• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Politique - La Tribune Afrique

Le sulfureux discours de Kaïs Saïed pourrait coûter cher à la Tunisie

Marie-France Réveillard

Publié le 16 mars 2023 à 08:00 - Mis à jour le 01 octobre 2025 à 03:22

kais saeid tunisie

Photo d'illustration

Reuters

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Moyen-Orient : la guerre du détroit aura bien lieu

  • 3

    Pétrole : le Panama va prendre la main sur un oléoduc, « l'une des infrastructures stratégiques les plus importantes du pays »

  • 4

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 5

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 6

    Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle : « Pour éviter le pire, il faut s’entendre »

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Entre une économie exsangue et une opposition muselée, la Tunisie traverse une période contrariée de son Histoire, que la récente vague de violences contre des Subsahariens, n'a pas arrangée. Bien que la tension soit retombée, ce scandale pourrait avoir de coûteuses conséquences sur son économie, tout en écornant son image de marque sur le continent.

Lors d'une rencontre organisée au centre de promotion des exportations de la Tunisie (CEPEX), le 17 février dernier, le conseiller au développement économique, Chakib Ben Mustapha, affichait l'ambition de renforcer les exportations nationales vers l'Afrique, pour atteindre jusqu'à 7 % des exportations en 2027 et 20 % à moyen terme. Quatre jours plus tard, les ambitions tunisiennes en Afrique noire se crispaient, suite à la déclaration de Kaïs Saïed qui entendait prendre des « mesures urgentes » contre l'immigration clandestine des Subsahariens. Subitement devenus sources de « violence, de crimes et d'actes inacceptables » et porteurs d'un projet visant à « changer la composition démographique de la Tunisie », les Subsahariens de Tunisie, ont été arrêtés par dizaines et frappés d'une amende de 25 euros par jour de clandestinité. Certains ont été renvoyés de leurs entreprises, d'autres de leur logement. Des vidéos d'étudiants subsahariens frappés par des « milices » ont enflammé les réseaux sociaux, avant de se calmer quelques jours plus tard.

Les propos du président Saïed ont provoqué l'indignation de l'Union africaine (UA) qui, dans une déclaration datée du 25 février, a appelé ses États membres à « s'abstenir de tout discours haineux à caractère raciste, susceptible de nuire aux personnes ». Dans la foulée, les autorités guinéennes, maliennes et ivoiriennes organisaient les rapatriements de leurs ressortissants.  « Il n'y a pas eu de réaction officielle des présidents africains, sans doute parce que la ligne rouge n'a pas été franchie et parce que les actes de violence se sont rapidement calmés », explique Samir Bouzidi, un entrepreneur tunisien basé à Dakar et expert en ethnomarketing, à la tête d'Impact Diaspora.

Le 8 mars, Umaro Sissoko Embalo, président de la Guinée Bissau et président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) en visite éclair à Tunis, calmait les esprits en déclarant que les propos du président Saïed avaient été mal interprétés.

Le secteur privé tunisien tire la sonnette d'alarme

Le couscous Diari, la compagnie aérienne Tunisair, les pâtes Randa, les produits hygiéniques Lilas ou le chocolat instantané Chocoline, sont autant de marques tunisiennes qui ont fait l'objet d'appels au boycott sur Internet. Parallèlement, plusieurs événements tuniso-subsahariens ont été reportés. Le 2 mars, un réseau panafricain reportait sine die, sa conférence relative aux flux financiers illicites en Afrique qui devait se tenir en Tunisie mi-mars. Quelques jours plus tard, le Tunisia Africa Business Council (TABC) annulait ses missions d'affaires prévues au Cameroun et au Rwanda en mars, estimant que la situation actuelle ne s'y prêtait pas.

« Blocage des marchandises tunisiennes dans certains ports Africains, annulation de commandes et même de marchés, campagne de boycott des produits tunisiens dans certains pays africains, réorientation des malades vers d'autres destinations, retour de dizaines d'étudiants dans leurs pays pourtant en situation régulière, annulation de voyage de plusieurs hommes d'affaires subsahariens, annulation de missions, salons, forums... Grande inquiétude des milliers de Tunisiens qui travaillent partout en Afrique ! Voilà les constats recueillis auprès des opérateurs économiques par notre cellule de crise durant le weekend », avertissait Anis Jaziri, le président du Tunisia Africa Business Council (TABC), sur sa page Facebook le 5 mars dernier.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Au pays de Senghor, pour échapper au boycott du label tunisien Jadida, la société qui commercialise une brique de beurre très prisée par les Sénégalais, s'est récemment fendu d'un communiqué on ne peut plus clair sur l'origine du produit. « Suite aux informations qui circulent, la SENICO informe son aimable clientèle que JADIDA est un produit 100 % sénégalais. Nos équipes produisent localement tous les différents produits de la gamme JADIDA dans notre usine, sis à Diamniadio » (un message également traduit en Wolof).

Le 6 mars, la Banque mondiale (BM) suspendait son partenariat avec la Tunisie en précisant que « la sécurité et l'inclusion des migrants et minorités font partie des valeurs centrales d'inclusion, de respect et d'antiracisme sous toutes ses formes » de la banque. « C'est un très mauvais signe envoyé aux partenaires internationaux, comme le FMI par exemple », regrette Samir Bouzidi qui redoute l'effet « boule de neige » au Sahara.

Quel sera le prix à payer pour le discours du président Saïed ?

« Contrairement au Maroc, la Tunisie échange peu avec l'Afrique qui représente environ 3 % de ses exportations et 1,5 % de ses importations. Le secteur de la santé et les universités privées très prisés par les Subsahariens, pourraient néanmoins être impactés par cet épisode », estime Samy Ghorbal, journaliste et expert de la Tunisie. « À plus long terme, elle risque de contrarier le déploiement des entreprises tunisiennes sur les marchés francophones d'Afrique de l'Ouest, et d'Afrique centrale. Or ces marchés pouvaient être des relais de croissance, et des opportunités de diversification, pour les services et pour l'industrie tunisienne », regrette-t-il.

Depuis plusieurs années, le secteur privé tunisien multiplie les initiatives au sud du Sahara, à l'instar de la compagnie Tunisair qui a investi plusieurs millions de dollars pour développer des lignes directes vers les principales capitales africaines, tandis que les formalités d'entrée étaient facilitées pour une majorité de Subsahariens. La Tunisie se positionne aussi comme l'un des nouveaux providers de compétences technologiques en Afrique subsaharienne.

« Nous étions sur la construction d'une marque, car les Subsahariens ne connaissaient pas vraiment notre pays. Pour eux, le nord de l'Afrique : ça reste le Maroc ! Or, maintenant ce type de discours vient ruiner nos efforts en alimentant les propos de partis extrémistes comme le FRAPP au Sénégal (...) Il touche aussi aux diasporas qui ont un poids économique et politique important dans certains pays, comme la Guinée par exemple », ajoute Samir Bouzidi.

À lire également

  • Tunisie: le président Kaïs Saïed gèle le parlement et limoge le chef du gouvernement
  • Kaïs Saïed : les défis d’un novice qui veut donner le pouvoir au peuple
  • Tunisie: très faible participation au second tour des élections législatives
  • Tunisie: net recul du déficit budgétaire

Entre inflation, difficultés d'accès au financement et charge d'une administration publique en pleine expansion, la dette publique est passée de 40,7 % du PIB en 2010 à 84,5 % en 2021, d'après la Banque mondiale. Durant les 8 premiers mois de 2022, la hausse des prix des produits de base a entraîné un creusement de 61 % du déficit commercial, qui a atteint 11,6 % du PIB. Pour Samy Ghorbal, les Subsahariens ont servi de « boucs émissaires » dans un contexte de crise protéiforme. « Le pays n'a pas réussi pour l'instant à conclure un accord avec le FMI pour un prêt de 1,9 milliard de dollars. La dette avoisine les 100 % du PIB et la question de son financement se pose. Le budget 2023 table sur 14,8 milliards de dinars (4,4 milliards d'euros, ndlr) de financements extérieurs. Dans les conditions actuelles, on voit mal comment ces sommes pourront être réunies » prévient-il.

Marie-France Réveillard

Sur le même sujet

Premier producteur mondial de cacao avec près de 45% de la production planétaire, la Côte d'Ivoire est la première économie de l'Union économique et monétaire d'Afrique de l'Ouest.

En Côte d’Ivoire, l’économie peut-elle supporter le coup politique ?

Economie « star » en Afrique subsaharienne francophone, la Côte d'Ivoire est à la croisée des chemins, entre sa trajectoire de croissance qui séduit, ces dernières années, les investisseurs et son échéance électorale qui n'est pas sans remous. Décryptage.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

A Rabat, l'économie au coeur des échanges entre Mohammed VI et l'Alliance des Etats du Sahel

Renforcement et densification de la coopération, accès à l’océan Atlantique pour les pays du Sahel,… la rencontre intervenue au Palais royal était fortement axée sur les relations économiques.

Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

« Les partenariats conclus avec la France placent le Maroc comme corridor unique entre l’Afrique et l’Europe »

La France et le Maroc ont conclu lors de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron, plusieurs contrats et accords d'investissement allant « jusqu'à dix milliards d'euros », selon l'Élysée. Hydrogène vert, énergies renouvelables, solaire… la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable du Maroc, Leila Benali, en détaille les enjeux et les perspectives à plus long terme.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Macron à Rabat ou comment le partenariat France-Maroc peut « inspirer » la coopération Europe-Afrique

Au-delà des 10 milliards d'euros de contrats signés, la visite d’Etat d’Emmanuel Macron au Maroc pourrait tracer la voie pour des relations euro-africaines renouvelées, selon le président français qui revendique une vision identique à celle du roi Mohammed VI.

Premium
Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Tunisie : nouveau remaniement à l'approche de l'élection présidentielle

A un mois et demi du scrutin présidentiel, le chef de l'Etat Kais Saied a évoqué la « sûreté nationale » et « l'intérêt suprême de l'Etat » pour justifier ce niveau coup de force.

Politique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Maroc : les nouvelles priorités de Mohammed VI

Au-delà du bilan d'un quart de siècle de son règne, Mohammed VI identifie le principal défi que son pays devra relever ces prochaines années : la sécurité hydrique.

Politique publique - La Tribune Afrique
Photo d'illustration

Maroc : 25 ans de réalisations de Mohammed VI et la crise de l’eau comme cheval de bataille

Le Maroc célèbre ce 30 juillet les 25 ans de règne du roi Mohammed VI. Dans un discours prononcé la veille, le monarque a passé en revue les réalisations inédites qui permettent d’envisager l’avenir avec optimisme, avec comme défi majeur la résolution de la problématique de l’eau. Le souverain lance d’ailleurs un appel général à l’innovation dans ce domaine.

Leadership - La Tribune Afrique
« Ce n'est pas au Nord de dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire », Justin Vaïsse, Forum de Paris sur la paix.

« Nous redoublons d’efforts pour combler le fossé Nord-Sud » (Justin Vaïsse, Forum de Paris sur la paix)

ENTRETIEN - La transformation de l’Afrique en superpuissance agricole et la meilleure gestion des minerais stratégiques en faveur de la transition verte sont identifiées comme « deux des plus grands défis du monde » par le Forum de Paris sur la paix qui a récemment tenu sa réunion de printemps à Benguérir, au Maroc. Son directeur général, Justin Vaïsse explique à La Tribune Afrique pourquoi et comment le continent africain pourrait nourrir le reste du monde demain et contribuer conséquemment à la stabilité énergétique de la planète, dans un contexte de changement climatique croissant.

Premium
Politique - La Tribune Afrique