Le groupe Emitech implante un laboratoire d'essais industriels à Toulouse
Gael Cérez
Gael Cérez
Cœur électrique de l'A380, guirlandes de Noël, baies informatiques, bouilloires électriques et équipements satellites, le groupe Emitech vérifie la conformité des produits électroniques et mécaniques qu'on lui soumet et les certifie. Créée en 1989 par Matthieu Cognet, la société vient d'ouvrir son 16e laboratoire à Toulouse, derrière l'hôpital Purpan.
Contrairement à d'autres sites du groupe, celui de Toulouse disposera d'un laboratoire dédié à l'électronique et d'un autre pour les essais en environnement : 3 000 m2 au total, dont la moitié de bureaux. Dans le détail, le laboratoire comptera deux cages de Faraday, deux vibrateurs et quatre enceintes climatiques. Des machines qui permettent de tester - entre autres - la résistance des produits à la chaleur, aux chocs, à l'humidité et aux poussières.
Malgré 15 sites répartis dans toute la France (dont un à Montpellier) et 300 collaborateurs, Emitech était jusqu'à présent absente du Sud-Ouest. Une carence résolue à présent qui va permettre au groupe de se rapprocher de ses clients. "Depuis deux ans que je suis à Toulouse en éclaireur, nos clients nous demandent de venir ici, assure Olivier Merret, le responsable du site toulousain. Cela va nous permettre d'obtenir des contrats que nous n'obtenions pas jusqu'à présent. Cela va également simplifier les besoins de qualifications de nos clients car ils disposeront d'un laboratoire complet dans l'agglomération."
Travaillant à 20 % avec le secteur aéronautique (Airbus, Safran), et à 20 % avec l'automobile (Sterela, Continental), Emitech compte aussi des clients dans le spatial, le militaire, les télécoms et le matériel médical.
D'ici à un an, le patron d'Emitech espère réaliser un million d'euros de chiffre d'affaires avec son site toulousain, où les premiers essais devraient commencer en mai. Une dizaine de personnes y serait alors employée. "Nous allons monter en puissance petit à petit, annonce Matthieu Cognet. Nous nous positionnerons derrière Intespace qui est notre concurrent pour le spatial."
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Après l'acquisition de Dirac Technology en début d'année (en plus d'Eurocem, Adetests et Envrionne'tech), et l'ouverture de ce laboratoire toulousain, Emitech conclut une phase d'expansion. "Nous n'avons pas d'autres projets à court terme", confirme Matthieu Cognet.
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Premier en France en nombre de machines disponibles, selon Matthieu Cognet, Emitech a pour autres concurrents directs le Laboratoire national de métrologie et d'essais (LNE) et LCIE Bureau Veritas. En 2015, Emitech compte réaliser 30 millions d'euros de chiffre d'affaires.
Gael Cérez
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