Covid-19 : forte mobilisation pour empêcher l'arrivée de vacanciers parisiens
Jean-Philippe Déjean

Photo d'illustration
Charles Platiau
Jean-Philippe Déjean

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Charles Platiau
Le samedi 4 avril va marquer le début des vacances scolaires pour la zone C, qui regroupe les académies de Paris, Montpellier et Toulouse (Occitanie) et Fabienne Buccio, préfète de Gironde et de Nouvelle-Aquitaine a rappelé, lors du point presse de ce mercredi 1er avril, que le confinement ne serait pas rompu pour laisser partir les familles de ces territoires en villégiature.
Cette dernière a pris la peine de rappeler qu'il n'y a plus de décollages ou atterrissages d'avions de lignes aériennes régulières à l'aéroport de Bordeaux Mérignac qui a fermé ses portes jusqu'à nouvel ordre. Que le nombre de TGV a été réduit à un par jour sur Bordeaux-Paris et Bordeaux-Toulouse. Et qu'il n'y a plus que trois lignes de TER en fonction dans toute la région.
Sachant que la Nouvelle-Aquitaine accueille, en plus de son dispositif habituel, neuf escadrons de gendarmes mobiles et deux escadrons de CRS déployés entre Bordeaux et la frontière espagnole.
De leur côté les demandes de passage en chômage partiel sont littéralement en train d'exploser dans la région.
Sur le plan sanitaire la pandémie continue à se développer en Nouvelle-Aquitaine mais à un rythme qui reste moins soutenu que la moyenne nationale. Le nombre d'hospitalisations est ainsi passé en Nouvelle-Aquitaine, qui compte 5,8 millions d'habitants, de 658 au 30 mars à 700 au 1er avril (24.639 France entière), en hausse de 42 patients dans la région (+1.882 France entière). Au 1er avril la région comptait 215 personnes en réanimation (6.017 France entière), pour 82 décès recensés en hôpital (4.032 France entière).
Après les deux équipes de soignants néo-aquitains parties ce dimanche vers les hôpitaux de Nancy et Metz, un nouveau groupe serait sur le départ pour Mulhouse.
La lutte contre le coronavirus fait également l'objet d'une redistribution des moyens humains et matériels à l'intérieur même de la région Nouvelle-Aquitaine. La question des 2,4 millions de masques (chirurgicaux et FFP2) commandés par plusieurs collectivités néo-aquitaines (Région, Départements, Bordeaux Métropole et l'agglomération de Pau Béarn Pyrénées) restait ce mercredi 1er avril dans l'attente des livraisons.
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Hier en fin de journée successivement aux micros de la chaine de télévision russe RT France puis de RTL, les présidents de région Renaud Muselier (Provence Côte d'Azur) et Jean Rottner (Grand-Est) ont rapporté que plusieurs commandes de masques faites en Chine par des conseils régionaux français (à hauteur de 60 millions d'unités) ont été détournés par des acheteurs américains sur les tarmacs d'aéroports chinois, ayant payé en cash trois ou quatre fois le prix aux fabricants, pour être aussitôt expédiés vers les Etats-Unis. Les Français payant de leur côté à réception de la marchandise. Cette information à l'ambiance spécial Far West vient, à confirmé le quotidien Libération, d'un président de région qui a tenu à conserver l'anonymat. Serait-ce le début d'une nouvelle crise dans la crise ?
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