A Nice, Eric Ciotti persiste, signe et se prépare pour dans deux ans
Laurence Bottero
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SARAH MEYSSONNIER
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Ce dimanche 7 juillet, sa victoire sans surprise dans la première circonscription des Alpes-Maritimes a eu un goût doux-amer. Réélu pour un nouveau mandat, celui qui est député depuis 17 ans a certes savouré les 45% qui lui ont permis de l'emporter mais les réjouissances ont clairement été ternies par la majorité relative obtenue par le Nouveau Front populaire, contre toute attente, et une victoire promise au Rassemblement national.
Si une responsabilité ministérielle et le portefeuille promis de l'Intérieur, poste pour lequel il était pressenti si Jordan Bardella devenait Premier ministre, s'éloignent, tout n'est cependant pas matière à grise mine ce lundi matin.
Car si Eric Ciotti entre en phase de résistance au niveau national - « je dénonce l'attitude d'Emmanuel Macron, véritable kamikaze de la République. Notre victoire complète n'est plus qu'une question de temps. La coalition entre la Macronie et la France Insoumise est d'ores et déjà condamnée à l'effondrement » - et espère créer un groupe parlementaire avec les députés LR élus qui le suivent dans son rapprochement avec le RN, à Nice il entre plutôt en phase d'attaque.
Il faut dire que le contexte de ces Législatives donne quelques indications sur le climat local.
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Le résultat obtenu au second tour par Graig Monetti, candidat Horizons et adjoint en charge de l'Evénementiel et de la Jeunesse de Christian Estrosi, n'est pas de nature à rassurer du côté du maire de Nice. Certes, Graig Monetti est jeune, nouveau en politique mais sa troisième place, aussi bien au second tour qu'au premier, et la vingtaine de pourcentage obtenue qui le place derrière Olivier Salerno, le candidat NFP, est-elle le signe d'un candidat en manque d'expérience ou d'un rejet du camp du maire de Nice ? Christian Estrosi, qui a déjà annoncé sa volonté de poursuivre son engagement municipal et de briguer un nouveau mandat - le quatrième - affronte des critiques notamment sur sa gestion budgétaire. Une brèche dans laquelle Eric Ciotti s'est déjà engouffré, et depuis longtemps, sans attendre les volontés du maire de Nice. Lequel poursuit sa feuille de route et sa volonté, fier de la deuxième phase de sa Coulée verte - la première est un véritable succès, plébiscitée de tous - même s'il a dû affronter les mécontentements liés, pour se faire, à la destruction d'Acropolis, le palais des congrès niçois ainsi que du Théâtre de Nice.
Laurence Bottero
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