François Hollande, déjà en campagne

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François Hollande fait preuve d'une maîtrise parfaite du calendrier politique, séquençant son action dans la perspective d'une réélection, estime le politologue Jean-Christophe Gallien

François Hollande est déjà en campagne pour 2017. Au delà de ce que tout le monde décrit depuis jeudi soir comme une belle performance formelle tout en critiquant la relecture d'un contenu pour beaucoup déjà  présenté, le Président a livré des éléments clairs quand à sa détermination politique et électorale personnelle. Nous avons eu jeudi soir une déclaration, presque non dite. Maître des temps politiques, il a projeté à ses supporters et ses adversaires l'agenda des 4 prochaines années du quinquennat.
D'abord un an deux ouvrant une séquence de deux ans. Une période de combat économique et social assumée dans son positionnement déclaré de social libéral diront certains, de social démocrate diront d'autres, lisez l'Humanité  et vous comprendrez ce que je veux dire. Une période qui est censée nous faire manger tout le pain noir de la crise qu'il décrit comme s'éloignant de nos rivages. Il semble parier sur les effets synergiques des reprises américaines, asiatiques et la poursuite d'un rééquilibrage de notre rapport de force économique avec l'Allemagne au sein d'une Europe en stabilisation puis à nouveau en progression. Cette séquence qui nous conduira à la fin 2015 est aussi celle pendant laquelle il ne craint pas, il le dit haut et fort, l'impopularité même record. C'est une période qui propose pourtant des rendez-vous électoraux importants, comme des élections de mi-mandat.

Les municipales perdues d'avance

Mais il sait comme nous qu'elles sont, quelle que soit la situation politique, économique et sociale du pays, des élections perdues d'avance pour le Président en place et sa majorité. Perdre et limiter la casse politique sera la ligne. En ce sens tout décrit hier le maintien durant ce temps de Jean Marc Ayrault. Loyal, heureusement pourrions-nous commenter, et désintéressé, qualificatif un peu plus mystérieux mais annonçant là aussi son rôle de bouclier anti missile. François Hollande a aussi teinté d'Europe cette séquence. Il lui a déclaré hier son amour, exigeant, mais passionné. Un message aux européens mais surtout aux français. Comme s'il leur décrivait qu'il fera tout mais que si l'Europe n'avance pas il n'y aura pas de salut pour la France. Ce qui est vrai. Mais c'est une nouveauté pour lui dans ce mandat. C'est aussi l'aveu d'une capacité limitée pour un Président national de conduire une politique isolée des autres même de ceux que l'on n'aime pas. C'est triplement tactiquement habile car il élargit le contexte d'évaluation de ses efforts personnels, prend, sans attendre, le leadership des pro-européens dans la préparation de l'élection qu'il déclare comme la plus importante dans cette séquence, celle du Parlement européen, et se réconcilie avec Angela Merkel quatre mois avant les élections allemandes du 22 septembre, utile si elle est réélue et malin si le Parti social-démocrate allemand gagne.

La séquence numéro trois, sur le front sociétal
François Hollande a aussi suggéré ce que serait la suite, la séquence numéro trois de son quinquennat. Une transition de combat politique entre mandat et campagne électorale. Elle sera préparée par un second dossier ou front sociétal comme certains le décrivent déjà. Le Président a déplacé à 2015 le débat sur le vote des étrangers non communautaires aux élections locales. Ou comment révéler la proximité entre UMP et FN. L'UMP devra dire non en même temps que le FN. Avec ? François Hollande sait que les frontières s'agitent beaucoup et depuis longtemps au niveau des électeurs des 2 partis. Il voit aussi que les lignes bougent aussi chez les élus locaux. Il parie sur des murs qui vont tomber un jour ou l'autre et il va dynamiter quelques pans avec le retour de cet engagement de la campagne. Fin chimiste politique, il jouera les ruptures populaires pour coincer une UMP confite dans ses luttes intestines et un FN qui diffuse sa doctrine et ses matrices au coeur des crises. Il mobilisera en même temps son camp et toutes les gauches même celles et ceux qui ne veulent pas de ce texte mais qui refuseront encore plus que les droites occupent ensemble la rue et s'allient potentiellement.

Beaucoup plus à gauche
Ce sera l'introduction d'une séquence que l'on peut déjà deviner positionnée beaucoup plus à gauche, préparant un affrontement électoral dont il aura soigneusement modelé le cadre dans la même période. François Hollande finira, en effet, le travail en introduisant la proportionnelle pour les législatives de 2017, ce qui finalisera la mise à jour de l'échiquier politique national.
La proportionnelle sera l'arme principale de la recomposition politique du pays. Elle est entre les mains de François Hollande. L'UMP en sera l'otage, même en cas de victoire parlementaire future : elle ne pourra pas gouverner seule et peut-être pas sans le FN.

 

*Professeur associé à l'Université de Paris 1 la Sorbonne
Président de j c g a
Membre de la SEAP, Society of European Affairs Professionals

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Commentaires
a écrit le 21/05/2013 à 0:23 :
Sûrement FH refait le programme Mitterand de 1981. La seule différence est qu'en 1981 la France était prospère. Pas sûr que la séquence 1. matraquage fiscal 2. ralentissement puis relance économique 3. immigration, vote des étrangers, agitation nationaliste fonctionne cette fois, car la France est exangue, ne peut dévaluer ni bloquer les importations à Poitiers.
a écrit le 20/05/2013 à 20:13 :
ce président est arrivé là par hasard. il ne sait pas trop comment faire ni ce qu'il faut faire.on a l'impression d'être continuellement roulé dans la farine .une exaspération monte dans le climat général. s'il croit que les français vont oublier ses mensonges et ce qu'il nous a fait, il se trompe totalement. la coupe est non seulement pleine mais on ne lui pardonnera pas de se moquer à ce point .nul doute que les extrêmes vont en profiter. j'entends tout autour de moi la volonté de taper un grand coup dans ce panier de crabes par les urnes.j'entends aussi dire de toute part la volonté de détricoter ce qu'il a fait et sans aucun état d'âme.il est très très mal barré.
Réponse de le 20/05/2013 à 21:45 :
Un vote pour les extrêmes l'arranger ait s'il permet au FN de passer devant l'UMP.
a écrit le 20/05/2013 à 16:29 :
Faut-il s?extasier devant une man?uvre politicienne que préparerait François Hollande dans le seul but d?être réélu en 2017.
Sans jamais se soucier une seule minute du redressement de notre pays ,ce pourquoi il a été d?abord élu.
La mécanique politicienne que vous échafaudez,ne résisterait pas à l?échec économique de la politique suivie.L?effet extérieur de synergie espéré est nul sur une économie atone.Il nous faut d?abord obtenir des résultats sur l?emploi et la compétitivité qui devront porter leurs premiers fruits au plus tard à mi mandat.Sinon ce sera pour Hollande la descente électorale aux enfers,avec effet boule de neige si les défaites aux élections intermédiaires s?égrenent.
Le débat européen dans l?état de discrédit où se trouve l?europe aujourdh?ui dans l?opinion,ne peut être une planche de salut pour aucun pouvoir en place.
La thématique sur le vote des étrangers fera plus grossir le FN que bouger les lignes au profit de François Hollande.
La présidentielle au suffrage universel direct qui précède la législative,engloutira l?effet de dispersion recherché par un scrutin proportionnel,pour éventuellement empêcher la droite d?être majoritaire.
Sans les résultats économiques requis,la défaite en 2017 risque d?être le scénario le plus probable pour François Hollande.Sauf à imaginer un renversement complet d?alliance du ps avec l?udi et les centristes en général,qui serait réclamé par l?opinion,mais imposssible sous la cinquième.
a écrit le 20/05/2013 à 9:14 :
Hollande sera le président de la chute irrattrapable pour la France, c'est un mauvais Président mais un très fin tacticien. Il ne pense bien entendu qu'à sa réélection et sait parfaitement que son bilan économique et sécuritaire ne sera à la fin de son quinquennat pas meilleure que celui qu'il nous a présenté a l'issue de son anniversaire à la tête de l'état. Il possède néanmoins une arme secrète: la division élevé au niveau de l'art, et une arme secrète: Taubira. Les positions démagogiques, provocatrices de celle-ci (mariage pour tous, laxisme envers les malfrats, redonner des terres aux descendants d'esclaves, et pourquoi pas aux bourguignons, savoyards et bretons spoliés...), n'ont pour but que de créer une fracture au sein des français et de faire monter (comme Mitterrand en son temps) le FN au détriment de la droite républicaine. Un deuxième tour face à Marine Le pen lui assurerait, croit-il une réélection assurée. Jeu dangereux, mais unique chance pour ce monsieur de repartir pour un tour...
Réponse de le 20/05/2013 à 11:31 :
@Pitcho ... oui Hollande dissimule son habilité politique derrière quelques fausses maladresses et quelques petites plaisanteries. Tous ses adversaires politiques l'ont sous-estimé: Mélenchon lorsqu'il était encore au PS, Aubry lors des primaires et Sarkozy lors de la présidentielle, pour ne citer que quelques cas emblématiques. L'UMP est pris en tenaille entre d'un côté, un Centre qui préfère la posture "gauche molle" à la posture "droite dure", et de l'autre côté, un FN qui cherche à s'infiltrer idéologiquement pour briser le rassemblement des droites républicaines. Deux stratégies se dessinent à l'UMP: la première portée par Copé, dans la suite de Sarkozy, qui prône une "ligne dure" pour endiguer le FN au premier tour, mais qui réduit ainsi ses chances au second tour; la seconde portée par Fillon, qui prône une "ligne molle" qui augmente ses chances au second tour mais qui prend le risque de ne pas passer le premier tour ! Hollande anticipent déjà les deux stratégies adverses. Avec l'aide de son parti, de ses élus, de ses ministres, de ses communicants et de sondages sur mesure, il fait monter le FN, stimule les rivalités entre les deux lignes UMP, et installe ses pions dans toutes les instances de contrôle et de supervision des médias.
Réponse de le 20/05/2013 à 17:05 :
l'espoir fait vivre! mais, bon 5 ans , c'est le max que l'on puisse supporter, et encore ! qu'il y croit, c'est une chose, pour l'emporter...ça en sera une autre! déjà, tenir compte des municipales et législatives, qui vont sûrement apporter leurs surprises...et ce sera TANT MIEUX !
Réponse de le 20/05/2013 à 20:35 :
Entièrement d'accord avec Théo et Pitcho.
Hollande est un faux mou et qui a enfumé pas mal d'adversaires pourtant peu suspects de naïveté.
Il est très bien parti pour 2017, et fera pour cela monter le FN comme Mitterrand à l'époque.
Il a néanmoins deux talons d?Achille : la courbe du chômage et l'endettement du pays.
Réponse de le 20/05/2013 à 23:09 :
Bien vu Miloo, mais Hollande a peut-être une parade: les euro-bonds. Pour cela, il doit d'abord s'assurer de l'éviction de la CDU de Merkel et ensuite recréer une dynamique franco-italo-allemande pour peser sur la BCE. C'est pas gagné d'avance, il devra convaincre le SPD, mais s'il réussit, il pourra lancer un pacte européen de croissance tout en stabilisant la dette nationale. La courbe du chômage s'inversera et l'endettement sera en partie, transféré au niveau de la zone euro.
a écrit le 19/05/2013 à 15:20 :
En se reniant de sa promesse pour etre elu de ne pas signer le traité MERKALOSY , puis une fois élu de signer ce traité MERKALOSY
Ou est le pacte de croissance accepté par MERKEL pour faire signer Hollande conseillé par MOSCOVICI et CAHUZAC
Hollande s'est grillé aupres des electeurs tout comme JOSPIN pour le traité d'Amsterdam
JOSPIN etait conseillé par MOSCOVICI et DSK en 1997
a écrit le 19/05/2013 à 11:55 :
Comme quoi un mandat non renouvelable serait nécessaire, à mon avis.
Sachant ne plus compter sur un second, le président ferait son possible pour améliorer le pays, compte tenu
qu'il n'aurait rien à perdre, au contraire, rester dans l'histoire, peut-être, avec des mesures inédites de la part de ses prédécesseurs.
Où alors, interdire un nouveau mandat en cas de non respect des promesses électorales...
Réponse de le 19/05/2013 à 13:31 :
@emi Vous avez raison: le mandat non renouvelable est la pierre angulaire d'une démocratie au service des citoyens. L'élu qui sait qu'il devra se reconvertir à l'issue de son mandat veillera à laisser un bon bilan pour valoriser son CV. L'alternative "interdire un nouveau mandat en cas de non respect des promesses électorales" est plus risquée; elle pourrait induire des dérives en cas de retournement inattendu de la conjoncture ou d'autres événements imprévisibles.
a écrit le 19/05/2013 à 11:54 :
Excellente analyse, c'est un schéma pas si éloigné de celui de Mitterrand en 81/88. Mais ce n'est pas gagné, car le Président est coincé entre d'une part une Europe qui veut lui imposer des mesures qui le couperait de ses soutiens et d'autre part son électorat de fonctionnaires et allocataires de toutes sortes qui constitue le bloc le plus conservateur aujourd'hui en France. Son seul atout: la médiocrité des dirigeants de l'UMP.
Réponse de le 19/05/2013 à 22:23 :
Pour être dans la fonction publique, je peux vous assurer que tous les collègues, moi y compris, n'ont pas voté Hollande !
a écrit le 19/05/2013 à 11:51 :
Chantre de la médiocrité et de la politique politicienne, Flanby n'entreprend aucune réforme, il en est incapable, et ne pense qu'à sa réélection : à vomir !!!!
Réponse de le 19/05/2013 à 23:04 :
Voter pour lui c'est comme se faire hara qui pleure. Il a d'ailleurs le mauvais o...l. Vous avez raison à vomir.
a écrit le 19/05/2013 à 11:19 :
il sera réélu sans peine l explication est simple et logique en FRANCE ..25 % de FONCTIONNAIRES ..70% qui SOUHAITENT le devenir
Réponse de le 19/05/2013 à 11:58 :
@ la preuve écrit le 19/05/2013 à 11:19 : +1, hélas!
Réponse de le 19/05/2013 à 14:14 :
@lapreuve Théoriquement oui mais cette logique ne fonctionne que si les autres acceptent de porter une charge de plus en plus lourde sur leurs épaules. Arrivé à un point de rupture, tout la structure s'effondre et il faut alors choisir entre la poursuite du modèle par la contrainte ou la refonte du modèle. Néanmoins, certains fonctionnaires contribuent utilement à l'attractivité et à la compétitivité du pays et un bon nombre permet à la société de se protéger contre toute forme de violence. Le mot fonctionnaire recouvre des fonctions de l'état très diverses et il faut se garder de schématiser à l'extrême. Dans le chiffre de 70 % "qui souhaitent le devenir" que vous annoncez, beaucoup seraient surpris du dévouement dont il faut souvent faire preuve pour accomplir correctement la mission de service public.
a écrit le 19/05/2013 à 10:21 :
Hollande fait le pari que l'horizon s?éclaircira dans la 2 eme partie de son mandat et espère récolter les fruits de sa politique , ce qui le placerait sous de bons auspices pour une éventuelle réélection .Je crois aussi qu'il fait le pari qu'une partie de ses électeurs seront frapper d'amnésie .Je ne pense pas qu'il sera réélu.Il va préserver les fonctionnaires sur les retraites en maintenant les régimes spéciaux et en accentuant la sollicitation sur le secteur privé, l'ANI est aussi pour le secteur privé , il donne des gages au patronat .Il a placé le curseur à droite du PS , çà se retournera contre lui
Réponse de le 19/05/2013 à 11:21 :
@RED Votre analyse est pertinente, mais je ne conclurais pas en écrivant que "ça se retournera contre lui". Je pense qu'il a placé ponctuellement le "curseur à droite du PS" pour essayer d'amadouer les corps intermédiaires et tenter une sortie de crise avec leur concours. L'auteur de l'article prévoit un retour du balancier plus tard dans son mandat vers la gauche et je partage ce point de vue. Les commentateurs sont très déroutés car François Hollande alterne de façon très opportuniste entre des mesures - classées par l'opinion publique et les médias - tantôt à gauche, tantôt à droite.
Réponse de le 19/05/2013 à 17:36 :
les fonctionnaires ont bien compris qu'il se sont fait avoir par hollande. les retraités fonctionnaires ont encore mieux compris. il va s'en souvenir.
Réponse de le 19/05/2013 à 21:51 :
pas du tout la gauche caviars ne touchera jamais aux privileges de ses electeurs ...
a écrit le 19/05/2013 à 8:55 :
s'il y avait une presidentielle, la finale serait ump-fn ... quand on joue avec le feu on finit par se bruler... il ne faudra pas qu'ils viennent organiser des ' manifestations sociales et solidaires de protestation' si la france a une presidente!!!!! faudra assumer ses choix ( et pas ressortir le legendaire ' respnsable mais pas coupable')
Réponse de le 19/05/2013 à 10:22 :
Le scénario d'une finale UMP-FN à la présidentielle 2017 est improbable, l'inverse non. Le traumatisme du 21 avril 2002 a marqué les esprits à gauche. Le PS, contrairement à l'UMP, en a parfaitement tiré les enseignements. Tout sondage qui laisserait présager un nouveau 21 avril, aurait pour effet de faire converger les électeurs de gauche vers le PS dès le premier tour. Le seul risque au premier tour pour le PS est de se faire déborder par le FG. Mais ce risque est mineur car le monde médiatique entretient une image caricaturale du FG.
Réponse de le 19/05/2013 à 13:23 :
Owen a raison.
L'UMP n'a rien compris et perd son temps en querelles internes, tout en n'ayant aucun programme, aucun corpus.
La seule chance de FH c'est un 21 avril bis, et il fera tout pour faire monter le Front.
Avec un front à 25%, mais impuissant sans alliance à droite, la victoire est certaine pour FH.
Réponse de le 19/05/2013 à 22:47 :
Oui Owen a raison ,personne en 84 (-4ans) par rapport à 88 ne donnait cher de la peau de Mitterand ! il a été facilement réelu! C'est vrai que FH ,ce n'est pas FM !...
Réponse de le 20/05/2013 à 20:36 :
@clodef: il est beaucoup plus malin qu'il n'en a l'air, et n'est pas arrivé là par hasard!
a écrit le 19/05/2013 à 8:07 :
C'est un métier ça politologue ? ça sert à quoi en France ?
Réponse de le 21/05/2013 à 9:22 :
Enjoy, un métier, bonne question ! A quoi ca sert ? A quoi servons nous tous ?
a écrit le 18/05/2013 à 22:42 :
Excellent article!
Ne sous estimons surtout pas FH.
Je prends le pari d'un deuxième mandat malgré une situation économique catastrophique.
Réponse de le 18/05/2013 à 22:58 :
Pour que ça passe il faudra dans tout les cas que le pays diminue son rythme d'appauvrissement, ce contre quoi rien n'est fait aujourd'hui. Il y a toujours un politologue pour voir de la grande stratégie derrière de la navigation à vue. A quoi bon être réélu si on a planté le pays ?
Réponse de le 19/05/2013 à 4:09 :
la france continuera a s'appauvrir,le chomage baissera peut etre grace aux pipotages des chiffres (changement de categories).Mais ne sous estimons pas le pouvoir de nuisance des politiques et des politologues,les electeurs français les ecoutent...finalement,les français ont les elites qu'ils meritent
Réponse de le 19/05/2013 à 9:29 :
L'appauvrissement n'est pas général. Certains sont touchés durement et d'autres s'en sortent assez bien voire très bien. Depuis le tournant de la rigueur de 1983, la politique économique est restée sensiblement la même mis à part l'orientation des mesures clientélistes. Le résultat est une dette abyssale creusée par paliers au rythme de la conjoncture. En voulant freiner par l'impôt les déficits sans engager simultanément les réformes structurelles nécessaires, l'actuel gouvernement a déclenché une crispation économique. Les agents économiques ont sur-réagi, aggravant ainsi la crise et réduisant les recettes de l'état. Les ménages qui le peuvent, épargnent au lieu de consommer; les entreprises réduisent la voilure au lieu d'investir et d'embaucher; les détenteurs de capitaux orientent leurs liquidités vers des actifs de court terme ou des placements défiscalisés; etc ... Le potentiel de croissance et de prospérité existe en France, mais la politique économique doit être radicalement redéfinie. Le challenge est de taille mais pas insurmontable.
Réponse de le 19/05/2013 à 12:12 :
@Owen , le 19/05/2013 à 09:29: je trouve trop optimiste votre analyse. Elle pourrait etre vraie, si l'o vivait dans un vase clos. Cependant il y a les pays emeregeants qui progressent surtout technologiquement et vont rendre impossible le retour vers le plein emploi dans les pays occidentaux . Ils n'auront bientot plus besoin de nos technologies, qui prennent chaque jour un coup de vieux.

Réponse de le 19/05/2013 à 12:56 :
@Kazbo La France a beaucoup d'atouts et d'avantages concurrentiels à faire valoir. Le plus grand danger c'est l'exode de nos jeunes - et moins jeunes - talents. La concurrence loyale est bénéfique mais si nous perdons nos innovateurs et nos entrepreneurs, toutes les politiques interventionnistes ou protectionnistes ne pourront arrêter le déclin, au contraire.
a écrit le 18/05/2013 à 21:29 :
Notre éminent professeur doit pouvoir aussi nous dire quels seront, compte tenu de leurs attitudes aujourd'hui, les challengers de Hollande et sur quels thèmes se fera le combat ?!
Car prédire que Hollande sera candidat en 2017 ne me parait vraiment pas très risqué et dire qu'il fait et fera tout pour être réélu ,non plus .
Réponse de le 21/05/2013 à 9:20 :
clodef, vous avez raison mais je me risque tout de même à l'explication des étapes de l'agenda !
a écrit le 18/05/2013 à 19:35 :
Ils vont perdre toutes les prochaines elections ..un vrai cauchemar pour la gauche et aussi une absence étrange de l UMP...vraiment ce pays a des soucis politiques "graves".
Réponse de le 18/05/2013 à 20:24 :
@jpolyon ... des petits aménagements aux modes de scrutin ont été discrètement adoptés par les députés. Pour les municipales, le seuil au-dessus duquel s'appliquera le scrutin de liste a été abaissé à 1000 habitants (contre 3500 avant). Les départementales (anciennement cantonales) et les régionales ont été reportées à 2015 avec un redécoupage de la carte électorale pour les départementales confié au ministère de l'intérieur pour permettre un scrutin majoritaire binominal mixte. A défaut de modifier les résultats, ces petits aménagements peuvent limiter la casse de façon ciblée, en fonction d'intérêts particuliers.
a écrit le 18/05/2013 à 19:32 :
Confondre la cause et l'effet est une erreur humaine! Mais si l'on ne pensait pas au futur que vaudrait le présent?
a écrit le 18/05/2013 à 18:31 :
et bien pour moi droite gauche centre milieux terminer la carte est a la poubelle
sauf s il y a un sans étiquette politique
Réponse de le 18/05/2013 à 19:25 :
@manquepasdair ... sauf qu'avec le mode de scrutin actuel, ne pas voter ou voter blanc revient à donner une procuration aux électeurs qui choisissent. Même si aucun candidat ne vous convient, vous avez quand même intérêt à voter pour écarter le pire à vos yeux.
Réponse de le 24/05/2016 à 16:03 :
j espère que se monsieur le jour où il sera malade il se fera soigner dans les manifique démocratie qu il entretien
a écrit le 18/05/2013 à 17:56 :
il est k.o. d'avance et il le sait bien. mieux vaut pour lui penser à sa retraite.tout le monde a bien compris de lui aujourd'hui qu'il n'est là que par un concours de circonstances et rien d'autre. tout le monde a compris aussi qu'il ne sait rien faire d'autre que de l'impôt. il a gagné d'une très courte tête. Mais avec le matraquage qu'il vient de faire subir aux français et aux retraités, il y a toutes les chances pour qu'ils s'en souviennent dans les urnes.
a écrit le 18/05/2013 à 17:43 :
Ce fut exactement la même stratégie que son prédécesseur. Les enfants de la génération Mitterand sont prêt à faire tourner la roue de la fortune à leur profit de la même façon que leurs parents. Pas sûr que la jeunesse française se laisse abuser une deuxième fois. Car le chômage s'ajoute au chômage.
Réponse de le 19/05/2013 à 21:55 :
Mitterrand avait eu la chance d'avoir une cohabitation. Il semble que l'auteur de l'article a oublié que les législatives auront lieu APRES la présidentielle...
a écrit le 18/05/2013 à 17:35 :
Il faut dire plutôt un commercial qu'un fin stratège.On verra ce qui va se passer c'est qu'il est sur il perdra dans tous les cas.
Réponse de le 18/05/2013 à 18:28 :
@visiteur100 Ne sous-estimez pas l'intelligence politique de François Hollande. Votre grille de lecture est trop axée sur les compétences usuelles. Sa copine Martine à la primaire et son pote Nicolas à la présidentielle, l'ont sous-estimé et ils le regrettent amèrement. En filigrane l'auteur de l'article nous suggère que François Hollande pourrait orchestrer un 21 avril à l'envers pour assurer sa réélection. En 2017, l'assemblée risque de basculer à droite, mais s'il impose la proportionnelle, comme l'a fait le précédent François, il pourra proposer un gouvernement de coalition autour du centre, écartant les extrêmes et maintenant la droite divisée. Ce second mandat sera alors très confortable pour lui, plus en harmonie avec sa personnalité et son habitude de gestion par la synthèse.
Réponse de le 18/05/2013 à 20:40 :
@owen : j'ai aussi compris l'article en ce sens : un 21 avril a l'envers qui est pour l'o probablement la seule façon de gagner. Si le FN est au dessus de l'UMP ( ce sera très difficile a faire), il a beaucoup plus de chances de gagner face à M Le Pen. S'il met la proportionnelle il aura a gérer un gouvernement ou le centre aurait la capacité de diriger.
Réponse de le 18/05/2013 à 22:39 :
@Owen : entièrement d'accord.
FH n'est pas là par hasard, et son habileté politique n'a rien à envier à l'autre François.
Sa stratégie est claire : se servir du FN pour interdire à l'UMP tout retour aux affaires.
Si l'UMP s'allie au FN, FH aura beau jeu d'en appeler au centre, si l'UMP refuse l'alliance, elle se marginalise...
Je parierai volontiers sur un second mandat, avec une paupérisation accélérée du pays, et une mise sous tutelle du FMI vers 2020 (dette à 140%/PIB)...
a écrit le 18/05/2013 à 17:05 :
J'approuve ce texte et cette analyse qui sort la tête de la mêlée. Les nombreux chefs de l'UMP devraient l:apprendre par c?ur ! Vous nous manquiez monsieur Gallien.
Réponse de le 19/05/2013 à 21:57 :
L'affreux jojo (Jospin) qui se vantait d'un excellent bilan a eu destin magnifique... Le bilan de flanby est assez maigre...
a écrit le 18/05/2013 à 16:05 :
La stratégie décrite par l'auteur est cohérente. Le précédent François à l'Elysée aurait approuvé ce plan. Dans un style différent, l'actuel François s'inspire du précédent. Le scénario est plausible. Par contre, les étiquettes social-libéral ou social-démocrate ne sont que des projections de l'idéal ou du rejet de certains commentateurs. François Hollande a clairement, et de mon point de vue sincèrement, réaffirmé qu'il est socialiste et qu'il dirigera en socialiste.
Réponse de le 18/05/2013 à 21:15 :
Ce pseudo socialiste gouverne par défaut, suscite 75 % de rejet au bout d'un an est de mon point de vue infoutu de regagner en 2017 et c'est tant mieux, la France n'a pas besoin d'un nouveau bonimenteur qui dès qu'arrivé mène une politique libérale dans la droite ligne de son prédécesseur...Pourquoi avoir changé sinon pour le rejet ? De toute façon droite gauche, même politique et .... même rejet, il faut regarder ailleurs.
Réponse de le 19/05/2013 à 0:46 :
voila je vais dire une chose depuis le temps que hollande et passe il a rien fait pour lesfrançais les usines fermes c est une honte je travail a la poste mais c est dommage que le français soit obligée de subir alors mr le président merci de prendre en charge la France et que tout ce rettablie
Réponse de le 19/05/2013 à 8:36 :
@godrev Oui, même s'il surjoue le contraste de style avec son prédécesseur, sa politique s'inscrit dans la continuité: étatiste, interventionniste, militariste, keynésienne, monétariste, fédéraliste, ... mais l'adjectif libérale n'est pas approprié, ni pour l'un, ni pour l'autre. L'adjectif socialiste est pertinent pour la politique de l'actuel président et l'adjectif néoconservatrice pour celle du précédent. En France le clivage gauche droite complique l'analyse des politiques menées. Plusieurs doctrines tiraillent chacun des deux principaux partis alternativement au pouvoir, renforçant la confusion générale et les frustrations des électeurs.
Réponse de le 19/05/2013 à 10:01 :
S'agissant de FH, je maintiens ma définition de libéral qui pour vous comme pour moi doit être la suivante "le libéralisme économique s'oppose au contrôle par l'Etat des moyens de production et à l'intervention de celui-ci dans l'économie, si ce n'est pour coordonner les entreprises ou garantir un marché équitable (opposé : étatisme, dirigisme, socialisme, communisme)". Je n'entrevois pas dans votre propos -l'adjectif socialiste que vous appliquez à FH- autre chose qu'une subtilité sémantique et je ne détecte pas de nuance même ténue entre la politique menée par FH et hier NS, les deux s'appuyant sur leur fond de commerce respectif résultat d'un clivage ancien entretenu par les uns et les autres, constituant de leur fond de commerce. Il s'impose à la compréhension de tous que l'appartenance à l'Europe et au diktat de Bruxelles, dicte leur marche de manoeuvre aux chefs de partis qu'ils soient de droite comme de gauche, sans possibilité de correction. Nous avons trop perdu de temps depuis des décennies avec ces bonimenteurs de tous bords qui ont vendu la France à l'étranger, nous promettant un monde meilleur pour demain quand ce n'est pour la fin de leur mandat. Et je ne regarde surtout pas vers le FN...
Réponse de le 19/05/2013 à 10:48 :
@godrev Nous sommes presque d'accord sur tout. Les différences entre FH et NS sont ténues mis à part le style. Notre désaccord porte sur la sémantique. FH a réaffirmé qu'il est socialiste et c'est exact, mais les observateurs ne veulent pas le voir ou le croire. Pour moi, ni FH ni NS ne sont des libéraux au sens classique et originel, mais des adversaires de ce libéralisme. Votre phrase très lucide "nous avons trop perdu de temps depuis des décennies" peut être illustrée par ce lien ... http://www.youtube.com/watch?v=MxYQb-WmB3g

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