À Toulouse, Mercator Océan surveille les océans du globe pour l'Union européenne
Florine Galéron
Florine Galéron
C'est un outil précieux aussi bien pour les climatologues que pour les garde-côtes ou les entreprises d'applications spatiales. Mercator Océan, le centre français d'analyse et de prévision océanique basé à Ramonville-Saint-Agne, a inauguré jeudi 7 mai son portail internet donnant accès en temps réel à l'état des océans au niveau mondial. Il s'agit d'un service public accessible de manière gratuite, qui synthétise une masse de données : température de l'eau, force des courants, état des glaces, salinité...
Fondé en 1995, Mercator Océan avait délivré en 2005 le premier bulletin océanique couvrant l'ensemble du globe. En novembre dernier, la société a remporté l'appel d'offres de l'Union européenne du programme Copernicus dédié aux océans. L'Europe lui a ainsi confié un budget de 144 millions d'euros et délégué une mission de surveillance et d'observation jusqu'en 2021. Objectif : rassembler et analyser sur un même portail des relevés océanographiques réalisés par une centaine d'organismes. En France, c'est notamment le rôle de l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (Ifremer), ou de l'entreprise toulousaine CLS, qui inspecte les océans par satellite.
Le Copernicus Marine Service est destiné à une multitude d'acteurs :
"Les applications sont diverses, poursuit Pierre Bahurel. Par exemple, la température de l'eau peut être exploitée par les spécialistes météo pour observer le phénomène El Niño (phénomène climatique correspondant au réchauffement accentué des eaux de surface près des côtes de l'Amérique du Sud, NDLR)."
Des données climatiques qui sont précieuses dans la perspective de la prochaine conférence mondiale sur le climat (COP21), organisée à Paris en décembre prochain :
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Par ailleurs, le contrat signé par Mercator Océan avec l'Union européenne va permettre de créer 17 embauches cette année dans la société, qui compte actuellement 60 salariés. De son côté, l'Europe espère que cet outil gratuit mis à la disposition des acteurs publics et privés sera un outil de croissance de d'innovation pour créer des emplois.
Florine Galéron
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