Opep : l'illusion de la victoire face au pétrole de schiste

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Tout indique que le déséquilibre entre l'offre et la demande sera une donnée de long terme du marché.
Tout indique que le déséquilibre entre l'offre et la demande sera une donnée de long terme du marché. (Crédits : Reuters)
Depuis un an, l'Opep s'est engagée dans une stratégie de reconquête des parts de marché pour contrer l'essor de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis. Contrairement à ce que l'organisation laisse entendre, cette stratégie coûteuse est loin d'être payante. Tout porte à croire que le surplus d'offre sur le marché pétrolier est un phénomène de longue durée qu'il sera très difficile à contrôler. Par Christopher Dembik, économiste chez Saxo Bank.

L'issue de la réunion de l'OPEP demain fait peu de doutes. Le statu quo devrait l'emporter ce qui devrait accentuer la volatilité des cours du baril de pétrole au cours des prochaines séances. Depuis un an, l'organisation est engagée dans une stratégie du « chacun pour soi ». L'Arabie Saoudite et ses alliés du Conseil de Coopération du Golfe, mais aussi dans la foulée de nombreux autres pays comme l'Irak et la Libye, ont décidé de reconquérir des parts de marché face à l'essor du pétrole de schiste outre-Atlantique.

Une stratégie du « chacun pour soi » coûteuse

C'est une stratégie extrêmement coûteuse qui n'apporte pas pleinement satisfaction. L'Arabie Saoudite a la chance de pouvoir compter sur ses confortables réserves de change accumulées grâce aux pétrodollars mais d'autres pays, à l'instar du Venezuela, sont au bord de l'effondrement financier.

Si le gouvernement Maduro n'avait pas réussi à obtenir un prêt de 5 milliards de dollars auprès de la Chine en début d'année et à garantir 14 milliards de dollars d'investissement de la part de la Russie, le Venezuela serait déjà en situation de défaut de paiement. Cette éventualité a toutes les chances de se réaliser au cours de l'année 2016 puisque le montant de ses réserves de change, à seulement 17 milliards de dollars, ne sera pas en mesure de lui permettre de faire face à l'ensemble de ses créances.

La baisse de la production américaine, une illusion d'optique

En dépit de la mise en difficulté de certains de ses membres, l'OPEP va vraisemblablement poursuivre sa stratégie qui se révèle, au premier abord, payante. L'opposition qui a pu exister au sein de l'organisation en fin d'année 2014 s'est tue. L'Algérie a décidé de suivre à marche forcée l'exemple de l'Arabie Saoudite tandis que le Venezuela ne milite désormais plus que pour une stabilisation des cours qui n'interviendra, dans tous les cas, que très nettement en dessous du seuil d'équilibre nécessaire pour le pays à 120 dollars.

La fermeture massive du nombre de forages de pétrole de schiste aux Etats-Unis a été considérée par le bloc de la péninsule arabique comme la preuve du succès de sa stratégie. C'est pourtant un indicateur qui ne permet pas d'appréhender pleinement la problématique du pétrole de schiste américain. En effet, il ne prend pas en compte l'essor de la productivité sous l'effet du progrès technique et du recours au forage horizontal qui offre des rendements supérieurs à un puits vertical classique.

De fait, en l'état actuel du marché, la production devrait continuer d'augmenter outre-Atlantique. L'OPEP a seulement réussi à faire disparaitre les concurrents les moins compétitifs dont l'activité était limitée à des puits de moins bonne qualité et faiblement productifs.

L'Irak en embuscade

Par conséquent, tout indique que le déséquilibre entre l'offre et la demande sera une donnée de long terme du marché. Deux nouveaux acteurs devraient accentuer le surplus de production dès l'an prochain : l'Iran et l'Irak.

La perspective probable d'un accord sur le nucléaire iranien devrait provoquer l'arrivée sur le marché de 4 millions de barils par jour, contre seulement 2,8 millions aujourd'hui. Une telle proportion équivaudrait toutefois seulement aux 2/3 de la production pétrolière iranienne de 1973.

En revanche, le principal risque est lié à l'essor irakien qui devrait, selon les projections de l'OPEP, représenter 90% de la hausse attendue de la production de l'organisation d'ici à 2020. Bien que la capacité de Daesh à perturber l'exploitation et le transport du pétrole dans le Nord du pays soit incontestable, la majeure partie des puits reste, pour le moment, sous le contrôle de l'Etat central dans la région de Bassora d'où partent ¾ des exportations de pétrole de l'Irak.

Cette donne a peu de chances d'évoluer significativement. Daesh n'est pas en mesure de s'étendre vers  le Sud du pays et, quand bien même ce serait le cas, il faudrait s'attendre à une intervention militaire internationale afin d'éviter le délitement complet de l'Irak. C'est une hypothèse peu crédible.

Les grandes manœuvres de l'OPEP ne paraissent pas encore être en mesure de rétablir l'équilibre du marché. Seule une baisse significative des prix en direction des 40 dollars au moins le permettrait. Ce n'est toutefois pas notre scénario de base qui consiste en une évolution du baril entre 50 dollars et 70 dollars d'ici mi-2016 avec un prix moyen de 60 dollars pour 2015.

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Par Christopher Dembik, économiste chez Saxo Bank

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a écrit le 24/01/2016 à 23:53 :
Il est vivement souhaitable que les TROIS pays du Maghreb (Tunisie, Maroc, Algérie) suivent l’exemple de la France et de la Pologne, qui ont déjà tire des résultats prouves’ de l’études expérimentale.
En fait, économiquement parlant le gaz de schiste n’est pas rentable dans les fourchettes suivantes :

Fourchette de rentabilité pour les USA : 75 a` 95 sera négative conséquences plusieurs compagnies américaines sont endettées ou commencent a déclarer faillite purement et simplement.

Pour les pays du Maghreb la fourchette de rentabilité se situe entre 95+ a` 115, autrement ça sera un désastre économique, industriel (les rejets toxiques), écologique et médical aux conséquences graves irréversibles. Autrement dit des conséquences sans solutions définitives.

Il serait donc plus sage pour les pays du Maghreb de préserver coûte que coûte ce que leur a donne Dieu :la nature et la fertilité des terres agricoles et d’oublier définitivement ce que leur propose les hommes a des prix dérisoires.

Conclusion :
- la nature est une constante stable dans le temps
- Le gaz de schiste est une variable industrielle bien limitée dont les conséquences négatives n’ont aucune solution stable.

C’est aux responsables scientifiques et techniques de ces pays de prendre leurs responsabilités historiques dans l’intérêt de leurs peuples respectifs.
a écrit le 24/01/2016 à 23:14 :
Cas de la Tunisie:

Tunisie: Vérités et mensonges sur le gaz de schiste
, Dossiers, Economie, News | a. | 29 octobre, 2013 à 17:22
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En dépit de la médiatisation des polémiques sur le gaz de schiste, que sait-on vraiment aujourd’hui sur les méfaits de l’exploitation de ce combustible ? Où en sont arrivées les négociations du ministère de l’industrie tunisien avec Shell ? Qu’en est-il des 742 puits qui devraient être creusés entre Kairouan et Sfax sur une durée de 50 ans ? D’éventuelles recherches et exploitations du gaz de schistes seraient-elles à l’origine de secousses séismiques réitérées et inhabituelles, tel qu’il a été affirmé par certains médias ?
En effet, dans le cadre des polémiques sur l’exploitation de ressources de gaz de schiste tunisien, des associations avaient invoqué, il y a deux ans, la catastrophe environnementale que provoquerait une telle entreprise. Dernièrement l’accent a été mis sur la possibilité d’effets séismiques, ce qui a donné une dimension apocalyptique à l’exploitation de ce gaz.
Mais avant de s’aventurer dans un tel problème, il faut savoir si l’extraction du gaz a vraiment commencé en Tunisie.
Asma Mdelgi, chercheuse et présidente de l’association AgriEcoForest, nous affirme qu’une opacité totale règne sur ce sujet, malgré le fait que le gouvernement ait donné son accord de principe à Shell. Il est étonnant qu’aucune étude d’impact n’ait jamais été effectuée jusqu’à aujourd’hui. Excepté le nombre de puits de forage qui s’élèvera à 742 entre Kairouan et Sfax, il n’y aurait aucune information sur les modalités de travail, ni de la part de Shell ni de la part du gouvernement. Mdelgi est néanmoins convaincue, à travers plusieurs indices, que la phase de prospection est déjà commencée, phase qui peut facilement déboucher en catimini sur l’exploitation. Lors d’une conférence de presse, elle avait posé une question cruciale au représentant en Tunisie du géant pétrolier, à laquelle il n’a pas su répondre:
Comment savez-vous qu’il y aura exactement 742 puits de forage si vous n’avez jamais fait de prospection ?
Or, le fait que la phase de prospection soit commencée impliquerait nécessairement, selon certains, l’utilisation de la fameuse méthode controversée de la fracturation hydraulique. Cette méthode consiste à fissurer les roches avec injection de grandes quantités d’eau et de produits chimiques à très haute pression, pour disloquer des formations géologiques et libérer les hydrocarbures. Elle s’est révélée nocive pour l’homme et la nature, tellement nocive qu’elle a été interdite en France en 2013. Certains affirment également qu’il est mensonger de dire que la prospection se fait sans fracturation hydraulique. En France, le leader du parti écologiste, Pascal Durand, avait critiqué avec virulence ce genre de « mensonges éhontés » :
« Il n’y a actuellement, nulle part dans le monde, dans aucun labo de recherche, la capacité d’aller fracturer (…) les minéraux pour aller chercher les gaz de schiste en dehors du procédé de fracturation hydraulique. »
Mais ce genre de propos fustigé par Durand, s’il étonne lorsqu’il est véhiculé par un gouvernement républicain qui se réclame de gauche en France, peut être considéré comme normal dans une Tunisie en période de transition, une Tunisie où aucune étude n’a été commandée jusqu’à aujourd’hui à l’Agence nationale de protection de l’environnement, où le ministère de l’environnement n’a plus de ministres a temps plein et où une ambiguïté législative règne sur le domaine des énergies.
Le géant pétrolier Shell, selon Asma Mdelgi, a un lobbying fort dans plusieurs médias et institutions tunisiennes. Et lorsqu’on voit la prestation écologique de Shell au Niger, on a le droit d’être méfiants.
Il y a donc une certitude pour la présidente d’AgriEcoForest : la fracturation hydraulique a bien eu lieu et le mal est fait.
D’ailleurs, selon elle, des exemples concrets et des rapports scientifiques sérieux affirment que cette méthode provoque à la fois des dommages environnementaux graves et des secousses séismiques. Les quatre fortes secousses enregistrées dans la région de Monastir pourraient venir du démarrage de la fracturation dans la région de Kairouan.
Plusieurs rapports étrangers confirment le danger de la fracturation hydraulique pour l’homme et tissent une relation entre ce genre d’activités et les séismes. Ces preuves sont citées par des journaux réputés sérieux tels que Le Monde ou le New-York Times.
En Grande-Bretagne, un forage à la recherche de Gaz de Schiste avait provoqué des secousses séismiques dans la région du Lancashire. Aux Etats-Unis, dans la ville de Prague dans l’Oklahoma, la même chose s’est passée en 2011. Un article du monde a révélé en mars 2013 que :
« Dans une étude publiée mardi 26 mars par la revue Geology, Katie Keranen (Université de l’Oklahoma) et ses coauteurs de l’université Columbia à New York ont analysé la séquence d’événements ayant précédé et suivi le séisme. Les auteurs concluent à un lien causal entre l’injection de fluides de fracturation usés dans le sous-sol et la survenue du tremblement de terre. Non loin de Prague, un ancien gisement pétrolier, désormais épuisé, est en effet utilisé depuis plusieurs années comme site d’injection d’eaux souillées issues d’opérations de fracturation hydraulique – la technique d’exploitation du gaz de schiste. »
L’article ajoute :
« En 2012, au congrès annuel de la Société géologique américaine, l’US Geological Survey (USGS) a présenté des travaux montrant qu’en Oklahoma le nombre annuel de séismes de magnitude supérieure à 3 a été multiplié par 20 entre 2009 et 2011, par rapport au demi-siècle précédent. Selon l’USGS, l’Arkansas, le Texas, l’Ohio et le Colorado, où se déroulent des opérations d’injection ou de fracturation, connaissent une situation comparable. »
Le New-York Times avait, quant à lui, publié en mars 2013 des documents confidentiels de l’agence de protection de l’environnement américaine qui montraient que « les eaux rejetées par les forages de gaz de schiste sont radioactives à des taux qui peuvent atteindre 1.000 fois les limites autorisées pour l’eau de boisson. »
Cela dit, une source de Tunisie Numérique à l’ETAP (Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolière), contredit avec ironie ces études qui auraient dû être soumises à l’esprit critique des journalistes avant d’être publiées. Pour lui, ce genre d’étude est très influencé, voire même commandé, par les différents lobbies énergétiques qui se concurrencent.
« Les journalistes n’ont aucune connaissance de ce domaine. Cela ne les empêche pas de sortir des informations totalement erronées en s’appuyant sur des pseudo-preuves qu’ils ne comprennent pas. J’aimerai tellement qu’il y ait des journées de formation des journalistes où on les conduirait vers des puits de gaz et de pétrole, où ils verraient sur place comment ça marche vraiment. »
Lorsque nous contactons Shell Tunisie et le ministère de l’industrie, les responsables nient laconiquement toute activité. Malgré cela, les informations contradictoires ne s’arrêtent pas de se propager. Par exemple outre Shell, la société Perenco aurait commencé des forages dans le sud sous le règne de Ben Ali en 2010 et qui se sont poursuivis après la révolution. Immédiatement après l’évocation de cette information par certains médias, le ministre nahdhaoui du gouvernement Jébali, Lamine Chakhari, ainsi que Perenco ont catégoriquement démenti.
Selon Ridha Bouzouada, géologue et directeur des hydrocarbures à l’ETAP, il y a eu beaucoup de désinformations et de fantasmes sur cette l’affaire de la part des médias:
« Rien n’a été signé ni avec Shell ni avec Perenco ni avec aucune société, donc rien n’a commencé. » affirme-t-il.
Plus clairement, Shell a déposé une demande officielle de prospection que le gouvernement Jébali avait, il est vrai, ratifié. A présent, la société est en train de réunir les documents nécessaires pour signer un contrat de 5 ans de prospection sur seulement 2 puits et non pas 742 comme il a été dit par certains. Si les résultats se révèlent concluants, Shell devra redéposer une demande afin de passer à la phase d’exploitation. Pour l’instant, le dossier de Shell est prêt mais aucun contrat n’a été signé avec le ministère parce que la situation politique est fluctuante. Ceci veut dire qu’il n’y a jamais eu ni prospection ni extraction par Shell, malgré toutes les affirmations qui crient au complot.
Quant à Perenco, elle est présente sur deux endroits du sud depuis 1983: Franig et Bagel. Elle y exploite exclusivement le gaz naturel.
Lorsque nous l’interrogeons sur les modalités de la recherche du gaz de schiste, Ridha Bouzouada nous assure qu’elle peut très bien se faire sans fracturation hydraulique. C’est une sorte de prélèvement qui se fait en profondeur sur les roches, avant une analyse dans les laboratoires. Mais, prudent, il insiste :
« Encore une fois, cette phase n’a même pas commencé parce que Shell et le gouvernement sont dans des négociations qui risquent de durer longtemps. Vous imaginez bien qu’en tant que responsable, si je vous mens sur cette affaire, je risque d’aller en prison! »
Finalement toute cette confusion a l’air d’être née d’un climat de méfiance entre une société civile qui veut la transparence totale d’un côté et un gouvernement transitionnel qui communique mal, de l’autre. Une absence de stratégie énergétique claire, une politisation de l’affaire, des risques environnementaux réels liés à la fracturation hydraulique, l’insensibilité des responsables aux questions de l’environnement et la mauvaise réputation des compagnies pétrolières ont envenimé la situation de ce dossier complexe.
Ceci n’empêchera pas les médias et la société civile de continuer à suivre de près le développement de cette affaire car, malgré leurs prestations perfectibles, ils devront certainement être les garde-fous contre toutes dérives environnementales et financières.
a écrit le 24/01/2016 à 23:11 :
Maroc -Gaz de Schiste

La production de gaz de schiste au Maroc, un projet ‘ultra-difficile’ selon un expert bulgare
Larbi Amine – publié le Mercredi 22 Juillet 2015 à 14:27

Paris : Martin Vladimirov, analyste spécialisé des questions énergétiques à l’institut bulgare ‘Center for the Study of Democracy’, indique que le ‘Maroc pays producteur de gaz de schiste’ est un statut ultra-difficile à réaliser pour le royaume.
PH Archive
Le Maroc est théoriquement, un pays très riche en gisements gaziers, comme le prétend la ‘Energy Information Administration – EIA’, l’agence indépendante de la statistique au sein du ministère de l’énergie des États-Unis.
Selon les estimations de cette instance américaine, crée par le congrès des USA en 1977, le royaume détiendrait dans ses sous-sols, des réserves géantes de gaz de schiste, s’élevant à 566 milliards de mètres cubes et correspondant à environ 6 % des réserves dans la zone MENA.
Or, si le royaume peut à la lumière de ces chiffres américains et des premiers résultats des tests réalisés par plusieurs firmes énergétiques étrangères, qui prospectent chez lui, être optimiste quant au volume de ses richesses naturelles énergétiques ; passer au statut de riche pays producteur de gaz, est un projet des plus difficiles à concrétiser.
C’est ce qu’affirme l’expert bulgare, Martin Vladimirov, dans une analyse qu’il a signé sur le site américain spécialisé, OilPrice.com.
Selon Martin Vladimirov, le Maroc souffrira de nombreuses difficultés sur le chemin de sa transformation en un pays producteur de gaz de Schiste, profitant économiquement pleinement et durablement de sa nouvelle richesse.
Vladimirov a expliqué qu’il existe plusieurs classes de difficultés auxquelles le royaume est confronté et qui sont toutes insurmontables les unes que les autres.
Une eau trop chère
D’abord, une première difficulté naturelle : Le royaume étant un pays en presque stress hydrique, aura du mal à fournir aux compagnies pétro-gazières étrangères, assez d’eau pour réaliser la fraction hydraulique, technique nécessaire à l’extraction du gaz de Shiste. L’eau représentera ainsi un surcout qui amoindrirait la rentabilité d’un tel projet.
Et puis, le Maroc qui n’a pas d’histoire dans la production de pétrole et de gaz, devra construire des infrastructures ultra-coûteuses qui ne seraient amortissables que dans plusieurs dizaines d’années.
Or, relève l’expert international, le royaume qui est un pays à revenu intermédiaire, n’a pas les moyens de telles dépenses. Il devra faire appel aux capitaux étrangers et les convaincre de venir dans une région, de laquelle ils fuient dernièrement, à la suite du chaos du printemps arabe.
Des prix de gaz trop bas au Maroc
Et en fin la demande : Martin Vladimirov souligne que l’Etat marocain ne peut guère garantir aux investisseurs étrangers, un taux de rendement adéquat et ce sur les deux segments du marché, l’intérieur et l’extérieur.
Au niveau du marché intérieur, le Maroc est peu intéressant vu que les prix de gaz y sont bas. Ils sont largement maintenus bas, grâce à la caisse de compensation, une subvention, relève Vladimirov, qui sera difficile, socio-politiquement à éliminer et les niveaux de prix actuels ne peuvent être rentables pour les investisseurs.
Pour ce qui est du marché extérieur, le Maroc ne peut exporter sans une infrastructure d’exportation viable, pour transporter le gaz vers les marchés à prix élevés.
Conclusion : en dépit de la richesse théorique de ses gisements, il est peu probable que les sociétés d’énergie étrangères, viennent au Maroc, y engager des milliards de dollars sans taux de rendement adéquat.
a écrit le 24/01/2016 à 23:03 :
Politique énergétique ou complaisance énergétique : c’est aux algériens de choisir la bonne voie ou celle qui leur convient le plus.

remarque : Gaz de Schiste

Faire une étude comparative des documentaires vidéo et articles des éminences suivantes :

1- Dr. Abdelkader Saadala (Geo-Sciences) expert pétrolier vivant actuellement en Norvège. Une compétence de renommée mondiale, qui a donne’ son point de vue en toute objectivité et sincérité au peuple algérien. La science a pris le dessus sur la politique. Bravo et une fois de plus ; merci.

2- Dr. Preure , (Ecole Mines ou centrale) expert pétrolier et consultant en énergie – France. Il a été honnête en disant théoriquement, c’est mon point de vue. Mais c’est aux universités algériennes d’apprendre a réfléchir au lieu d’aller tout droit vers les solutions stereotypees et stercorites.
C’est une technologie nouvelle, qui de même reste a l’état expérimental dont personne ne peut engager sa responsabilité’ morale tant qu’a la finalité du point de vue exploitation commerciale. L’étude expérimentale a donne’ des résultats différents dans divers points du globe. Ceci, prouve que les conditions techniques, géologiques et naturelles différent d’un point a l’autre. Ceci, démontre qu’il y’a une nette différence entre la théorie et la pratique. C’est deux mondes différents qui paradoxalement se complémente. La théorie du gaz de schiste est différente de la pratique. Tout chef de projet ou expert conscient ne doit pas donner des ordres mais plutôt une invitation a` la réflexion. C’est la force universelle qui caractérise un sage d’un fou. Une nette différence doit être établie entre le féodalisme intellectuel et la modestie scientifique. Dans ce genre de technologie les observations et les simulations ne sont pas suffisantes. Les décisions finales doivent être basées sur la rigueur scientifique, des résultats expérimentaux. C’est aux algériens eux-mêmes de tirer leurs propres conclusions, loin de toute forme de pression extérieure.
Les exposes du Dr. Preur devraient se conclure par une phrase simple : C’est mon point de vue théorique. C’est aux différentes universités algériennes de faire un effort de réflexion et de prendre leurs responsabilités morales et historiques, en ce qui concerne ce sujet. Il est temps de se libérer de ce complexe d’infériorité, inexplicable et de s’écarter ou s’éloigner le plus possible, du spectre du suivisme. Qui a creusé le fausse’ entre eux et le monde civilise’.
De cette façon, tout le monde se lave les mains et n’aura plus rein a regretter, plus tard.
En toute modestie Dr Preure doit prendre cette remarque avec la sagesse dont on lui connaît, le privilège. C’est d’ailleurs ce qui fait de lui un expert dans son domaine :
Conclusion : Le modèle Canadien et Américain ne sont pas transposables, n’ importe où` et n’importe comment.
Dieu a donne’ aux algériens un privilège naturel. Ils ne savent pas voir ou font semblant de ne pas voir. Qu’ils cessent enfin de critiquer ou dénigrer les autres pour leurs malheurs dont ils sont en fait, les vrais responsables.

3- Eng./Dr. Malti (Ancien Directeur a` la Sonatrach – Algérie. Qui a fait un travail de synthèse et un effort exceptionnel pour présenter dans divers occasions médiatiques des exposes objectifs d’une pureté technique remarquable.
C’est une présentation simple sous forme de vulgarisation scientifique d’un fond technique formidable. C’est une analyse technique franche d’une limpidité’ exceptionnelle dépourvue de toute pression politique. En fait, c’est une invitation a` la conscience populaire de prendre ses propres responsabilités,au préalable avant d’avoir a critiquer les autres
Je pense que tous les algériens qui ont suivi ses émissions ont beaucoup appris sur ce sujet d’importance stratégique et qui représente un intérêt particulier pour l’Etat algérien. Un produit des universités algériennes qui fait honneur à l’Algérie. Qui a défendu les intérêts de son pays avec brio devant les meilleures universités du monde.
A la fin vous remarquerez, que les Trois experts en question ont des visions complètement divergentes sur ce sujet malgré le faite que certains points sont d’une convergence absolue.
Une étude comparative a permis aux algériens d’éviter de justesse la catastrophe irrémédiable a` leur pays. C’est une question de logique et de bon sens. On n’achète pas de l’eau pour produire du gaz ou l’huile de schiste. On ne peut pas compter sur un volume d’eau bien défini pour produire une quantité de pétrole indéfinie a` but commercial. C’est d’ailleurs l’un des principes fondamentaux de la logique élémentaire. L’eau de l’albienne c’est fait pour les humains, les animaux et l’agriculture.
Avant de parler gaz de schiste les algériens doivent savoir définir : une simulation géochimique, une analyse économique,une analyse géopolitique et finalement revoir le tableau d’Alexander Mendeleiv.
Il y’a probablement plus de pétrole et gaz de schiste dans le désert du Néguev qu’en Algérie. C’est aux algériens de faire preuve de sagesse et plus de rationalité’ dans leur prise de décision, sans avoir a rendre les autres responsables de leurs malheurs par manque de rationalisme et un excès flagrant de suivisme.
Il est temps d’apprendre a faire la différence entre une analyse technique et une analyse journalistique.
Il ne s’agit pas de tout connaître mais de savoir poser des questions avec politesse. Finalement, chacun est docteur dans sa doctrine.

Cette technique peut être rentable pour certains pays qui possèdent les paramètres naturels nécessaires à son exploitation mais définitivement pas pour l’Algérie.


PS:Je m’excuse pour les fautes de frappe.
a écrit le 07/06/2015 à 18:57 :
Tout de même, les USA ont massivement stoppé les forages. S’ils ne servaient à rien, pourquoi les avaient-ils pratiqués ?
La fracturation hydraulique et le forage horizontal ne sont pas des techniques nouvelles.
a écrit le 05/06/2015 à 13:12 :
Drôle de billet, à le croire on dirait que le salut du monde c'est le pétrole de schiste made in USA !! or l'exploitation de gaz et pétrole de schiste au-delà d'être chère (ce n'est rentable qu'à partir de 90 dollars le baril) est hautement pernicieuse pour l'environnement. Les ambientalistes US dénoncent ce genre d'exploitation pétrolifère basés sur des études sérieuses, mais les grands groupes d'intérêts liés au gouvernement américain interdisent la publicité de ces rapports et études. Saxo Bank en fait-il partie aussi ?
Réponse de le 05/06/2015 à 15:38 :
Interessant commentaire.
L'article évoque une stratégie de part de marché et la réussite ou non de l'Opep pour structure le marché pétrolier et nous obtenons un commentaire sur les "méfaits" du pétrole de Schiste pour l'environnement.
Que devons nous comprendre? Qu'Il est interdit de parler du pétrole autrement que sous l'aspet environnemental? Ou qu'il est uniquement permit d'en parler pour dénoncer le schiste?
Je vous rassure toute exploitation énergétique présente des risques pour l'environnement.
Ceci dit, je serait le journaliste, je serais peiné de voir mon travail pollué par des gens qui n'ont apparement rien à faire du sujet traité.
Réponse de le 05/06/2015 à 20:23 :
Il y a des études de grands acteurs financiers américains (je ne me souvines plus lequel) qui indiquent que dès 60-70 $, le prix du baril devrait impacter sur l'exploitation du gaz de schiste. Au contraire du présent article très (trop) optimiste.
Maintenant, la problématique du gaz de schiste ne se limite pas au court-termisme actuel. Comme toutes les problématiques elles doit être pensée globalement et pas seulement au niveau économique (et même économique à court terme comme dans le présent article), à l'inverse des "idées" des tenants du " tout économique " qui s'est dénommé lui-même "libéralisme". C'est le problème du tout économique qui est un courant POLITIQUE tout autant que le marxisme ou l'écologisme et ce contrairement à ce qu'affirme ses défenseurs.
La vraie pensée unique actuelle est justement ce tout économique, laquelle s'est répandue dans l'ensemble de l'appareil politico-médiatique.
Réponse de le 05/06/2015 à 20:23 :
Il y a des études de grands acteurs financiers américains (je ne me souvines plus lequel) qui indiquent que dès 60-70 $, le prix du baril devrait impacter sur l'exploitation du gaz de schiste. Au contraire du présent article très (trop) optimiste.
Maintenant, la problématique du gaz de schiste ne se limite pas au court-termisme actuel. Comme toutes les problématiques elles doit être pensée globalement et pas seulement au niveau économique (et même économique à court terme comme dans le présent article), à l'inverse des "idées" des tenants du " tout économique " qui s'est dénommé lui-même "libéralisme". C'est le problème du tout économique qui est un courant POLITIQUE tout autant que le marxisme ou l'écologisme et ce contrairement à ce qu'affirme ses défenseurs.
La vraie pensée unique actuelle est justement ce tout économique, laquelle s'est répandue dans l'ensemble de l'appareil politico-médiatique.

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