IA générative et ERP : de quelles fonctionnalités votre entreprise ne pourra bientôt plus se passer ?
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Voix, vidéo, texte, données numériques : au-delà de la technologie au singulier dont il était question à ses premiers instants, il conviendrait désormais de parler de l'IA au pluriel tant elles se spécialisent sur des fonctions particulières. Intégrées à des solutions de gestion (backoffice, ERP, trésorerie, fiscalité, mobility management), les IA sont désormais dédiées au traitement de fonctions précises, dans le but de répondre à une problématique industrielle globale.
« Dans quelques années, on ne parlera même plus d'IA en tant que telle puisqu'elle sera naturellement intégrée dans nos usages ». Pour Guillaume Rejou (directeur marketing produit chez CEGID), 2025 sonne le début de la mise en marché de solutions proposant l'intégration concrète de l'IA générative dans les ERP, véritables colonnes vertébrales des entreprises.
Premier champ d'impact révolutionnaire de l'IA générative : l'assistance utilisateurs. La capacité d'adaptation de l'IAg va permettre à l'ERP et ses processus de s'adapter aux modifications environnementales, de manière autonome et fluide. « Pour le cas concret des notes de frais par exemple et si le manager direct n'est pas présent pour valider la ligne dans l'ERP, l'IA va permettre de savoir que le manager est absent et de demander à un décideur équivalent de valider la requête. Même cas de figure pour les demandes d'achat » illustre Guillaume Rejou.
Sa vocation à modeler l'usage et le personnaliser en fonction du contexte va permettre à l'IA générative de faire gagner l'ERP en flexibilité et en instantanéité, caractéristiques essentielles pour maintenir la performance et l'agilité des entreprises... et donc pour gagner en compétitivité. « Aujourd'hui, la question de l'intégration de l'IA générative dans les ERP se joue sur les mêmes règles que le Grand Prix F1 de Monaco : le premier sur la ligne de départ aura le plus de chance d'arriver premier à l'arrivée » image l'expert CEGID.
Volatil et incertain, le contexte économique actuel oblige de plus en plus les directeurs financiers à reconsidérer leur gestion de trésorerie. Auparavant plus figés et prévisibles, les scénarios de cash management ne nécessitaient pas l'agilité aujourd'hui indispensable à la pérennité de la trésorerie d'une entreprise. L'IAg va alors permettre, à partir de la base de données historiques de l'ERP conjuguée au contexte extérieur, de proposer différents scénarios de pilotage aux équipes de la Direction Administrative et Financière.
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C'est ensuite l'intelligence humaine qui prendra le relai et décidera lequel d'entre eux privilégier pour orienter les prévisions de cash. « Le DAF a besoin de KPI pertinents pour prendre les meilleures décisions et proposer les meilleurs scénarios au CODIR. L'IA générative permet de donner plus d'agilité financière à l'ensemble de la structure, agilité d'autant plus précieuse pour ces grandes entreprises qui sont souvent difficiles à faire changer le cap » souligne Guillaume Rejou.
L'erreur est humaine... et l'être humain est la première cause de faillibilité d'une entreprise selon Guillaume Rejou : « La machine ne se trompe jamais et, s'il y a malfonction, c'est obligatoirement dû à une erreur ou une absence de codage ». L'IA générative a d'abord vocation à réduire substantiellement la marge de faillibilité des entreprises, en exploitant les données de leurs ERP, en proposant différents scénarios et en laissant plus de latitude de conseil à certaines fonctions spécifiques.
Profils difficiles à trouver pour les recruteurs des grandes entreprises, les fiscalistes et leur spécialisation à mi-chemin entre règlementation juridique et finances pourraient bien voir leur métier transformé par l'IA générative. « Chat GPT a cette capacité de vulgariser des articles de loi et de les cataloguer selon un filtre précis. L'hyperspécialisation des fiscalistes s'accentuera alors et trouvera plutôt sa valeur ajoutée dans l'interprétation des subtilités règlementaires (encore difficilement préhensibles par l'IA) et le conseil en stratégie fiscale » anticipe Guillaume Rejou.
Tout comme internet ou le cloud, il prédit une insertion naturelle de l'IAg dans les ERP et leurs usages : « L'IA n'a pas vocation à remplacer l'humain mais plutôt à élever ses performances en lui permettant de se concentrer sur des tâches à réelle valeur ajoutée ». Le temps du bashing désormais révolu, place à l'apprentissage et l'information afin de suivre au mieux les évolutions de cette nouvelle technologie, bientôt incontournable au quotidien.
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