Le 23 mai, l’État a signé avec la Ville et la Métropole de Montpellier des contrats financiers dans le cadre la Loi de programmation des finances publiques 2018-2022. Les deux collectivités ont obtenu, durant les négociations menées avec l’Etat, une augmentation de la hausse annuelle consentie de leurs dépenses de fonctionnement.Le maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerranée Métropole (M3M), Philippe Saurel, le rappelle en préambule : « La France s'est engagée à économiser 65 Mds € au cours des cinq prochaines années dans les budgets des administrations publiques (afin de parvenir à un déficit public en dessous du seuil des 3 % imposé par le pacte de stabilité et de croissance européen, NDLR). On demande aux collectivités locales de réguler leurs dépenses. Le précédent gouvernement avait diminué les dotations depuis 2014, ce qu'on appelait la "contribution de redressement des comptes publics". Le gouvernement actuel a fait un choix différent : maintenir le niveau des dotations mais encadrer l'évolution des dépenses de fonctionnement, fixée à 1,2 % par an. Ce qui exige une prise en main très sérieuse des collectivités ».
La démarche se traduit par la signature de contrats financiers entre État et collectivités territoriales (Régions, Conseils départementaux, Métropoles, Villes... dont le budget de fonctionnement représente plus de 60 M€). Ainsi, dans le cadre de la Loi de programmation des finances publiques 2018-2022, 322 collectivités françaises sont-elles invitées à signer ces contrats les engageant à limiter à 1,2 % la hausse annuelle de leurs dépenses de fonctionnement durant le quinquennat.
Récompenses pour bonne gestion
C'est le cas de la Ville et de la Métropole de Montpellier, qui sont les premières collectivités dans l'Hérault à signer ce type de contrat, le 23 mai.
Dans le cadre des négociations menées avec l'Etat sur les critères de modulation, l'édile montpelliérain souligne que les collectivités ont pu obtenir de bénéficier d'un taux exceptionnel de 1,5 %, compte tenu d'une croissance démographique exponentielle (+ 1,89 % entre 2014 et 2018, contre 0,48 % au niveau national), de la mutualisation en cours des deux collectivités impactant positivement leurs budgets, mais aussi des efforts de gestion* sur les trois dernières années, avec notamment la non augmentation des impôts à la Ville et à la Métropole.