Congo : Denis Sassou Nguesso met sur les rails la Haute autorité de lutte contre la corruption

Denis Sassou Nguesso
Reuters

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Les choses ne seront plus les mêmes au Congo. C'est en tout cas ce que traduit la volonté affichée de Brazzaville face au fléau que représente la corruption dans ce pays d'Afrique centrale. Présidant le Conseil de ministres ce jeudi 20 septembre, Denis Sassou Nguesso a approuvé la dissolution de l'actuelle Commission anti-corruption et le projet gouvernement de création d'une Haute autorité de lutte contre la corruption (HALC), indique le communiqué officiel. Une information que le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement Thierry Moungala s'est empressé de relayer sur Twitter.
En ce qui concerne la gestion de la future entité, le gouvernement a décidé que la direction de la HALC sera confiée à une personnalité choisie après un appel à candidatures publiques, auquel « tout Congolais jouissant de ses droits civiques et non condamné pour des crimes ou délits, ou à une sanction privative de liberté, pourra postuler ».
L'effort en vaut la peine. Car, à en croire le Transparency International, le Congo apparaît comme l'un des pays les plus corrompus au monde. Il arrive 161ème sur 180 pays à travers le monde dans le rapport publié en février dernier.
Le projet d'une Haute autorité de lutte contre la corruption intervient à un moment où ma justice suisse a condamné fin août un ex-négociant de pétrole au Congo pour versements de pots de vin. Une affaire qui impliquerait non seulement la Société nationale de pétrole du Congo (SNPC), mais aussi Edgar Nguesso, neveu du président Denis Sassou Nguesso.
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En créant par ailleurs cette nouvelle instance anti-corruption indépendante, le président congolais répond à l'une des conditions du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre des réformes préalables à un appui financier de l'Institution de Bretton Woods, dans un contexte de crise économique. Rappelons que ces réformes touchent la gouvernance, la transparence, et la gestion des finances publiques. Mais la création de la HALC à elle seule ne devrait suffire pour garantir la nouvelle trajectoire prise par Brazzaville. Le gouvernement congolais sera également attendu sur le respect des règles régissant la future entité.
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