Urbanisation : les élus héraultais appelés à consommer moins de foncier
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En trente ans, sur le département de l'Hérault, près de 17 000 ha d'espaces agricoles, naturels et forestiers ont été artificialisés. Soit 2,3 fois la superficie de l'étang de Thau, ou encore l'équivalent de 52 places de parking par heure.
La direction départementale des territoires de la mer de l'Hérault (DDTM 34) vient de dresser l'état des lieux précis de la consommation des espaces agricoles, naturels et forestiers artificialisés au cours des trente dernières années dans l'Hérault. Cette étude publiée le 9 janvier permet de comparer les stratégies en terme de consommation de l'espace sur les territoires.
Face au caractère irréversible de la disparition des terres agricoles, le Préfet a réuni, le 6 janvier dernier, les présidents des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) porteurs des SCOT (schéma de cohérence territoriale) et les professionnels agricoles « pour construire une vision partagée de la préservation des terres dans l'aménagement du territoire ».
L'étalement urbain résidentiel est la principale cause de cette consommation effrénée, en réponse aux besoins en logement. Quelque 4 537 ha ont été consommés pour des zones d'activités et 32 000 m2 de surfaces commerciales autorisées. Ainsi, un habitant "occupe-t-il" en moyenne 340 m2 (contre 262 m2 en 1962).
L'attractivité de l'Hérault s'illustre en effet par une population qui n'a cessé d'augmenter à un rythme annuel moyen de 1,4 % par an entre 2003 et 2013 (moyenne nationale : 0,6 %).
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