Le « montage grossier » a peut-être laissé la place à une triste réalité, celle de la bavure d'une armée en proie aux attaques d'une milice dans le Kassaï central. La justice militaire congolaise a annoncé, l'arrestation des premiers suspects dans le scandale de la vidéo du massacre au Kassaï central.
En tout, ce sont sept soldats, des officiers et des sous-officiers, qui ont été interpellés sur des accusations de crimes de guerre dans le cadre de l'enquête ouverte par le gouvernement suite au scandale provoqué par la diffusion à la mi-février sur les réseaux d'une séquence vidéo de moins de 8 minutes dans laquelle des hommes en uniformes de l'armée congolaise exécutaient froidement des civils au mieux armés de bâtons.
Sous la pression de la communauté internationale Kinshasa s'était résolue à ouvrir une enquête et lancé un appel à témoins. Il semble que l'enquête est en bonne voie de révéler la réalité de cette vidéo qui était devenue virale sur la toile.
La liste des chefs d'accusation est longue comme un roman de Balzac : « crimes de guerre par meurtre, crimes de guerre par mutilation, crimes de guerre par traitements cruels inhumains et dégradants et refus de dénonciation d'une infraction commise par des justiciables de juridictions militaires », a listé l'auditeur général.
Ce dernier confirme avoir saisi la Monusco, la mission onusienne au Congo pour une exploitation des indices numériques (analyse vidéo, relevés télphoniques) ainsi que l'exhumation des cadavres dans le village de Mwanza-Lomba au Kassaï central où s'est déroulé l'incident.
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L'arrestation intervient alors que la Monusco a tiré la sonnette d'alarme sur la situation au Kassaï central. Cette région est entrée en rébellion avec le pouvoir central depuis la mort en août 2016 de Kamwina Nsapu, chef coutumier de la région dont les milices mènent des attaques régulières sur les positions de l'armée.
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