• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

OPINION. « Plans sociaux : prendre soin psychologiquement des personnes avant tout »

Nicolas Magnant

Publié le 13 mars 2025 à 08:05 - Mis à jour le 14 mars 2025 à 14:58

Photo d'illustration

Photo d'illustration

DR

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
OPINION. Avant d'être des « pertes d'emploi », des « suppressions de postes », « des nécessaires réductions de coûts », des « organisations cibles », les plans sociaux sont avant tout affaire de personnes, d'êtres humains, fragilisés sur les fondamentaux de l'existence : sécurité économique, projection dans l'avenir, relations sociales, sentiment d'utilité, possibilité de vivre dans son territoire. Par Nicolas Magnant, Codondateur et Directeur associé d'Alterhego (*)

Être soutenu psychologiquement dans ces périodes est une nécessité sous-estimée, y compris par les premiers concernés.

Les entreprises qui mettent en œuvre les plans sociaux consacrent beaucoup de temps et d'énergie à concevoir des organisations cibles en lien avec les emplois qu'elles souhaitent supprimer. Le formalisme juridique, social et économique français conçu pour être protecteur produit des effets qui peuvent être paradoxaux. En chambre, pendant un temps souvent long et « secret », un petit nombre de personnes se consacre à « comment faire partir les gens », parfois au détriment de l'activité, du management, du développement. L'intention initiale était louable, dans la réalité, un plan social produit souvent un temps suspendu, avec une communication limitée, une perte de vision et d'élan stratégique, un sentiment de flottement et d'attente, où l'énergie collective est détournée.

Par ailleurs, les parties prenantes qui négocient se sont longtemps concentrées surtout sur les mesures d'accompagnement pour retrouver un emploi, ainsi que sur « le montant du chèque » pour partir, sans toujours être suffisamment attentif à l'état psychologique des personnes et aux mesures réelles pour en prendre soin. Un plan social « généreux » faisait office de compensation acceptable : avec tout ce qu'on leur a accordé / négocié, ils ne peuvent qu'aller bien / n'ont pas le « droit » d'aller mal. Troublante confusion de registres.

La nécessité d'accompagner pour palier l'impact des plans sociaux

Il est indispensable de soutenir les personnes, en tant qu'individu, de prendre soin psychologiquement pour ceux qui en ont besoin. En effet, les plans sociaux peuvent avoir un impact important sur l'état psychologique des personnes : anxiété, stress, incertitude vis-à-vis de l'avenir, perte de lien social, insécurité, dépression liée à la perte de l'emploi et de l'environnement de travail structurant, perte de confiance dans l'entreprise pour ceux qui restent, burn-out lié au surengagement défensif dans le travail, risque suicidaire dans les cas les plus extrêmes pour les personnes n'envisageant plus d'issue favorable à l'évolution de leur situation de vie. Sans même aller jusqu'à ces extrémités, l'ébranlement produit par cette rupture de stabilité n'est pas propice à se maintenir en bonne santé. Les transitions fragilisent et peuvent nécessiter d'être soutenu pour les vivre au mieux. Il n'y a ni faiblesse, ni honte, ni vulnérabilité coupable à cette nécessité.

Si l'on ajoute ces dernières années la crise du covid, l'accélération du changement climatique, le retour de l'inflation, le développement de l'IA, la présence de la guerre et très récemment la bascule dans un autre monde géopolitique incertain, les atteintes à la santé mentale sont potentiellement décuplées. Nous passons d'un monde plutôt stable, assez prévisible et relativement maitrisé à une incertitude importante et un risque de souffrance accru.

Redoubler d'ambition pour soutenir véritablement

Les entreprises et le législateur ont intégré cette nécessité de proposer du « soutien psychologique » dans les dispositifs d'accompagnement des plans sociaux. C'est une bonne chose. Il s'avère que souvent ce n'est pas suffisant. C'est une « mesure » dans un bouquet de mesures, une proposition de « service » pour ceux qui en auraient besoin, renvoyant l'usage à une décision individuelle dans un espace confidentiel...dont on n'a pas trop à se préoccuper. Une forme d'externalisation de la gestion de la souffrance. On observe que les dispositifs ne proposant qu'une ligne d'écoute fonctionnent peu et mal. On se confie peu sur sa souffrance au travail à une plate-forme anonyme et désincarnée...

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Il est nécessaire d'être beaucoup plus ambitieux en matière de soutien des personnes. Apporter du soutien permet de la mise en mot de ce qui est ressenti, vécu, pensé, sans jugement, pour prendre conscience, extérioriser, mettre en travail et soigner dans certains cas. Tout le monde a potentiellement besoin de soutien. Non pas parce que nous sommes tous « fous » ou malades, mais parce que nous avons besoin de prendre conscience de ce que le réel nous fait pour ne pas être dans le déni, l'impensé et... risquer la maladie. Le psychologue en entreprise est là pour apporter le cadre et la pratique permettant cette prise de conscience et cette mise en travail.

Créer une culture globale de la co-vigilance pour prévenir et protéger

Mais pour être pleinement efficace, le soutien ne peut pas être juste proposé comme un service individuel. Il doit s'inscrire dans le développement d'une culture de l'attention à l'autre, pro active, collective, incarnée et organisée autour de la notion de la co-vigilance. Comment chacun est en attention à l'autre et sait quand et comment mobiliser les autres « acteurs de la prévention » dont le psychologue, présent sur site, fait partie, mais parmi d'autres. Il s'agit de passer de la prestation de soutien psychologique à la mise en œuvre d'un dispositif interne de prévention et de soutien dans lequel chacun à un rôle. Le soutien - social, psychologique - est en fait l'affaire de tous dans l'entreprise, en particulier en période de plan social.

En cette année 2025 placée sous le signe de la santé mentale, dans un monde qui change très vite et en profondeur, apporter un soutien psychologique volontariste et qualitatif dans les périodes de transition est une responsabilité sociale et sociétale de l'entreprise et de ses parties prenantes. À l'instar de la gestion des compétences qui doit permettre des passerelles organisées et fluides entre deux emplois, la réactivité et la rapidité demande de maintenir chacun en bonne santé pour que les transitions se passent le mieux et le plus vite possible, dans l'intérêt de tous. C'est une question d'efficacité collective autant que de dignité humaine.

_______

(*) Nicolas Magnant est un spécialiste en sociologie des organisations et des sujets de QVCT (qualité de vie et conditions de travail). Titulaire d'un DEA en Sociologie des Organisations de l'Université Paris Dauphine, il a co-fondé et dirige AlterHego, cabinet spécialisé en prévention des risques psychosociaux et accompagnement des transformations depuis 2004 avant de rejoindre avec son expérience le groupe Alterhego (cabinet qui accompagne les entreprises pour mettre en œuvre leurs transformations et développer un climat propice au dialogue social) en en tant que directeur associé en 2023. Il a en outre notamment contribué à l'ouvrage collectif « La qualité de vie et des conditions de travail, l'affaire de tous ! » publié en 2024 aux éditions ESF.

Nicolas Magnant

Sur le même sujet

  • 1

    OPINION. « Trente ans d'allègements, et si c'était la courbe le problème ? »

  • 2

    OPINION. « Le bio-manufacturing, prochain tournant stratégique : la France peut-elle se permettre d’attendre »

  • 3

    « Recyclage et réemploi : des enjeux de  souveraineté industrielle et écologique »

  • 4

    OPINION. « Asie centrale : la nouvelle frontière économique que la France ne peut plus ignorer »