Conflits : la communauté internationale répondra-t-elle à l'appel à « faire taire les armes » en Afrique ?

Armes Afrique
Reuters

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Pour circonscrire les conflits armés en Afrique, les Nations unies n'hésitent pas à se tourner encore une fois vers la communauté internationale. Intervenant cette semaine lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur le maintien de la paix et la sécurité, la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques et à la construction de la paix, Rosemary DiCarlo, a lancé un appel à cette communauté pour qu'elle apporte son soutien à la réalisation de l'objectif «faire taire les armes» d'ici à 2020.
Il s'agit selon la responsable d'une initiative qui vise à favoriser la prévention, la gestion et la résolution des conflits sur le continent africain. L'Union africaine (UA) avait promis en 2013 de «ne pas léguer le fardeau des conflits à la prochaine génération d'Africains et d'entreprendre de mettre fin à toutes les guerres d'ici à 2020», a rappelé DiCarlo.
Des signes clairs ont démontré que ce sont les Africains, en partenariat avec la communauté internationale, qui ouvrent la voie vers la paix et la prospérité durables sur le continent, a fait valoir Rosemary DiCarlo devant le Conseil de sécurité. «Avec ''faire taire les armes'', les pays africains ont un rôle central à jouer pour assurer le succès de cette initiative, tout comme l'UA ou encore le secteur privé et la société civile d'Afrique», a-t-elle ajouté.
Insistant sur cette mobilisation internationale, la secrétaire générale adjointe a indiqué que «le partenariat stratégique ONU-UA est devenu une pierre angulaire des initiatives de paix et de sécurité de l'ONU en Afrique».
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D'ailleurs en janvier dernier, l'ONU avait lancé un projet sur deux ans visant à soutenir le dialogue politique et l'assistance technique à la prévention des conflits et à la médiation en Afrique. Aussi, en juin 2018, l'Organisation avait signé avec l'UA un protocole d'accord dans les domaines de la lutte antiterrorisme et de prévention de l'extrémisme violent afin de renforcer sa coopération et augmenter son soutien à la construction de capacités de l'Union africaine, de plusieurs organisations sous-régionales, et de pays membres.
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