Les défaillances d'entreprises en 2015 : l'amorce du reflux

Alexandre Mirlicourtois, Xerfi

Alexandre Mirlicourtois, Xerfi
Un cycle de baisse des défaillances s'amorce-t-il en France ? Selon la Banque de France, oui. Selon notre indicateur de mesure du risque, Xerfi-Risk, oui aussi.
Les données de la Banque de France d'abord. A 62 313 unités en 2014, le nombre de défaillance a reculé de 0,5% sur un an. Cela reste modeste.
Bien entendu, la casse reste énorme et la sinistralité campe toujours largement au-dessus de sa moyenne de long terme. Mais attention, l'analyse en moyenne écrase le mouvement de fond qui se dessine, car cela fait maintenant plusieurs mois que la tendance s'est inversée pour s'accélérer même en fin de période.
La tentation est donc grande de poursuivre le mouvement tout au long de 2015 pour arriver en bout de course à une baisse plus significative de la sinistralité. Et bien c'est mon analyse ! C'est le sens qu'il faut donner à notre indicateur agrégé Xerfi Risk.
A 72,9, il baisse pour la première fois depuis 2010 !
Alors bien entendu, ce niveau le maintient pour la cinquième année consécutive dans la zone de risque élevé. Bien sur, l'amélioration pour 2015 reste très partielle et ne permettra pas à notre indicateur de descendre dans la zone de risque inférieure.
Mais la tendance est bonne et six éléments sont à prendre en compte pour bien comprendre sur quoi repose l'analyse :
Quatrième élément : la montée d'un cran du CICE dont le montant en 2015 équivaut à 6% des rémunérations payées en 2014 pour les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC.
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Le second est plus paradoxal. Il relève en première analyse de la rançon du succès. Il s'agit du nouveau boum des créations d'entreprises. Depuis la mi-2013 leur nombre (hors auto-entrepreneurs) s'envole et près de 270 000 nouvelles sociétés sont apparues en 2014.
Or, les premières années d'existence sont les plus périlleuses et le risque de défaut élevé. Malgré ces deux bémols, 2015 est parti sur de bons rails, l'inflexion est prise et la sinistralité devrait reculer de près de 4% selon notre scénario.
C'est suffisant pour refaire passer le nombre de défaillances sous la barre des 60.000 dès cette année. Mais c'est insuffisant pour revenir au niveau moyen du début des années 2000 avant la grande récession.
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Alexandre Mirlicourtois, Xerfi
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