Biopharma : Domain Therapeutics exporte sa recherche pharmaceutique au Japon

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Domain Therapeutics a mis au point une méthode brevetée de criblage des gènes ou des protéines en laboratoire. Elle permet de détecter parmi 100 000 molécules celle qui, après optimisation, fournira le meilleur candidat médicament. © Domain Therapeutics
Domain Therapeutics a mis au point une méthode brevetée de criblage des gènes ou des protéines en laboratoire. Elle permet de détecter parmi 100 000 molécules celle qui, après optimisation, fournira le meilleur candidat médicament. © Domain Therapeutics (Crédits : Domain Therapeutics)
Deux contrats signés au Japon pour la recherche externalisée de nouveaux candidats médicaments ont relancé l'activité de la société biopharmaceutique strasbourgeoise issue en 2008 de la défunte Faust Pharma.

« Nous avons recentré nos activités sur les récepteurs couplés aux protéines G, parce qu'ils représentent 40 % des médicaments actuellement sur le marché », explique Pascal Neuville, directeur général de Domain Therapeutics. La société a levé 2 millions de fonds propres en 2012, doublé ses effectifs (30 salariés) et investi 500 000 euros dans l'équipement de deux nouveaux laboratoires dédiés au criblage et à l'optimisation des cibles thérapeutiques. Les indications majeures sont la maladie de Parkinson, la schizophrénie ou le diabète.
Domain Therapeutics a mis au point une méthode brevetée de criblage des gènes ou des protéines en laboratoire. Elle permet de détecter parmi 100 000 molécules celle qui, après optimisation, fournira le meilleur candidat médicament. Repérée par les labos japonais, la start-up a gagné ma confiance de deux gros clients. « Les trois contrats passés avec Takeda, couronnés par la découverte de trois molécules, et le contrat en cours avec Ono nous ont crédibilisés au Japon », estime Pascal Neuville.
Le contrat avec Ono apportera, à lui seul, 10 millions d'euros de chiffre d'affaires sur trente mois. « L'objectif, c'est la signature chaque année d'un contrat de même envergure. Ces grandes sociétés pharmaceutiques japonaises sont moins restructurantes et volatiles que leurs homologues européennes ».

Forte croissance attendue en 2013

La fermeture, en avril 2012, du laboratoire genevois de l'allemand Merck Serono, avec lequel Domain Therapeutics avait engagé un programme de recherche, s'est traduite par une chute de 25 % du chiffre d'affaires, à 1,8 million d'euros. Après avoir renforcé ses fonds propres (2,5 millions d'euros) en invitant Seventure (groupe Natexis) et le fonds régional Sodiv à entrer au capital, Pascal Neuville envisage un exercice 2013 en forte croissance, à 3,6 millions d'euros de chiffre d'affaires. La marge bénéficiaire retrouvée sera réinvestie dans les nouveaux équipements des laboratoires.
 

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Commentaires
a écrit le 19/06/2013 à 1:11 :
Faust Pharma est mort, longue vie au nouveau Domain Therapeutics grâce aux contrats avec des sociétés du pays du soleil levant. Et il faut continuer de travailler à l'accessibilité de Strasbourg à partir des trois hubs majeurs d'Europe continentale: Paris CDG, Francfort et Amsterdam Schipol.

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