Dialogue de sourds entre le PS et Philippe Saurel
Anthony Rey
Anthony Rey
Malgré une amitié revendiquée de longue date avec le Premier ministre, le maire de Montpelllier, Philippe Saurel, a rapidement rejeté l'injonction de Manuel Valls de retirer sa candidature indépendante, sous la bannière Citoyens du Midi, dans le cadre des élections régionales. S'exprimant en effet lors de la 2e journée du congrès du Parti radical de gauche, le 20 septembre à Montpellier, le Premier ministre avait fustigé la poussée du Front national dans le sondages, et avait appelé la gauche à se mobiliser, en soulignant que "ces petites querelles, ces petites divisions, ces frondes, ne sont pas à la hauteur du moment de gravité de notre pays".
Au cours du même week-end, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a proposé d'organiser, du 16 au 18 octobre, un référendum auprès du "peuple de gauche" pour appeler à la constitution de listes unitaires aux régionales, en contournant ainsi la décision des partis ayant choisi de s'aligner sous leur propre bannière. À nouveau, Philippe Saurel n'a pas manqué de réagir, faisant connaître son opposition au projet dans les heures qui ont suivi cette annonce.
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Dès le 2 septembre, la tête du liste PS, Carole Delga, avait publié une lettre ouverte appelant au rassemblement de la gauche en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon. Elle vient d'être entendue, mais peut-être pas dans le sens où l'entend le PS : ce même dimanche 20 septembre, EELV (tête de liste : Gérard Onesta) a voté à 81 % en faveur d'un "projet commun" avec le Parti de Gauche dans le cadre des régionales MP/LR. Dans la foulée, Gérard Onesta a, à son tour, rejeté l'idée de Jean-Christophe Cambadélis: "C'est la meilleure façon d'ouvrir la porte au FN".
Anthony Rey