A Dakar, le plaidoyer de l'OIF pour l'investissement dans l'éducation
La Tribune

Michaelle Jean OIF Francophonie
Reuters
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Michaelle Jean OIF Francophonie
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Les investissements faits dans l'éducation sont encore très bas, c'est le constat de Michaëlle Jean, la secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Selon la responsable, le secteur nécessite beaucoup plus d'investissements que ce qui est actuellement fait.
Madame Jean estime que dans le contexte actuel où l'on assiste à un monde plus que jamais fracturé, l'investissement dans l'éducation est un gros enjeu, tout comme il est nécessaire de triompher de l'ignorance, des inégalités, et de créer des possibilités et de réaliser le dividende démographique. « L'éducation est un atout pour la cohésion sociale et un droit. Il y va de la liberté de chacune et de chacun de jouir pleinement de ses droits politiques, économiques et sociaux. Et ce qui est en jeu plus largement, c'est la sécurité et la stabilité du monde. Il faut donc investir plus, mais aussi investir mieux, pour plus de cohérence et d'efficacité sur le terrain », a-t-elle poursuivi dans le document.
A noter que cette exhortation de la secrétaire générale de l'OIF intervient en prélude à la Conférence mondiale du partenariat pour l'éducation qui démarre ce vendredi 2 février au Sénégal et à laquelle elle est attendue. A cette rencontre internationale, Michaëlle Jean appellera à des actions collégiales, des actions d'ensemble pour plus de résultats.
En dehors des questions d'investissement, le message de Madame Jean est clair. Pour elle, il faut pour les Etats, franchir les barrières et travailler ensemble à travers des projets collégiaux pour atteindre les résultats escomptés.
Pour illustrer ses propos, la responsable a donné l'exemple de l'Institut de la Francophonie pour l'éducation et la formation (IFEF) dont le siège est à Dakar dans la capitale sénégalaise.
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Il s'agit, d'une école née d'un partenariat entre, l'OIF, l'Agence universitaire de la Francophonie (AUF, composé d'un réseau de 850 établissements d'enseignement supérieur et de recherche), les Conférences des ministres francophones de l'éducation (CONFEMEN) et des ministres de la jeunesse et des sports (CONFEJES), l'université Senghor d'Alexandrie qui dispose de campus décentralisés, le Partenariat mondial pour l'éducation, la Banque mondiale, l'Agence française de développement et plusieurs autres institutions encore. « Il y a là une approche exemplaire de partenariat, une volonté d'agir ensemble, stratégiquement, pour accomplir davantage », s'est réjouie Michaëlle Jean.
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