Un vrai loupé. À l'image du front républicain qui fait drastiquement reculer le Rassemblement National entre les deux tours des élections législatives dans tout le pays, le parti de Marine Le Pen n'obtient aucun député élu sur la ville de Toulouse et le département de la Haute-Garonne. Pourtant, le RN était qualifié dans les 10 circonscriptions du département pour le second tour et était même arrivé en tête dans une petite moitié d'entre elles au premier tour dimanche dernier.
Ses meilleures chances de victoire se trouvaient dans la cinquième circonscription, celle du nord toulousain, qui englobe notamment le Frontonnais. Le parti d'extrême droite avait placé sur celle-ci son leader départemental, Julien Leonardelli. Au premier tour, ce dernier semblait alors avoir fait le plus dur : prendre dix points d'avance, et atteindre quasiment 40% des voix, face au député sortant, de la majorité présidentielle, Jean-François Portarrieu.
Finalement, celui qui a négocié l'accord entre le maire sortant Jean-Luc Moudenc et la macronie lors des dernières élections municipales a récolté plus de 56% des voix face à son adversaire lors du second tour des élections législatives ce dimanche. Le député d'Ensemble doit sa victoire à la candidate du Nouveau Front Populaire et son retrait entre les deux tours malgré la qualification acquise. Julien Leonardelli dénonce une « alliance contre-nature » mais dit « respecter le choix des urnes ».