"At Home", cinq start-ups en colocation à Toulouse
Sophie Arutunian
Sophie Arutunian
Entre le passage en incubateur et la "success story", il y a une étape pour les startups : "celle où l'on est en hyper croissance, mais où l'on a pas assez d'argent pour s'offrir de supers locaux tout seuls", dixit Boris Mounet, fondateur de Meet My Designer (plateforme pour les designers et créateurs de mode).
Le chef d'entreprise de 28 ans se trouve précisément dans cette phase là, de même que quatre autres entrepreneurs toulousains, presque tous issus de l'incubateur de TBS : Arnaud Tersiquel des Ateliers Tersi (vente en ligne de chaussures de luxe), Camille Raymond de YesStudent (partage de logement), Pierre Oswald de CitizenFarm (aquarium écologique) et Shannon Picardo de SchoolMouv (cours en ligne). Ensemble, ils ont donc créé At Home ("à la maison" en français).
Entre le Camping, l'Incubateur Midi-Pyrénées, ou encore Ekito, At Home se positionne comme "le chainon manquant dans l'écosystème entrepreneurial toulousain".
Cet espace de 250m2 au cœur historique de Toulouse a été inauguré ce vendredi 10 juillet en présence du maire Jean-Luc Moudenc et du président de la CCI31 Alain Di Crescenzo. Les nouveaux locataires ont ainsi pris officiellement possession de ce lieu, auparavant occupé par l'accélérateur Ekito.
At Home, composé de bureaux en open space, ambiance scandinave, a vocation à devenir un lieu de passage.
Principal critère de sélection : être en hyper croissance. Pas forcément en termes de chiffre d'affaires, mais davantage en termes de communauté. SchoolMouv par exemple, a vu son nombre d'utilisateurs augmenter de 400 % depuis le mois d'avril. Cette notion de communauté, souvent présente dans le milieu du numérique, fait d'ailleurs partie des "règles de vie" qui régissent At Home :
La collaboration et le partage des connaissances font également partie du fonctionnement des 5 entrepreneurs :
Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a réaffirmé ce matin, devant un parterre de startuppers, que son équipe "travaille à ce que les startups aient plus de visibilité et plus de force", notamment grâce au label French Tech obtenu en novembre 2014. Néanmoins, alors que le numérique représente 38 000 emplois dans l'aire urbaine toulousaine, aucun lieu ne permet encore d'accueillir les startups en grand nombre.
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Pour rappel, le Quai des Savoirs, qui ouvrira ses portes à l'automne prochain, donnera plus de visibilité à La Cantine, un espace de travail partagé dédié au numérique, qui viendra s'y installer.
De son côté, le président de la CCI de Toulouse, Alain DiCrescenzo, montre aussi sa volonté d'intégrer les startups dans "la CCI de demain".
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La CCI de Toulouse vient par ailleurs de signer avec la banque chinoise ICBC une convention pour développer les relations commerciales entre la France et la Chine. La banque chinoise s'est engagée à "mettre en place une ligne de crédit d'un milliard d'euros sur les 5 prochaines années" pour accompagner les entreprises régionales qui souhaitent s'implanter en Chine. "Je ferai tout pour que cette ligne de crédit profite aux startups de Toulouse", a promis Alain Di Crescenzo.
Sophie Arutunian
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