Entreprise emblématique de Côte-d'Or, la Société d'Emboutissage de Bourgogne, mondialement connue sous le nom de SEB, n'en est pas à son premier coup d'essai en termes d'innovation. Après la domotique dans les années 1980, et même une console de jeu dans les années 1970, Seb se lance dans la mobilité durable avec un vélo intelligent. « Nous avons saisi cette opportunité en partenariat avec l'entreprise Angell qui développe le soft. Dans ce projet, Seb a démontré son savoir-faire industriel avec une réelle expertise dans l'assemblage des produits technologiques et techniques complexes et dans sa capacité à produire en grande série de manière efficace et fiable », souligne Sandrine Vannet, directrice générale de SAS SEB.
Présenté en novembre 2019, ce vélo électrique était déjà disponible en précommande dès le début de l'année. La période du confinement correspondait au réaménagement du site de production d'Is-sur-Tille, au nord de Dijon. « Nous avons réussi à faire travailler les prestataires. Certes, de manière plus espacée afin de respecter les mesures sanitaires, mais nous avons pu respecter les délais. La partie industrialisation a continué d'avancer en télétravail pour être opérationnel au moment de la reprise », confie Sandrine Vannet. L'usine a été l'une des premières à rouvrir le 6 avril dernier, avec seulement 20% des effectifs. La fabrication de ce Smart Bikes a démarré en septembre. « C'est une activité complémentaire sur laquelle nous montons en cadence progressivement. Notre priorité est la polyvalence des salariés sur les différentes lignes de production. Certains techniciens sont passés de l'Actifry au vélo », constate-t-elle. Côté chiffre d'affaires, la directrice générale qui gère les deux usines bourguignonnes espère récupérer sur la fin de l'année le chiffre d'affaires perdu au premier semestre : « Tout dépend des sites mais nous devrions rééquilibrer nos comptes pour sauver l'année ».