• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Au Kazakhstan, la contestation populaire au service des luttes entre élites

Paul Cruz

Publié le 13 janvier 2022 à 07:52 - Mis à jour le 13 janvier 2022 à 10:52

Les forces de la coalition russe vont commencer a quitter le kazakhstan dans deux jours, dit tokaiev

Kassym-Jomart Tokaïev, Président de la république du Kazakhstan.

PRESIDENT OF KAZAKHSTAN WEBSITE

Le Quotidien Numérique

21 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Olivier Guérin, professeur de médecine en gériatrie : « Notre mode de vie pèse davantage que notre génétique sur notre espérance de vie »

  • 2

    Petites lignes : Ferromobile teste sa navette autonome près de Bordeaux pour la mettre sur les rails dès 2028

  • 3

    Laurent Delahousse, journaliste : « Mes vacances sont un mélange d’improvisation et d’organisation »

  • 4

    « On se demande ce que ça va être au mois de septembre ou octobre » : les Vendéens tentent de faire face à une « sécheresse extrême »

  • 5

    Au-delà de la vente d’énergie, Alger veut faire de Berlin un tremplin industriel

  • 6

    Fibre Excellence : l'offre de Matthieu Pigasse jugée « crédible » par un rapport d'expertise

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Une dizaine de jours après le début d'une mobilisation sociale contre l'augmentation des prix de l'énergie, les événements au Kazakhstan continuent de livrer un tableau confus. En coulisses, une lutte d'influence entre factions au pouvoir se dessine pour tirer parti de la contestation. Par Paul Cruz Consultant Senior, Spécialiste Europe de l'Est et Asie Centrale.

Toute personne voulant comprendre la situation actuelle au Kazakhstan doit accepter d'être face à une situation d'une rare complexité. Alors que les analystes étaient habitués à décortiquer les listes de nomination pour saisir quel personnage de l'État était en ascension ou en disgrâce au sein du régime, ils sont aujourd'hui confrontés à la séquence politique la plus rapide de l'histoire moderne du Kazakhstan. Les coupures d'internet et les difficultés à joindre les sources locales contribuent à la confusion de lecture depuis l'extérieur, et une partie non négligeable des hypothèses formulées ici sont susceptibles d'être dépassées dans quelques jours.

L'actuelle crise avait pourtant commencé d'une façon assez lisible. La libéralisation et l'augmentation en conséquence des prix du GPL ont provoqué une contestation sociale dans l'Ouest du pays à partir du 2 janvier, phénomène déjà apparu par le passé. Peu à peu, les revendications économiques ont cependant partagé la scène avec un rejet du système politique hérité de Noursoultan Nazarbaïev. Homme fort du pays depuis la fin de l'URSS, celui-ci n'a laissé son poste de président en 2019 à l'actuel chef de l'État Kassym-Jomart Toqayev que pour mieux conserver une influence en coulisses.

Son régime a passé des années à traquer toute instabilité sociale pour préparer sa transition politique et s'est efforcé de rétrécir tout espace propice à la mobilisation. Avec un contrat de société reposant en grande partie sur la rente du secteur extractif, le pouvoir  a longtemps pressenti qu'une déstabilisation majeure pouvait venir de la question de l'énergie. Il s'est donc toujours méfié de la capacité d'organisation des ouvriers du secteur des hydrocarbures. Suppression des syndicats, ferme encadrement de l'expression politique et poursuites judiciaires contre les opposants ont efficacement bridé les possibilités de mobilisation sociale.

Une "factionnalisation" des élites

Pourtant cette fois le régime s'est fait déborder par les événements dont la succession reste encore à éclaircir, notamment dans son phénomène de contagion à d'autres régions du pays et en particulier à Almaty.

Ces mêmes événements ont laissé place à l'autre grand spectre qui a hanté Noursoultan Nazarbaïev au long de ses années de règne : une « factionnalisation » des élites. Garder un corps dirigeant monolithique et empêcher l'apparition de barons locaux ont toujours figuré en tête des priorités de Noursoultan Nazarbaïev. Cette stratégie semble s'être montrée efficace pour limiter les défections vers le camp protestataire jusqu'à présent, mais elle semble avoir montré ses limites pour empêcher une lutte d'influence entre lui et son successeur.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Malgré la très grande discrétion observée par les membres de l'élite depuis le début de la contestation, il paraît en effet de plus en plus évident que Kassym-Jomart Toqayev essaye d'utiliser la crise pour secouer l'emprise de son prédécesseur sur le système politique à son propre profit. Une de ses premières mesures a en effet été de démettre de leurs fonctions le Premier ministre Askar Mamin et le chef des services de renseignements intérieurs Karim Masimov, deux piliers de la vieille garde. Il  s'est aussi autorisé à prendre lui-même la place de Noursoultan Nazarbaïev à la tête du Conseil de Sécurité, position censée mettre à l'abri l'ancien chef de l'État des possibles vindictes de ses successeurs.

D'autres signes révèlent cette probable tension entre les deux générations de gouvernants. Un peu plus d'une semaine après le début des événements, alors qu'aucune prise de parole ou apparition publique de Noursoultan Nazarbaïev n'a été identifiée, personne ne semble savoir s'il se trouve toujours dans le pays ou s'est enfui à l'étranger. Avec le sens du vent, d'autres dynamiques pourront se structurer. La faction organisée autour de Timur Kulibayev, gendre de Noursoultan Nazarbayev et parmi les premières fortunes du pays, s'est montrée assez passive pour l'instant. Certains se rappellent aussi du rôle des réseaux criminels dans les manifestations au Kirghizistan de 2020 et des vieilles solidarités régionales. La composition du nouveau gouvernement permettra d'éclaircir quels groupes sortiront renforcés de cette crise.

Avec cette série d'hypothèses, les observateurs s'efforcent pour l'instant de remettre en ordre les pièces d'un puzzle encore confus. Parmi les questions en suspens demeurent celles entourant l'intervention des troupes de l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), qu'un peu moins d'un pas a semblé séparer du mauvais souvenir du Printemps de Prague. S'il est évident que Vladimir Poutine, qui a fourni le gros des troupes, intervient pour maintenir à flot cet allié stable et prévisible qu'était le Kazakhstan, il n'est pas si évident de déterminer les raisons qui ont poussé Kassym-Jomart Toqayev à faire cet appel. Peut-être celui-ci a préféré s'appuyer sur des troupes principalement russes plutôt que sur des services de sécurité dont il pouvait douter de la loyauté de la chaîne de commandement. Il reste aussi à savoir quel sera le prix payé par Kassym-Jomart Toqayev pour ce soutien. Personne n'oublie que l'assistance du Kremlin à Alexander Loukachenko en 2021 s'est faite au détriment de portions de souveraineté et par la réactivation du processus d'union entre les deux pays.

À lire également

  • Kazakhstan : un nouveau gain stratégique pour Moscou ?
  • Kazakhstan: Moscou montre les muscles, la répression s'accroit
  • Au Kazakhstan, la crise énergétique se transforme en crise politique
  • Comment le Kazakhstan est devenu en 30 ans l'autre pays des miracles économiques

Malgré tous ces questionnements, une chose au moins demeure certaine : l'attractivité d'une transition « modèle Nazarbaïev » vient d'en prendre un rude coup pour tous les autocrates voisins tentés par ce scénario, au rang desquels Vladimir Poutine figurait en bonne place.

Paul Cruz

Sur le même sujet

Edoardo Secchi et Alexandre Del Valle

OPINION. « Sommet de l’OTAN : Trump préfère le despote oriental Erdogan à l’alliée occidentale Meloni »

Pendant deux ans, Giorgia Meloni avait réussi à établir un canal direct avec Donald Trump et à occuper une position privilégiée entre l'Europe et Washington. Puis Trump a fait ce qu'il fait toujours avec ceux qui se rapprochent trop de lui : il les utilise, les humilie, puis les abandonne. Fort avec les faibles (Européens, Canadiens et alliés asiatiques), faible avec les forts (Chine, Russie, Turquie, Inde, etc).

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Kazakhstan

OPINION. « Kazakhstan : la place que la France est en train de laisser filer »

Fin mai, Vladimir Poutine était reçu en visite d'État à Astana. Sept axes de coopération signés, un train d'accords sur l'énergie, les transports, la finance. La Russie est aujourd'hui le premier investisseur étranger au Kazakhstan. Pendant ce temps, à Paris, le pays reste un nom lointain entre la Russie et la Chine. C'est une erreur d'appréciation. Et pour qui dirige des entreprises ici, c'est une erreur qui se paie

Idées & Débats
Grégoire Du Peloux

OPINION. « La finance va imposer ses standards de confiance à l'IA 2.0 »

D'ici quelques années, des agents d'IA piloteront des portefeuilles, instruiront des dossiers de crédit et déclencheront des opérations de marché sans intervention humaine directe. La question n'est pas de savoir si cela arrivera. Elle est de savoir qui aura écrit les règles.

Idées & Débats
Olga Givernet

OPINION. « Nos infrastructures méritent mieux que des arbitrages de court terme »

Le changement climatique n'est plus une menace pour demain. Il est déjà une réalité. Il modifie déjà les conditions dans lesquelles nos infrastructures, réseaux d'eau, d'énergie, de transport et de télécommunications, sont exploitées.

Idées & Débats
Carine Pichon

OPINION. « Dans l’incertitude, ne pas décider devient un risque stratégique »

Nous avons longtemps considéré que le principal risque pour les entreprises venait de l’extérieur : tensions géopolitiques, ruptures d’approvisionnement, guerre commerciale ou transition technologique. Ces risques demeurent. Mais dans un environnement devenu durablement instable, un autre risque s’impose avec force : celui de ne plus réussir à décider.

Idées & Débats
David Cluzeau

OPINION. « Redresser les finances publiques : il est temps de changer de méthode »

Alors que Bercy prépare les arbitrages budgétaires pour 2027 et que la campagne pour l'élection présidentielle se rapproche, les propositions se multiplient pour redresser les finances publiques. C'est une bonne nouvelle. Notre pays a besoin d'un débat exigeant sur les moyens de retrouver une trajectoire budgétaire soutenable. Mais ce débat ne pourra produire des réponses durables que s'il s’appuie sur une méthode réellement féconde.

Idées & Débats
Fabrice Gourgeonnet

OPINION. « Sur la route de la transition électrique, le défi du pouvoir d'achat »

De la guerre en Ukraine au blocage du détroit d’Ormuz : chaque crise internationale nous rappelle la même réalité. Une partie de notre pouvoir d'achat reste dépendante des fluctuations du prix du pétrole.

Idées & Débats