Le nouveau préfet de la région Occitanie Pierre-André Durand, en déplacement dans l’Hérault pour la première fois depuis sa prise de fonction, a fait le tour des acteurs institutionnels, politiques et économiques, et pris connaissance des dossiers locaux. Notamment la problématique de la sécheresse, des projets de grandes infrastructures ou de la déclinaison du ZAN à l’aune d’un territoire à la démographie galopante.Pierre-André Durand, nouveau préfet de la région Occitanie et préfet de la Haute-Garonne, a pris ses fonctions le 30 janvier dernier. A l'occasion de son premier déplacement dans le département de l'Hérault les 9 et 10 mars, il avait convié la presse à un temps d'échange aux côtés du préfet de l'Hérault, Hugues Moutouh.
Le nouveau représentant de l'Etat dans la région Occitanie en fait immédiatement l'aveu : Il ne connait ni la région - « où je n'ai jamais servi ni ne suis venu, même en tant que touriste », confie-t-il - ni l'Hérault. Les premières impressions de celui qui, originaire des Alpes-Maritimes et diplômé de l'ENA, a déroulé une carrière dans la préfectorale en Drôme, Pyrénées-Atlantiques, Seine-Saint-Denis ou Normandie (son dernier poste), portent d'abord sur la démographie galopante du territoire régional.
«Ce qui m'a beaucoup frappé, c'est la dimension démographique : je viens de Normandie qui commence à perdre de la population, et ça va continuer, là où l'Occitanie en gagne,observe-t-il. Chaque année, 43.000 nouveaux habitants, c'est très singulier et atypique, et on voit le défi que cela représente pour les élus locaux, les représentants de l'Etat et tous acteurs du territoire. »
Une sécheresse qui s'annonce « hors normes »
Alors que l'ensemble du territoire français souffre de la sécheresse, la problématique de l'eau est l'un des premiers dossiers dont s'est saisi Pierre-André Durand. En Occitanie, l'Hérault, qui relève du bassin Rhône Méditerranée, n'est pas le département le plus touché par la sécheresse - « Nous ne sommes pas en état de vigilance », affirme Hugues Moutouh -, à l'inverse de celui des Pyrénées-Orientales, et c'est le bassin Adour-Garonne qui requiert toute son attention : « Je reste préoccupé par ce qui semble se dessiner sur le bassin Adour-Garonne où certaines réserves d'eau étaient remplies à 70% à cette même période de l'année et le sont seulement à 20% aujourd'hui ».