Grandes et petites manœuvres chez Les Républicains 31 à la veille de l'élection interne

Florine Galéron
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C'est un scrutin inédit au sein du parti Les Républicains. Dans trois semaines, les adhérents seront invités à élire leur président de fédération. Jusqu'à présent, les adhérents votaient pour leurs délégués de circonscription, qui élisaient à leur tour le président. Désormais, pour se présenter en Haute-Garonne, les candidats doivent réunir les parrainages d'au moins 5 % des adhérents à jour de leur cotisation sur au moins la moitié des 10 circonscriptions du département, soit 182 parrainages. Alors que les candidatures seront closes lundi 11 janvier dans l'après-midi, Laurence Arribagé, présidente par intérim de la fédération depuis le départ en juin 2015 de Jean-Luc Moudenc, est pour l'instant la seule à être allée au bout de la démarche. Si a priori l'issue du scrutin du 31 janvier s'annonce sans suspense, la fédération de Haute-Garonne se trouve pourtant dans une situation délicate. Et l'autorité de sa présidente, remise en cause.
Première source de crispation : les résultats décevants de la droite aux élections régionales des 6 et 13 décembre derniers. Au soir du premier tour, Dominique Reynié, la tête de liste régionale LR est arrivé en troisième position au premier tour avec 18,84 % des voix en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées derrière Louis Aliot et Carole Delga. C'est le deuxième plus mauvais score des Républicains en France après celui de la Corse et la région est la seule où la droite est en troisième position dans une triangulaire avec le Front National. En Haute-Garonne, la liste menée par Vincent Terrail-Novès et Élisabeth Pouchelon a réalisé 21 % des voix au second tour, cinq points derrière le candidat FN Louis Aliot et plus de 30 points derrière la socialiste Carole Delga.
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Au soir du premier tour, dans le QG toulousain de Dominique Reynié, ni le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc, ni Laurence Arribagé, ni Vincent Terrail-Novès n'étaient présents au moment où le chef de file régional exprimait sa "déception évidente" face au score de la droite. Dans l'entre-deux-tours, les cadres locaux du parti avaient cependant affiché publiquement leur soutien à la liste d'union de la droite.
Florine Galéron
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