Ouganda : képi pour Kainerugaba Muhoozi, le fils qui peut succéder à Museveni

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L'ascenseur plutôt que les escaliers pour atteindre presque les sommets des Forces de défense du peuple ougandais. A 44 ans, Kainerugaba Muhoozi est devenu, depuis la cérémonie de promotion de ce 8 février dernier, le numéro 2 de l'Armée nationale de l'Ouganda.
En compagnie de son épouse Charlotte et de leurs trois enfants, ce fils de Yoweri Kaguta Museveni a reçu le nouveau galon en même temps que 120 autres officiers promus à d'autres grades par le président ougandais, lui-même Commandant en chef de l'Armée. Précédemment Major-général et Commandant des Forces spéciales -chargé de la sécurité des hautes personnalités de l'Etat-, Kainerugaba Muhoozi est seulement à un grade près de son père puisqu'il accède au nouveau galon de Lieutenant-Général.
Actif dans l'armée depuis 1999, Museveni-Fils a vite gravi les échelons dans la haute hiérarchie militaire de l'Ouganda sur lequel règne son père depuis plus de trois décennies. D'abord formé à l'Académie militaire égyptienne (la plus ancienne d'Afrique du nord), il parfait sa connaissance de la stratégie militaire à l'Ecole de formation à la guerre blindée de Kalama en Ouganda avant d'être admis à l'Académie royale de Sandhurst au Royaume-Uni puis l'Ecole de formation des officiers de Fort Leavenworth au Kansas (Etats-Unis).
Pour autant, Kainerugaba Muhoozi n'a pas attendu la fin de sa formation pour grimper à l'échelle des plus hauts gradés. Second-lieutenant en 2000, Muhoozi est promu colonel en 2001. Une année plus tard, il accède à celui de général de brigade, cumulé avec son poste de Commandement des forces spéciales, l'unité d'élite chargée de la sécurité présidentielle et des hauts dignitaires ougandais. Depuis mai 2016 est devenu Major-général et il n'aura pas attendre longtemps avant de devenir Lieutenant-Général.
Une succession de promotions devant les hiérarques les plus éminents de l'Armée, même ceux qui ont combattu dans la rébellion qui a permis à son père d'accéder au pouvoir en 1986. Des indices suffisants pour ceux qui soupçonnent un projet de dévolution monarchique du pouvoir dans cette République d'Afrique de l'est. En dépit des dénégations, Kainerugaba Muhoozi rejoint le club de ces « Fils ou filles de.. » qui aspirent un jour à succéder à leur père.
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