Grâce à cette enveloppe exceptionnelle, plusieurs dispositifs pilotés par l’Ademe Bourgogne-Franche-Comté ont été mis en place afin d’accompagner les entreprises dans cette transformation, quelle que soit leur taille. Une attention particulière est également portée à la filière plasturgie.« La France n'a jamais déployé des moyens aussi élevés pour accélérer la transition écologique de nos entreprises », souligne Fabien Sudry, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté (BFC). Un tiers des financements du plan de relance revient à son orientation verte. « Il s'agit de préparer la France de demain. Permettre un redémarrage de l'économie et favoriser les transitions pour être au rendez-vous à la sortie de crise », poursuit-il. Ce 5 février, l'Ademe BFC a annoncé un doublement de son budget pour 2021 et 2022, soit une enveloppe de 2 milliards d'euros. Un budget résolument tourné vers les entreprises pour les accompagner dans leur transformation écologique et les aider financièrement dans leurs projets. « Nous avons des dispositifs avec un montant de financements inédit. L'enjeu est de mettre les acteurs en mouvement. Nous les invitons à profiter de cette fenêtre ouverte pour oser s'engager dans la transition écologique », encourage Cécile Colson, coordinatrice à l'Ademe Bourgogne-Franche-Comté, en charge des acteurs économiques.
Décarbonation de l'industrie
Accompagner les grands sites industriels vers la décarbonation est l'une des priorités de ce plan de relance. « L'industrie représente 18% des émissions de gaz à effet de serre au niveau national, 12% au niveau de la Bourgogne-Franche-Comté », note Cécile Colson. L'usine Inovyn à Tavaux dans le Jura représente 2% des émissions de Co2 de la région. C'est l'une des plus importantes du groupe Inovyn, leader européen sur le marché des vinyles et dans le top 3 mondial. C'est l'un des plus grands producteurs mondiaux de dérivés du chlore. Avec un chiffre d'affaires de 3,5 milliards d'euros, Inovyn emploie plus de 4.300 salariés dans huit pays d'Europe. L'investissement prévu dans l'usine de Tavaux permettra d'améliorer considérablement l'efficacité énergétique des activités en convertissant son procédé de concentration de saumure pour qu'il fonctionne avec de la vapeur produite à partir d'électricité, plutôt que de gaz. Cela entraînera à terme une réduction de la consommation d'énergie primaire de plus de 200 GWh et une réduction des émissions de CO2 de plus de 60.000 tonnes par an. L'Ademe BFC finance 12 millions d'euros sur les 60 millions d'euros au total. « C'est l'un des projets financés les plus importants au niveau national », commente le préfet de la région BFC.