Passe d'armes entre Montpellier et le Conseil d'État
Anthony Rey

Le Conseil d'État persiste et signe après la décision d'implanter une nouvelle cour administrative d'appel à Toulouse
Conseil d'État
Anthony Rey

Le Conseil d'État persiste et signe après la décision d'implanter une nouvelle cour administrative d'appel à Toulouse
Conseil d'État
À peine remis de son opération du genou, Philippe Saurel a soigné sa rentrée médiatique : le maire de Montpellier annonce qu'il dépose plainte pour prise illégale d'intérêt contre Nicole Belloubet, Garde des Sceaux, dans la décision, prise le 19 novembre 2019, d'implanter une nouvelle cour administrative d'appel à Toulouse, alors que Montpellier candidatait. Destinée à décharger ses homologues de Bordeaux et de Marseille en centralisant les procédures d'appels de Toulouse et de Montpellier, cette instance sera opérationnelle fin 2021 et accueillera une soixantaine de magistrats.
Entouré de Gilles Gauer, avocat de la Ville, et de Rémy Lévy, bâtonnier de Montpellier, Philippe Saurel fait un rapprochement entre l'annonce de cette implantation et une salve d'annonce d'investitures LREM pour les élections municipales de mars 2020, à la même date. De même, Philippe Saurel observe que le bureau d'études chargé d'évaluer les coûts d'une implantation à Toulouse, client de celle-ci, a publié une estimation de 8 M€ sur son site web, et non pas 5,3 M€ comme l'avait annoncé la Garde des Sceaux (l'estimation est de 7,5 M€ pour Montpellier) : "des informations inexactes" selon le maire de Montpellier," susceptibles de recevoir la qualification pénale de délit de prise d'illégale d'intérêt".
Plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'État n'a pas tardé à réagir : dans un communiqué cité par l'AFP, le 26 janvier, il souligne que "les études préalables au choix entre les deux sites de Montpellier et de Toulouse ont mis en évidence des coûts prévisionnels des travaux et un délai de réalisation significativement moindre à Toulouse par rapport à Montpellier".
Anthony Rey