LaTribune.fr - Epargne au choix pour vos enfants

 |  | 549 mots
Incapable ! C'est ainsi qu'est qualifié l'enfant mineur au regard de son pouvoir d'effectuer seul certains actes juridiques : ouvrir un compte bancaire par exemple... Cependant, le Code civil admet qu'il puisse se passer de son représentant légal - les parents, généralement - quand la loi ou l'usage le veut. Le Code monétaire et financier prévoit que les mineurs sont admis à ouvrir des livrets de caisse d'épargne sans l'intervention de leur représentant légal. De même, la loi autorise un mineur, dès l'âge de 12 ans, à ouvrir un livret Jeunes avec la signature des parents. Dans la pratique, les établissements financiers les impliquent le plus souvent, soumettant même à leur autorisation la délivrance d'une carte de retrait associée à ce compte. Plus encore, ils leur laissent la faculté de fixer un montant maximal des retraits autorisés. Les récentes cartes prépayées rechargeables sont également proposées aux parents pour les enfants dès l'âge de 12 ans, de même que des cartes de retrait adossées aux comptes sur livrets ouverts au nom des enfants. Autant d'occasions pour eux de faire l'apprentissage de la gestion d'un budget dans un cadre sécurisant pour les parents. Et l'opportunité pour ces derniers de faire oeuvre de pédagogie. En effet, lors d'un sondage effectué en 2006 auprès des jeunes, l'Institut pour l'éducation financière du public (IEFP) a constaté une méconnaissance de l'univers financier par les jeunes, les parents constituant leur première source d'information. "La nécessité d'éduquer les parents à l'argent nous est alors apparue de façon cruciale, explique Pascale Micoleau-Marcel, déléguée générale de l'IEFP, pour qui la multiplicité des produits et la nécessité pour les particuliers d'envisager un financement personnel de leur retraite constituent deux raisons supplémentaires de s'y atteler". "avancer pas à pas" De ce point de vue, livrets A, Jeunes ou autres comptes sur livret permettent au jeune de s'initier aux notions d'intérêts et à leur calcul suivant la règle des quinzaines, de solde disponible... Un autre cap est franchi à l'âge de 16 ans, avec l'accès des jeunes à un compte-courant assorti d'une carte de retrait, de paiement et d'un chéquier, sous réserve de l'accord des parents. Dans les faits, sauf cas particuliers (jeunes en apprentissage), les banques ne délivrent plus de chéquiers aux mineurs, auxquels ils préfèrent proposer des cartes de retrait et/ou des cartes de paiement à autorisation systématique pour éviter tout risque de découvert. Une aubaine pour les parents... à qui les banques réclameront toutefois le paiement des dépenses excessives de leurs rejetons. Ce faisant, les établissements assurent leur propre protection, dans la mesure où la loi leur interdit de proposer du crédit à des mineurs. Ce qui explique que l'accès aux cartes à débit différé ou aux découverts autorisés ne soit offert aux jeunes qu'à compter de 18 ans. "Ce n'est pas une raison pour souscrire à ces options dès la majorité", rappelle Murielle Dénouette, économiste à l'INC, pour qui "il faut veiller à avancer pas à pas, prendre le temps d'observer son enfant et le comportement qu'il adopte face à l'argent en surveillant régulièrement ses comptes".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :