• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

La dette, l'argent, le péché

Photo de Michel Santi

Michel Santi

Publié le 18 mars 2019 à 07:42 - Mis à jour le 12 décembre 2024 à 23:50

Michel Santi, 2018.10.08,

Michel Santi, 2018.10.08,

DR

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 2

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 3

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 4

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    Engie va supprimer environ 1 000 postes dans ses fonctions support d’ici à 2028

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. «Dette» en allemand - devoir de l'argent - se dit "Schuld", mot qui veut également dire «péché» en cette langue. Par Michel Santi, économiste (*).

Cette dualité dans la signification se retrouvait également dans l'accadien à Babylone. De fait, c'est un souverain babylonien, Hammourabi, qui fut le premier à mettre en place en 1792 avant Jésus Christ un authentique système de répudiation des dettes consistant à effacer de manière ponctuelle toutes les sommes redevables à l'Etat et aux notables de l'époque. Le «Code de Hammourabi» que l'on peut admirer au Louvre stipule que le débiteur n'est pas tenu au remboursement de sa dette en cas de mauvaise récolte, de tempête ou de sécheresse et qu'il pourrait dès lors en toute légalité «laver sa tablette et ne pas payer de loyer pour l'année en cours». Les historiens ont dénombré pas moins de 2.400 épisodes de répudiation des dettes entre 2400 et 1400 avant J.C., donnant lieu à des festivités publiques au cours desquelles les fameuses tablettes censées enregistrer les dettes étaient symboliquement détruites. L'Ancien Testament évoque en plusieurs occurrences l'effacement des dettes, et la religion juive enseigne que l'année suivant 7 années sabbatiques - appelée également "année du jubilé" - doit être l'occasion (donc tous les 49 ans) de se libérer des servitudes et des dettes. Un des premiers sermons de Jésus, rapporté dans l'Evangile selon Saint-Luc (Luc 4 : 16-21), annonce l'imminence de l'année du jubilé et la remise à zéro de tous les compteurs. Cette «bonne nouvelle» - signification du mot «Evangile» - ne fut pas du goût de tout le monde puisqu'elle opposa Jésus aux tous puissants créanciers de l'époque, les Pharisiens.


Tandis que la tradition judéo-chrétienne responsabilise autant le débiteur que le créancier qui ont tous deux des comptes à rendre à Dieu, notre monde moderne stigmatise à outrance le débiteur indiscipliné et le défaut de paiement systématiquement présenté comme le résultat d'une gestion calamiteuse. Tandis que la répudiation des dettes était un acte béni et bénéfique chez toutes les civilisations décrites dans la Bible, cette même dette est aujourd'hui devenue sacrée ! Quelque deux mille ans plus tard, l'endettement mondial se monte à 240.000 milliards de dollars alors que le PIB global atteint péniblement 70.000 milliards de dollars. Dans un tel contexte où ces dettes massives induisent une stagnation endémique et séculaire, les taux d'intérêt sont évidemment condamnés à ne plus jamais être remontés, participant activement à la formation de multiples bulles spéculatives potentiellement dévastatrices. L'Europe, pourtant, est très familière du concept de répudiation des dettes - et elle lui doit beaucoup !

Suite à la Première guerre mondiale, la sortie de l'étalon-or fut accompagnée d'un effacement substantiel et définitif des dettes de nombre de nations qui purent ainsi «reflater» leur économie. L'économiste Carmen Reinhart estime que la répudiation des dettes des économies occidentales de l'époque atteignit une moyenne de 19% de leur PIB, dont 50% pour la France ! Après la Seconde guerre mondiale, les accords de Londres de 1953 oblitérèrent la totalité de l'endettement extérieur de l'Allemagne, qui bénéficia d'un véritable jubilé puisque la période allant de 1947 à 1953 vit l'effacement de ses dettes se montant à 280% de son P.I.B. Donc, pas de miracle économique allemand sans suppression de ces dettes ! Tout plaide, de nos jours, en faveur d'un nouveau jubilé - dont les contours sont bien-sûr à définir - car la somme de l'endettement universel fragilise considérablement toute velléité de reprise, et ce suite à la crise financière. La répudiation de certaines dettes ramènerait la confiance, redresserait la consommation, relancerait les économies et tirerait enfin l'Occident de sa crise qui semble permanente, comme sans fin.

Jésus prit le parti de l'action au Temple. Fut-il crucifié - aussi - pour ses vues économiques, pour la menace qu'il faisait peser sur les créanciers ? Sur la croix, sa toute dernière parole fut «Tetelestai», autrement dit «tout est consommé». Etrangement, «tetelestai» était également le terme écrit par les créanciers sur les tablettes pour marquer le règlement de la dette. Tetelestai, dernier mot de Jésus, signifiait donc également «dette acquittée» - «Paid in Full» diraient les anglo-saxons...

___

L'AUTEUR

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d'Art Trading & Finance.
Il vient de publier "Fauteuil 37", préfacé par Edgar Morin. 
Sa page Facebook et son fil Twitter.

Michel Santi

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 2

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 3

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »

  • 4

    OPINION. « Les constructeurs automobiles chinois innovent-ils dans l’automobile ? »