Afrique du Sud : Jacob Zuma poursuivi pour fraude et corruption

Zuma
Reuters
L'heure de la justice a-t-elle sonné pour Jacob Zuma ? L'ex-président d'Afrique du Sud va être poursuivi pour fraude et corruption, a annoncé le ministère public en conférence de presse vendredi après-midi.
Le désormais homme fort de Mahlamba Ndlopfu est inculpé pour corruption, fraudes, racket et blanchiment d'argent. Au total, 16 accusations concernant 783 cas d'actes répréhensibles présumés, selon les précisions de l'Autorité nationale des poursuites (NPA).
Tout est parti d'une affaire qui fait scandale à la fin des années 1990. Jacob Zuma, alors vice-président de l'ANC -le parti au pouvoir-, est accusé pour la première fois d'avoir accepté des pots de vins dans le cadre d'un contrat d'armement public avec des sociétés étrangères. Mais en 2009, à la veille de son élection à la tête du pays, les charges contre lui sont abandonnées pour vice de procédure. Pourtant, son conseiller financier à l'époque des faits, Schabir Shaik, avoir été reconnu coupable de corruption et emprisonné en 2005.
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Nouveau coup de tonnerre en 2016, le président est à nouveau cœur de la polémique, accusé d'avoir puisé dans les caisses de l'Etat pour rénover sa maison. Plus récemment, l'affaire Gupta -du nom d'une fratrie d'origine indienne mêlée à plusieurs affaires de corruption- dans laquelle il est plusieurs fois cité sera vraisemblablement la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ce scandale de trop contraint Zuma à la démission dans la nuit 14 février.
C'est donc comme le Sud-africain lambda que celui qui a dirigé le pays pendant près de neuf ans devra répondre devant la justice des charges reposant contre lui.
Au moment où de nombreux Sud-africains et l'opposition saluent cette décision de la justice, l'ANC apporte son soutien à l'ex-président.
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