un niveau inédit depuis au moins 800.000 ans. Entre la trajectoire souhaitée et la réalité observée, force est de constater que l'écart semble se creuser toujours un peu plus.