Transformation digitale des bailleurs sociaux : une question de survie post-loi ELAN
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Depuis janvier 2021, les organismes HLM gérant moins de 12 000 logements ont été contraints par la loi ELAN à rejoindre un groupement de capacité supérieure. Véritable coup de tonnerre au moment de son annonce en 2018, les acteurs du logement social ont bien dû se conformer aux contraintes techniques et financières de cette mesure.
Attribution des logements, rénovation de leur écosystème numérique et accessibilité de leurs données : les défis de modernisation amorcés par la loi ELAN sont plus que jamais d'actualité et inhérents au bon fonctionnement et à la pérennité des bailleurs sociaux.
Investis d'une mission sociale et soumis à des schémas de financement mixtes (publics et privés) parfois complexes, les bailleurs sociaux subissent, comme toute entreprise, la réalité concurrentielle de leur secteur d'activité. « Que ce soit à l'égard de leurs locataires ou de leurs financeurs, les acteurs du logement social sont contraints, particulièrement depuis quelques années, à se remettre en question concernant leur proposition de services et le fonctionnement profond de leur métier » explique Edouard Ansermino, expert avant-vente chez l'éditeur de solutions de gestion CEGID.
Applications mobiles, plateformes de services en ligne, facilité de contact du service client, suivi des baux et des dossiers : la qualité de service aux locataires se conjugue désormais à une gestion de clientèle de proximité, grâce à la complémentarité de nouveaux services digitaux.
Du côté des financeurs et institutions, le mot d'ordre est à la transparence. Qu'elle concerne les procédures d'attribution des logements ou les indicateurs de performance de leur activité, cette transparence résulte de l'accessibilité des données de chaque bailleur social... et donc de la performance de ses outils métiers. « Retravailler ses schémas statistiques et faire émerger des KPI plus pertinents à partir de ses bases de données permet à la fois de rassurer et de contenter les financeurs et décisionnaires » précise l'expert CEGID, en insistant sur l'importance de la modernisation numérique des bailleurs sociaux.
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« Les fusions et acquisitions découlant de la loi ELAN ont entraîné des bouleversements structurels pour de nombreux bailleurs : certains groupes se sont retrouvé à gérer dix nouvelles structures, chacun opérant sur des systèmes de gestion différents ! » se souvient Edouard Ansermino. Coûteux et considérable, le travail de remise en question profond et de rénovation des systèmes de gestion n'en est pas moins incontournable pour la performance des acteurs du secteur. Des outils fiables, flexibles et auditables, capables de sécuriser et mettre facilement à disposition les données tout en intégrant les mises à jour de conformité permettraient aux bailleurs d'assurer une gestion plus efficace de leur activité, tout en fournissant de nouveaux services aux locataires.
Suivi des baux, des chantiers, des demandes d'intervention : de la construction à la gestion locative, le secteur du logement social intègre une variété de métiers non négligeable qu'il est nécessaire de relier par une colonne vertébrale informatique moderne et fiable. Une fois modernisée dans son ensemble, cette nouvelle colonne vertébrale deviendra un véritable allié économique, permettant un pilotage de la performance plus intuitif et des gains directs : « Grâce à cette nouvelle facilité d'accès à la donnée, les reportings et extractions de KPI pourront être facilement générés à l'attention des tutelles ou des administrations financières, dans le but de bénéficier d'éventuels allègements » avance Edouard Ansermino.
De nombreux bailleurs persistent cependant à conserver leurs outils de gestion disparates et vieillissants, malgré leur incapacité à intégrer de nouveaux services et des fonctionnalités de pilotage déconnectées de la réalité économique. Résultat : un backoffice obsolète qui empêche l'interopérabilité entre les systèmes d'information du bailleur... qui ne peut donc pas connecter et exploiter correctement ses données.
Ce modèle monolithique de système de gestion doit céder sa place à une organisation numérique plus précise et performante. « La mise en place d'un écosystème numérique interconnecté permet de fiabiliser sa gestion tout en respectant les spécificités métiers du secteur (finances, CRM, suivi des baux, etc.) » explique l'expert CEGID.
La fin de l'ère monolithique sonnera l'avènement d'un nouvel environnement concurrentiel du logement social, où la performance par la maîtrise de la donnée est clé pour la survie de ses acteurs.
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