En rupture du tact diplomatique, le Ministère gambien des Affaires étrangères n'a pas hésité à qualifier l'information de « mensonge ». Dans la foulée de la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne, cette région espagnole qui se rebelle contre l'autorité de Madrid, les annonces de sa reconnaissance par des Etats du monde a vite enflammé les réseaux sociaux.
Sur Twitter, un obscur compte attribué au ministère gambien des Affaires étrangères a adressé de façon officielle ses « félicitations » à la Catalogne. « Que votre drapeau flotte tout haut ce soir [27 octobre 2017, ndlr] », ajoute même le message qui faisait du petit Etat d'Afrique de l'Ouest, le premier pays au monde à reconnaître la Catalogne.
Cocasserie ou manque de coordination dans la nouvelle Gambie, l'information était d'autant crédible pour les internautes que le compte félicitant la région espagnole pour son « indépendance » était suivi par le compte d'Adama Barrow, le président gambien.
Faux, réplique le département d'Ousainu Darboe, le chef de la diplomatie gambienne. « C'est un mensonge ! La Gambie n'a jamais félicité la Catalogne [pour son indépendance, ndlr]. Le compte qui a annoncé cela est en fait un faux compte attribué à tort au ministère des Affaires étrangères », dément la diplomatie gambienne.
La crise catalane intéresse peu sur le Continent. Le Maroc, en raison de sa proximité géographique et de son partenariat économique, et le Malawi, en raison de sa doctrine sur les relations extérieures, sont les deux seuls pays africains à avoir officiellement commenté la crise entre la Catalogne et Madrid.
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Par ailleurs, il faut noter que ces derniers temps, la diplomatie gambienne est assiégée de fausses nouvelles qui remettent en cause parfois les messages officiels. Dernier couac en date, cette fausse invitation du chef de la diplomatie gambienne à Faure Gnassingbé, le président togolais à quitter le pouvoir face à la colère de la rue sur la réforme de la constitution. Information ensuite démentie par les autorités officielles gambiennes.
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