Budget 2025 : écologistes, soyons responsables nous aussi
Yann Wehrling

Photo d'illustration
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Oui, il faut agir et le gouvernement le fait avec les instruments dont il dispose : augmenter les impôts et baisser les dépenses.
Pour autant, l'urgence avec laquelle le projet de budget a été élaboré, de l'aveu même du Premier ministre, n'a pas permis de rendre une copie parfaite.
Le débat parlementaire et les semaines et mois qui viennent doivent nous permettre d'ajuster au mieux la remise à flot de nos finances. Et parmi les ajustements, sans doute faudra-t-il en apporter davantage sur la transition écologique.
Précision importante au moment où nous constatons à regret que l'architecture gouvernementale s'est dotée de deux ministres en charge des questions énergétiques, et que le porte feuille de la biodiversité a disparu. L'écologie est un tout : climat, nature, eau, océans, air, ressources. Elle n'est pas tout à fait une politique comme les autres. Sans planète vivable, tout le reste devient anecdotique. Il faut donc, comme l'a d'ailleurs souligné le Premier ministre dans son discours de politique générale, penser aussi bien à notre dette budgétaire qu'à notre dette écologique. Une autre manière de dire que la fin du mois importe autant que la fin du monde.
Mais à la différence de bien des écologistes, nous refusons de céder aux facilités habituelles de l'extrême gauche qui est adepte de l'argent facile : facile à trouver dans la poche des riches et facile à dépenser, car le danger des déficits publics ne serait qu'une crainte farfelue de libéraux. Gardons la tête sur les épaules et vivons dans le monde réel. La situation actuelle impose aux écologistes de faire preuve de sérieux budgétaire... précisément pour sauver l'écologie.
Dès lors, quelles pistes explorer pour à la fois rester ambitieux pour l'écologie et raisonnable dans la dépense publique ?
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Le niveau d'investissement que nous devons faire dans la transition écologique doit rester important, mais il nous faut prendre le temps de les remettre à plat, les rendre plus efficients, faire la chasse au gaspi, aller à l'essentiel, prioriser sur ce qui marche et ne pas hésiter à abandonner ce qui ne marche pas.
Pensons la période comme une opportunité de faire des choix pour ne pas sacrifier la fin du monde sur l'autel de la fin du mois.
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(*) Yann Wehrling Président du parti « Écologie Positive » ; Vice-président de la Région Île-de-France à la transition écologique et Ancien ambassadeur de France à l'environnement.
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