Guy Mamou-Mani (Syntec numérique) à la Tribune des Décideurs : "Sans le crédit impôt recherche, la France était perdue !

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Lundi 16 septembre, à 12h30, nous recevions Guy Mamou-Mani, Président du Syntec Numérique.

Alors que François Hollande vient tout juste de lancer 34 plans, dont 14 consacrés au numérique, pour préparer l'industrie des dix ans à venir, Guy Mamou-Mani, Président du Syntec Numérique tient à rendre hommage au Gouvernement !

Les 34 plans de bataille de François Hollande sont-ils satisfaisants pour le numérique ?

Le numérique est partout, c'est un vrai aboutissement et je tiens à rendre hommage au gouvernement sur ce sujet. Je préfère que François Hollande et Arnaud Montebourg se préoccupent de l'industrie du futur plutôt que de Florange ou Petroplus. Mais je ne crois pas que le numérique ait besoin d'un grand plan étatique, comme un TGV. Les entreprises du numérique sont souvent lancées par des individus créatifs, qui veulent seulement que l'Etat ne les surcharge pas. C'est en laissant faire que nous arriverons à créer de très belles entreprises.

Les entreprises dénoncent l'acharnement du Trésor sur les bénéficiaires du Crédit Impôt Recherche, quand la Cour des Comptes dénonce son coût élevé. Faut-il le supprimer ?

Le crédit impôt recherche est un outil qui, allié au statut de jeune entreprise innovante, a permis l'éclosion de l'industrie numérique dans notre pays. C'est encore un outil d'attractivité pour les grands groupes internationaux. Il faut le redéfinir : bien sûr, continuer les contrôles pour éviter les abus, mais avec des membres du ministère de la Recherche. Les chiffres de la Cour des Comptes sont à mon avis positifs, on peut s'estimer heureux que de nombreuses entreprises utilisent ce dispositif. S'il n'avait pas existé, la R&D en France serait une catastrophe.

Le secteur crie à la pénurie d'emplois, mais le chômage a doublé dans le numérique depuis 2008, et notamment chez les séniors...

C'est une plaisanterie de venir nous reprocher de recruter des jeunes massivement, quand le problème du pays c'est justement le chômage des jeunes ! Les séniors doivent se remettre en cause, développer des compétences spécifiques. Car il faut que les français comprennent le paradoxe : il y a pénurie de compétences. Il faut impérativement traîter le problème de l'employabilité d'un certain nombre de professionnels, favoriser la formation en développant son attractivité. Plus nous formerons de jeunes, moins nous aurons de chômage.

Retrouvez son intervention dans la vidéo !

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