Bien sûr, New York n'est qu'une toute petite partie des États-Unis, où les habitants, comme dans la majorité des côtes américaines, votent majoritairement démocrate. Précision apportée d'emblée par Nathalie De Zan. Née à Muret, diplômée d'une école d'art avant d'ouvrir un bar à cocktails à Toulouse, la Française est installée depuis 8 ans dans le New Jersey, de l'autre côté de l'Hudson River, face à Manhattan. Elle assure que « sous Donald Trump, beaucoup de personnes déprimaient car elles le trouvaient idiot et sans aucun rayonnement. Il montrait une très mauvaise image du pays ». À l'arrivée de Joe Biden, les New-Yorkais se sont remis à espérer.
« Le jour où il a été élu,se souvient-elle,on se promenait dans la rue avec mon mari, les gens étaient extrêmement enthousiastes. Mais il est devenu vieillissant et depuis cet été, avec Kamala Harris, ils sont à nouveau pleins d'espoir. Elle est extrêmement simple avec un discours merveilleux et dynamique. C'est bien aussi que ce soit une « nana » de couleur et qui représente vraiment les valeurs de la population des États-Unis, avec une mentalité « middle class ».
« Il y avait une espèce d'abattement et de pessimisme autour de la candidature de Joe Biden, renchérit Marion Siboni, elle aussi toulousaine. Tout le monde se disait « c'est sûr, Trump va repasser ». Le changement de candidat a réveillé beaucoup d'espoir, un peu comme Barack Obama à l'époque ». Artiste peintre et photographe, Nathalie De Zan exerce aussi comme indépendante en communication et sommelière pour des extras dans les restaurants de Big Apple.
« Il y a beaucoup de choses qu'elle veut essayer de changer par rapport à la santé, l'avortement ou l'éducation,avance-t-elle.Elle ne veut plus que les gens comme moi, payés en grande partie par des « tips »(pourboires), soient taxés. Les présidents sont toujours limités vu que les gouverneurs de chaque État ont énormément de pouvoir, mais j'ai l'impression qu'elle a vraiment envie de faire bouger les choses ».