À Montpellier, Pierre Moscovici défend "l’Europe utile"

Pierre Moscovici, commissaire européen, en visite à Montpellier le 27 février 2018 (Emmanuelle Gazel, Pierre Pouëssel, Pierre Moscovici et Virginie Rozière)
Cécile CHAIGNEAU

Pierre Moscovici, commissaire européen, en visite à Montpellier le 27 février 2018 (Emmanuelle Gazel, Pierre Pouëssel, Pierre Moscovici et Virginie Rozière)
Cécile CHAIGNEAU
Il est venu pour parler de l'Europe, plaider la cause d'une institution souvent en déficit d'image et de compréhension, et défendre une action dont la perception est encore souvent méconnue ou négative.
Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, à la Fiscalité et à l'Union douanière, était en déplacement pendant deux jours en région Occitanie, le 26 février à Toulouse et le 27 février à Montpellier. Une visite qui s'inscrit dans un tour de France des nouvelles régions.
Trois rendez-vous étaient prévus en terres montpelliéraines, dans trois structures financées partiellement par l'Europe : l'École régionale de la 2e chance, le centre de formation IRFA Sud et le pôle entrepreneurial Réalis, respectivement financés par les fonds européens à hauteur de 400 000 € pour les deux premiers, de 2,5 M€ pour le dernier.
Au vu des 3 Mds € perçus par la Région au titre des fonds structurels européens, l'Occitanie est la 2e région française bénéficiaire.
La veille à Toulouse, le commissaire européen a assisté à la signature des accords Foster entre la Région, associée au Fonds européen d'investissement, et les partenaires financiers (Banque Populaire Occitanie, Caisse d'Epargne Midi-Pyrénées et Irdi-Soridec), un dispositif à destination des TPE-PME et exploitations agricoles et forestières, financé à hauteur de 82,5 M€ sur un total de 143 M€.
À la question de la complexité de ses dispositifs et du déficit d'image dont souffre l'institution européenne, Pierre Moscovici répond : « Je mets la balle dans le camp des acteurs locaux. Il existe une image de la commission européenne qui est un vrai mythe ! L'administration européenne n'est pas à même d'aller chercher chaque citoyen, mais nous sommes ouverts aux autres, il faut créer une interaction, et je félicite Carole Delga (présidente de la Région Occitanie, NDLR) pour avoir créé une Maison de la Région à Bruxelles. Si chaque fois qu'il y a un financement européen, on voyait le sigle de l'UE, la perception serait différente. Plus on saura ce que fait l'UE, plus son image changera, et plus la confiance dans les institutions européennes sera forte et plus le combat contre les tentations populistes et nationalistes, alimentées par des rumeurs et des fantasmes, sera mené et je l'espère gagné ».
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Et le commissaire européen de citer l'exemple de la ville de Béziers, où souligne-t-il, « je ne suis pas sûr que le maire et député bénissent l'Europe tous les jours, mais sur le territoire, des réalisations sont financées par l'Union européenne ».
S'il avait été beaucoup question d'économie la veille à Toulouse, Pierre Moscovici a défendu une visite montpelliéraine « placée sous le signe de L'Europe sociale concrète, car on accuse beaucoup l'Europe d'être responsable d'une casse sociale alors qu'elle est aussi là pour réparer ».
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