L’ensemble des représentants du monde patronal de la Côte-d’Or réunis au sein de l’UNPACT 21 lance un appel d’urgence pour sauver les commerces de proximité. Ils espèrent une réouverture des commerces dits « non essentiels » par le gouvernement, le 13 novembre prochain. En attendant, des solutions sont mises en place pour qu’ils continuent à travailler.« Les commerces de proximité souffrent depuis plus d'un an. Après les Gilets jaunes, les grèves, les manifestations des retraites, le premier confinement et maintenant un deuxième, nous allons vers des situations catastrophiques sur le plan économique, social et moral pour les chefs d'entreprise », alerte Xavier Mirepoix, président de la CCI de Côte-d'Or. Les représentants des entrepreneurs redoutent que ce deuxième confinement, dont la durée finale reste incertaine, assène le coup de grâce aux établissements déjà fragilisés, et ce, malgré un assouplissement par rapport au confinement du printemps. « Ces mesures viennent à l'encontre d'une politique de revitalisation des centres villes », souligne Christophe Desmedt, président de l'Union des entreprises de proximité (U2P).
Alors que les commerçants ont mis en place toutes les précautions pour respecter les gestes barrières, ils se retrouvent de nouveau avec l'interdiction de travailler. Cette fermeture est vécue comme incompréhensible, injuste et lourde de conséquence. D'autant qu'aucun cluster issu de l'entreprise de proximité - ou autre - n'est aujourd'hui connu. Les seuls déclarés proviennent des cercles privés (mariage, anniversaire, enterrement...). « Nous sommes en train de perdre les trois moteurs nécessaires à la vie des entreprises : confiance, activité et visibilité. Il est urgent d'établir une stratégie alliant les impératifs sanitaires et économique et de s'y tenir durablement. Sans cela nous aurons une troisième, puis un quatrième vague, et nous assisterons à l'agonie de pans entiers de notre économie », s'insurge Christophe Desmedt.
Quelles solutions pour continuer à commercialiser ?
« Le quatrième trimestre est le plus important pour beaucoup de commerçants. C'est lors de cette période que nous rentrons de la trésorerie pour l'année à suivre », s'inquiète un commerçant du centre-ville de Dijon. Afin de ne pas manquer cette période clé de l'année, les commerces de proximité n'auront guère d'autre choix que d'aller sur la toile, pour ceux qui n'y sont pas encore. Selon une étude récente réalisée par la CCI 21, moins de 4% des TPE du département ont un site de vente en ligne et seules 44% ont une visibilité sur Internet. « L'entreprise de commerce déconnectée souffre plus que les autres et elle s'en sortira moins bien. La transformation numérique prend tout son sens en cette période », note Michel Caradot, directeur marketing et communication des CCI 71 et 21.