Interview : "Le risque de faillite n'a jamais été aussi bien rémunéré"

Que pensez-vous du niveau actuel des obligations d'entreprises ? Il est incroyablement élevé : nous n'avions plus vu un tel écart avec les emprunts d'Etat depuis la crise de 29. Cela reflète bien la crise de confiance actuelle envers les entreprises. Les taux pratiqués traduisent un risque de faillite de 28% à 45% des sociétés notées BBB sur les cinq prochaines années. Or, depuis les années 70, le taux de défaut sur cinq ans n'a jamais dépassé 5,8% aux Etats-Unis. C'est excessif. Est-ce une aubaine pour l'investisseur particulier ? Je le crois : le risque de faillite n'a jamais été aussi bien rémunéré. Le grand public peut à présent trouver du 6 à 8% l'an auprès d'entreprises très solides. Mais il faut se dépêcher : la situation peut revenir à la normale d'ici 6 mois ou un an. Quelles précautions faut-il prendre ? Même s'il est toujours possible de revendre une obligation, le marché est moins liquide que celui des actions. Pour éviter les mauvaises surprises, il faut être prêt à attendre l'échéance, et donc placer seulement de l'argent dont on n'a pas besoin. Par ailleurs, pour diluer le risque de faillite, mieux vaut éviter de mettre tous ses œufs dans le même panier. Comme en achetant plusieurs obligations ou en investissant dans un fonds à échéance par exemple.

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