La Catalogne face à son destin : l’indépendance ou la suspension de l’autonomie
Aurélie Chamerois
Aurélie Chamerois
L'ultimatum de Madrid a expiré, dans la matinée du 19 octobre, et le président catalan, Carles Puigdemont, a réitéré sa proposition de dialogue. Il a toutefois ajouté cette fois-ci, à la fin d'une lettre adressée au gouvernement espagnol :
Une porte ouverte donc à une nouvelle séance plénière qui déboucherait sur une proclamation d'indépendance. Les groupes parlementaires indépendantistes se sont réunis dans la foulée pour évoquer les modalités de cette prochaine session.
Le gouvernement espagnol, de son côté, n'a pas tardé à répondre. Il a annoncé la convocation d'un conseil des ministres extraordinaire, samedi 21 octobre, pour l'activation de l'article 155 de la constitution qui lui permet de suspendre l'autonomie, de manière totale ou partielle.
Une procédure toutefois longue et qui présente quelques zones d'ombres puisqu'elle n'a encore jamais été appliquée depuis le retour de la démocratie. Les indépendantistes comptent bien jouer sur ce flou pour poursuivre leur course vers la sécession.
Mais le camp séparatiste fait face à un problème de taille pour mener à bien ses projets : le manque de soutiens internationaux. Emmanuel Macron et Angela Merkel ont réaffirmé dans la journée leur total engagement envers le gouvernement de Mariano Rajoy. Même la Slovénie, souvent citée en exemple par les Catalans, a indiqué aujourd'hui que son cas était "complètement différent".
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Pourtant les séparatistes continuent d'y croire. La présidente du parlement a encore affirmé, le 19 octobre, que "l'Europe ne pouvait plus fermer les yeux". Et les quelques centaines de manifestants réunis dans la soirée devant la délégation du gouvernement espagnol à Barcelone comptent aussi sur une intervention internationale.
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Pendant ce temps-là, la fuite des entreprises continue à un rythme alarmant. Plus de 900 sociétés ont décidé de déplacer leur siège social vers d'autres régions d'Espagne. Dernière en date : la compagnie aérienne Volotea qui a annoncé quitter Barcelone pour s'installer dans la région des Asturies.
Aurélie Chamerois
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